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BIPEDIA 20.3
LES EMPREINTES DANS LA FORET
PAR SCOTT WHITE

Première publication : janvier 2002, mise en ligne : dimanche 6 juillet 2003


 C’était au début du printemps dans l’Orégon, et j’en avais assez de mon travail, j’en avais assez de l’hiver. Je ne voulais qu’une chose, c’était partir en exploration.

 Le directeur était d’accord avec ma demande de prendre deux semaines de vacances, mais pas tout de suite. Je devais attendre encore trois semaines avant de partir.

 Quelques jours avant le grand départ, j’avais tout préparé pour passer deux semaines seul dans la forêt. Quelqu’un allait m’emmener loin vers l’intérieur, en 4x4, juste après le travail. Mon ami Richard travaillait en effet avec moi, aux mêmes horaires, et en plus il avait un 4x4 qu’il n’avait pas peur d’abîmer en traversant les chemins envahis par les arbustes.

 Le grand jour était là. Nous partîmes vers 22 h de notre travail, mes affaires étaient déjà prêtes, dans la voiture, mais il y avait un problème : une forte tempête, avec beaucoup de pluie et de vent. Mais je dis à Richard que je n’avais que deux semaines de congés et que je n’avais aucunement l’intention d’attendre la fin de la tempête avant de pouvoir partir.

 Donc il fallait y aller. Nous arrivâmes à destination vers 2 h du matin. La tempête avait empiré, et Richard était un peu inquiet car je ne voulais pas donner de point de rendez- vous, étant donné que je ne savais pas du tout où je sortirai ( j’avais prévu de faire de l’auto-stop en sortant de la forêt après deux semaines ). Donc je le remerciai, je lui dis "au revoir", et il s’en alla.

 Cela faisait à peine cinq minutes que je marchais quand l’ampoule de ma lampe de poche grilla, et je ne pus plus continuer dans le noir. Je restais là sous mon poncho toute la nuit sous la tempête, en faisant tout ce que je pouvais pour rester au sec.

 A la première lueur du jour, je partis à la recherche d’un abri pour me protéger de la pluie et du vent. Je trouvai un endroit, et je mis mon plastique et mon hamac en place, puis peu après, je tombai endormi. Je dormis longtemps puisque je n’avais pas fermé l’oeil de la nuit. Je me réveillai plus tard en voyant le plastique claquer dans le vent. J’eus peur. J’avais oublié où j’étais, l’espace d’une minute. Après avoir recouvré mes esprits, j’analysai la situation. Je ne pouvais rien faire pour l’instant puisque c’était dangereux de rester mouillé dans le froid. Donc je lus un livre et je consignai dans mon journal de bord tout ce qui s’était passé jusque là. Le lendemain après-midi, la tempête se calma, et je m’enfonçai plus en avant dans la forêt afin de trouver un emplacement encore meilleur pour camper. Avant le coucher du soleil, je trouvai un endroit parfait, avec bonne vision des alentours, et j’installai mon campement. Je passai là deux jours en observant les animaux, comme des cerfs, des porcs-épics, des oiseaux et beaucoup d’autres.

 J’avais changé plusieurs fois de place, mais je ne découvrais rien de très intéressant. Donc, au bout de quelque temps, je décidai de retourner chez moi à la maison et de faire la fête avec des amis. C’était un après-midi, et je manipulais le pistolet que j’avais apporté ( c’était un 44 Magnum, le deuxième pistolet au monde ; seulement le deuxième, le pistolet russe est légèrement plus fort que le mien ). Peu après, je me suis dit que si je partais maintenant, je pouvais arriver près de l’autoroute pour y établir mon campement avant la nuit. Donc je ramassai mes affaires et je partis dans la direction du nord. Peu avant le coucher du soleil, je tombai sur la première habitation, où il y avait un homme en train de cultiver son jardin. Je lui criai : "Excusez-moi, Monsieur, mais combien y a-t-il encore de miles pour arriver à l’autoroute ?". Il me répondit qu’il n’y avait que 3 miles, mais que si je voulais attendre une petite heure, il pourrait m’y conduire, étant donné qu’il partait faire des courses. J’acceptais avec plaisir. Je fis connaissance de sa famille, et nous discutâmes beaucoup de choses diverses au sujet des animaux de la région. Lui aussi était passionné par la nature. En parlant de BIGFOOT "qui sont les très rares hommes encore sauvages de chez nous", il me disait qu’il y a une partie reculée de la forêt où il avait souvent l’impression que quelqu’un l’épiait, ce qui lui hérissait les poils de la nuque. Depuis, il n’y retournait plus. Je lui dis que je voulais y aller, s’il me montrait l’endroit sur la carte, mais il me proposa encore mieux : m’y conduire avec son 4x4, le soir même. La famille m’invitait à dîner avant le départ. Nous allâmes faire les courses, et je me réapprovisionnai pour une nouvelle semaine dans la forêt. Après le dîner, nous parlâmes et bûmes beaucoup jusqu’à minuit, à peu près, puis nous partîmes en 4x4.

