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BIPEDIA 19.3
NOTE PRELIMINAIRE SUR DES FIGURATIONS D’HOMMES SAUVAGES
( SCHLOSSBERG À HOMBURG/ALL. )

Première publication : janvier 2001, mise en ligne : samedi 5 juillet 2003, François de Sarre


Introduction :

 Alors que je me trouvais l’été 1999 à Homburg, une charmante bourgade sise entre Saarbrücken et Kaiserslautern, non loin de la frontière française, j’en profitai pour visiter un réseau de caves creusées dans le grès rose local, au flanc de la colline baptisée Schlossberg, surplombant Homburg. Cet endroit était ainsi nommé ( Schloss = "château" ) parce qu’un château-fort y fut érigé au Moyen-Age ( des documents attestent sa présence dès 1172 ), puis transformé en château de la Renaissance sous le comte Johann IV de Nassau- Saarbrücken ( 1511-1574 ). La place fut fortifiée par Vauban entre 1680 et 1692. Actuellement, on découvre surtout les vestiges de ces fortifications, les murs du château ayant été rasés au cours du XVIII° siècle.

 Sur le chemin menant aux ruines, en surplomb de Homburg, se situe l’ouverture qui permet d’accéder au réseau de souterrains et de caves. La dernière occupation des lieux par l’homme remonte au dernier conflit mondial. Une partie de la population locale y avait trouvé refuge pendant les bombardements alliés. On y avait aussi caché ou entreposé des vivres et des matériels de première nécessité.

 La municipalité de Homburg a rendu possible la visite du site. On se retrouve, en fait, dans une véritable ville souterraine, comportant plusieurs étages, des escaliers creusés dans la roche et de longs corridors. Certaines cavités sont encore aménagées dans l’état où elles furent habitées. En plus du manque de lumière naturelle, le froid qui y règnait toute l’année ( 10°C ) ne devait pas rendre le séjour forcément agréable à ceux qui s’y trouvaient contraints !

 En me dirigeant vers la sortie, je vis quelques vitrines dans une salle. Les objets entreposés provenaient du réseau de souterrains, ou avaient été retrouvés dans les ruines du château de la Renaissance.

2 types d’hommes sauvages :

 Mon attention fut vite attirée, dans l’une des vitrines, par des tessons de faïence brun clair ou brun foncé, représentant des visages humains grimaçants. Ces morceaux de faïence ébréchés ne dépassaient pas 10 cm de long. Les visages devaient donc mesurer autour de 5-6 cm. L’un d’eux attirait singulièrement mon attention ( photo ci-dessous ).

 Ce qui frappait en premier lieu, c’étaient les narines ouvertes vers l’avant, le nez retroussé, les grands yeux ronds, l’abondante chevelure qui entourait le visage ! Evidemment, cela me rappela tout de suite le fameux dessin de l’homme pongoïde dans le livre de Bernard Heuvelmans et Boris Porchnev, "L’homme de Néanderthal est toujours vivant" ( Plon, 1974 ), planche 47.

 La photographie en noir et blanc ci-dessus ne rend qu’imparfaitement compte de cet aspect visuel. Il serait judicieux, lors d’une prochaine visite, de réaliser un croquis au crayon de ce visage de "satyre". Je tiens à la disposition des chercheurs la diapositive en couleurs originale. Il m’est possible de la numériser et de la diffuser via l’internet, avec l’accord, bien sûr de la Stadtverwaltung Homburg ( municipalité de Homburg ).

 Les autres figurations ( cf. la photo ci-dessous ) étaient nettement moins "bestiales". Elles représentaient des hommes sauvages et velus, certes, mais leur faciès était le même que le notre, c’étaient des Homo sapiens, comme nous, des hommes-des-bois ensauvagés, en quelque sorte !

 En repassant devant l’entrée du souterrain, je demandais à la personne de l’accueil si elle avait des cartes postales représentant les "satyres", parmi toutes celles qui étaient proposées à la vente. Ce n’était pas le cas, mais il me fut conseillé de présenter ma requête directement auprès de la municipalité de Homburg.

 Ce que je fis, par courrier, dès mon retour à Nice. Je pris ainsi contact avec le Dr. Klaus Kell ( Stadtverwaltung Homburg, Abteilung für Stadtgeschichte und Denkmalpflege ), responsable du patrimoine historique de la ville.

 Très aimablement, le Dr. Kell me renseigna sur l’origine des figurations d’hommes sauvages, puis me fit parvenir les diapositives, desquelles sont tirées les reproductions ci-jointes.