 Le trajet dura une bonne heure et demie avant qu’on n’arrive à l’endroit où il voulait me laisser. Il me dit qu’il y avait une petite rivière, bien visible, juste au sud. Donc nous bûmes une autre bière et nous nous dîmes adieu.

 J’installai ma tente et je dormis bien toute la nuit, étant donné que nous avions beaucoup bu. Le lendemain, je me réveillai avec le mal de tête. Je ne vis pas de rivière au sud. Je pensais avoir perdu l’orientation, mais je n’étais pas du tout inquiet puisque j’avais assez de provisions pour la semaine. De plus, je n’étais pas pressé. Je mangeai mon petit déjeuner et je regardai ma carte pour essayer de savoir où je me trouvais. Mais cela me confirmait dans ma crainte de m’être perdu.

 C’était encore tôt dans la matinée quand je repartis vers le nord, en suivant les traces du 4x4, avec un sac à dos bien lourd de provisions, et après une petite demi-heure, je sentis comme le gars avait dit, comme si il y avait quelqu’un à proximité !

 J’avais la chair de poule. Tout de suite après, je vis quelque chose qui devait changer le cours de ma vie : il y avait là des empreintes, comme celles d’hommes mais plus grandes que tout ce que j’avais vu, et il y en avait beaucoup. En y regardant de plus près, je vis qu’il y en avait de trois tailles différentes : les plus grandes mesuraient à peu près 40 cm de longueur, les deuxièmes étaient légèrement plus petites, et les troisièmes avaient un peu moins de 20 cm.

 Je n’en revenais pas. Je n’en croyais pas mes yeux. Mais les traces étaient là, bien distinctes. Je retrouvais un sujet de mes rêves : de vraies empreintes de "Bigfoot".

 Donc je regardai de très près, étant donné qu’on peut découvrir beaucoup d’informations sur des empreintes, et j’avais suffisamment d’expérience dans ce domaine-là. Je trouvais que toutes les trois montraient la direction du nord, mais aussi la direction opposée, celle du sud, par deux fois. Le dernier passage remontait à moins d’une heure, car il y avait des herbes qui étaient encore en train de se redresser, au creux des empreintes.

 Je ne savais pas quoi faire : si je suivais les empreintes dans la direction où ils étaient passés pour la dernière fois, j’allais leur faire peur, et puis j’avais un peu peur moi-même. Si je partais, je ratais une occasion incroyable. Finalement, je décidai de suivre les empreintes dans le sens opposé à leur marche, puis de trouver une bonne cachette d’où je pourrais peut-être les voir passer, une troisième nuit. Donc, je suivis les traces sur près de 3 km quand je découvris l’endroit parfait, et je me mis à construire un petit abri, à une vingtaine de mètres de leur cheminement, afin de m’y cacher.

 Je passai le reste de la journée à fabriquer cet abri que je nommai "the hobbit", me préparant pour leur possible retour. En le construisant, je me coupai le doigt jusqu’à l’os avec ma scie, et comme une blessure comme ça peut s’infecter sérieusement dans la forêt, je stoppai mon projet pendant un moment et je pris ma pharmacie pour m’occuper de mon doigt. Après l’avoir soigné, je me remis à l’ouvrage. Je m’arrêtai bien avant le coucher du soleil pour regarder en silence autour de moi, pendant plus de quatre heures. Quand le soleil fut couché, la forêt devint noire au point que je ne puisse plus rien distinguer. On n’entendait que les bruits des oiseaux nocturnes, de petits mammifères comme des souris, et quelques biches de temps en temps.

 Le temps passait, et je pensais que c’était sans espoir, qu’ils ne viendraient pas, quand dans le lointain, en direction du chemin, j’entendis quelque chose qui marchait dans la forêt, et quand le bruit s’approcha, il devint de plus en plus évident que c’étaient trois individus qui progressaient debout.

 En fait, je n’étais pas aussi heureux que je croyais : j’avais peur ! Quand ils furent proches, j’eus de plus en plus peur. J’avais la chair de poule et une main sur mon pistolet.