 Ainsi, les divers éléments proviendraient de la décoration de poêles en faience, qui faisaient partie du mobilier du château de la Renaissance. Les figurations en terre cuite dateraient ainsi de la seconde moitié du XVI° siècle ( 1560-1580 ). Elles étaient répertoriées sous le nom de « masques de satyres » ou de « silènes ».

Hypothèses :

 De telles représentations d’hommes sauvages ne sont, bien entendu, pas uniques. On en rencontre notamment sur les frontons et portails de cathédrales ( St Tugdual de Tréguier, Semur-en-Auxois : cf. le livre de Jean Roche, « Sauvages et Velus », Exergue 2000, et celui à paraître de Christlan Le Noël, « La Race Oubliée », éditions Cheminements ).

 Ce qui me surprit le plus, à Homburg, ce fut de retrouver côte à côte ce qui paraissait être la représentation de deux types humains différents !

 Car ces visages faisaient bien partie de la même frise. Etait-ce une indication que les êtres représentés avaient jadis coexisté ?

 Nous parlions plus haut d’homme pongoïde. Cette désignation a été forgée par Bernard Heuvelmans, suite à l’examen d’un spécimen congelé d’origine incertaine, exposé en 1968 aux USA lors d’une foire Itinérante [ cf. « L’homme de Néanderthal est toujours vivant », Pion, 1974 ]. Dans l’esprit du zoologiste franco-belge, pongoïde ne voulait pas dire que l’être était intermédiaire entre le singe et l’homme, mais qu’il s’agissait d’un homme ( Homo ) à l’aspect de singe anthropomorphe ( Pongo ). Seul le visage, et la stature ( cou enfoncé dans les épaules ), pouvaient paraître simien. Pongo est le nom générique de l’orang-outan, mais aussi le nom de famille ( Pongidae ) de tous les grands singes d’Afrique ou d’Asie. Le nom spécifique d’Homo pongoïdes semble ainsi tout à fait adéquat.

 Il est bien sûr tentant de faire un rapprochement entre ces hommes pongoïdes et les formes d’hommes fossiles que nous connaissons. Ce n’est pas l’objet du présent débat, mais au moins deux concurrents entrent en lice : Homo erectus, dit aussi Pithécanthrope, présent sous des formes varlées en Europe, peut-être jusqu’aux temps historiques, et Homo neanderthalensis, dont la survivance actuelle ne constituerait pas une très grande surprise.

 Dans le cadre des figurations de Homburg, nous le disions, ii était étonnant de découvrir aussi l’homme sauvage sous sa forme dite moderne ( Homo sapiens ), au front haut, au nez long et droit, mais d’aspect tout autant hirsute et grimaçant.

 II pouvait s’agit d’individus isolés, ermites ou malades ( frappés d’ostracisme ). Mais également de la représentation d’une peuplade...

 

 L’hypothèse de l’auteur de la présente note, est que jusque tard dans le Moyen-Age vivaient en Europe, en marge des sociétés organisées que nous connaissons, diverses populations d’hommes sauvages...

 Certaines d’entre elles étaient constituées de pongoïdes, les autres étaient des tribus d’hommes de type sapiens, vivant comme au Paléolithique, de chasse et de cueillette. Ils pouvaient être plus « velus » que les sapiens organisés en sociétés médiévales, mais pas forcément plus que certaines personnes ( mâles ) contemporaines, que l’on peut rencontrer par exemple sur le pourtour méditerranéen !

 Une telle situation, mêlant en Europe ( outre les pongoïdes ) des sapiens civilisés à des sapiens vivant comme à l’âge de pierre, peut paraître incongrue. Mais encore à l’époque actuelle, dans l’Irian laya indonésien comme en forêt amazonienne, des tribus continuent à vivre repliées sur elles-mêmes, sans entretenir de liens avec notre civilisation.

REMERCIEMENTS - DANKSAGUNG :

 An dieser Stelle sei Herrn Dr. Klaus Kell für wertvolle Hinweise und für die Bereitstellung des Fotomaterials aus den Homburger Schlossberghöhlen, recht herzlich bedankt.

Pour se renseigner sur le Schlossberg :  Städtisches Kultur- und Verkehrsamt Rathaus , am Forum
D-66424 Homburg/Saar

[Copyrights pour les photos : même adresse]

 

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AUTEUR :
-François de Sarre
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