 Quand ils furent tout prêts et s’arrêtèrent à 25 m exactement de l’endroit où je me trouvais, j’étais paralysé par la peur. Je ne bougeais pas. Je ne respirais pas. Et les trois restèrent là pendant un très long moment. Peut-être seulement 5 minutes, mais alors c’étaient les 5 minutes les plus longues de ma vie.

 Après ce long moment, deux partirent vers le nord sur leur chemin, et l’un resta sur place, toute la nuit. Moi, je ne dormis pas, cette nuit-là, mais après une heure ou deux, je fus moins paralysé par la peur. Je restais assis, tenant toujours mon pistolet dans la main, écoutant ma respiration et tous les petits bruits de la nuit. On entendait des sons articulés, mais plus graves que ceux qu’on pouvait faire : il se raclait la gorge de temps en temps, mais il ne bougeait pas de l’endroit où il se trouvait. A la fin de cette longue nuit, je n’avais plus peur, mais je n’étais pas prêt à lâcher mon pistolet. Je voulais le voir. Je pensais que la lumière du matin n’allait jamais arriver. Puis les deux autres arrivèrent et tous les trois repartirent en direction du sud. Une petite heure se passa avant le début de la lumière matinale, et quand le sous-bois fut bien éclairé, j’allai voir à l’endroit où il avait été toute la nuit, quand j’avais perçu sa respiration. Il y avait d’énormes empreintes de fesses, et les traces de pas des autres montraient bien ce qui s’était passé quand je les avais entendus. Et juste devant les empreintes de fesses, il y avait beaucoup de feuilles et de petites branches, toutes cassées en menus morceaux, comme s’il n’avait rien eu d’autre à faire.

 J’étais émerveillé par cette expérience après coup, mais j’étais épuisé d’avoir passé toute une nuit avec tant d’émotions. Donc je tombai endormi pour à peu près le restant de la journée. Durant la nuit suivante, il ne se passa rien. Je dormai, mais pas profondément. Je peux dire que j’ai dormi avec un oeil ouvert.

 Le matin, je suivis leurs empreintes dans l’autre direction, pendant presque toute la matinée et le début de l’après-midi, jusqu’au moment où je trouvai un abri qu’ils avaient fait. Ce n’était qu’une petite clairière de 4 m de diamètre, dans les buissons, avec des branches mises de façon stratégique tout autour. Il y avait aussi un petit amas de terre avec un peu de gravier par dessus. Je creusai ce petit amas pour voir s’il y avait quelque chose à l’intérieur, mais il n’y avait rien.

 Il me restait quelques jours de vacances, mais j’avais tellement envie d’aller raconter aux amis tout ce qui s’était passé que je me décidai à faire demi-tour. Je suivis la première piste du 4x4 jusqu’à un chemin en gravillons, puis jusqu’aux premières habitations qui étaient des fermes. J’arrivai après le coucher du soleil sur une route principale où je fis du stop pour rentre chez moi, à un peu plus de cent kilomètres.

 Après cette expérience, je considérai avec beaucoup plus de sérieux la recherche à propos du "Bigfoot". Je rejoignis les rangs d’un association d’autres personnes également passionnées par le sujet. J’enquêtai sur des témoignages et je fis des recherches au fond des forêts les plus perdues, chaque fois que cela m’était possible, pendant 8 ans.

 Trois ans après cette expérience, je rencontrai une autre personne qui avait également trouvé un abri de Bigfoot en suivant des empreintes, avec le même amas de terre et les graviers par dessus, et il pensait que c’était une sorte d’oreiller. En me souvenant de la position de celui que j’avais vu, c’était tout à fait possible.

 A peu près 5 ans plus tard, une jeune femme vint me trouver pour me raconter une expérience personnelle. Elle n’avait jamais vu de "Bigfoot", mais quand elle était petite, elle allait souvent rendre visite à ses grands-parents qui habitaient une ferme à la lisière d’une grande forêt. Son grand-père la protégeait avec son fusil chaque fois qu’elle partait de la maison, car les "Bigfoot" volaient des animaux de temps en temps, il l’avait vu. Elle me dit que son grand-père était un homme très sérieux et intelligent. Elle était tout à fait convaincue qu’il disait la vérité. Je lui demandai donc de me montrer sur la carte l’endroit exact où se situait sa ferme, et c’était la première ferme en bas de l’endroit où j’avais trouvé les empreintes. Je lui dis que moi aussi je croyais son grand-père, et en fait, je pense connaître personnellement ses voleurs. Je lui racontai alors tout ce qui s’était passé dans cette forêt, au printemps de 1989.

 

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