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BIPEDIA 20.2
HOMMES SAUVAGES ET MYTHOLOGIES
PAR PASCAL CAZOTTES

Première publication : janvier 2002, mise en ligne : dimanche 6 juillet 2003


 Les hommes sauvages, quel sujet passionnant et en même temps si dérisoire. Car à vrai dire, qui se soucie à l’heure actuelle de leur existence ? La plupart de nos contemporains ignorent même jusqu’à la fabuleuse idée formulée par ces deux mots "homme" et "sauvage", tant ils sont accaparés par un quotidien qui ne laisse que peu de place à la pensée et au rêve. Quant aux autres, ceux qui émergent d’un sommeil somnambulique et qui voudraient lever le doigt pour poser une question, ils sont bien vite replacés dans le moule de la pensée unique par une science "officielle" qui a pour habitude de renier ce qu’elle ne peut expliquer. Enfin, il y a le facteur "peur", celui-là même qui fait détourner le regard, car Dieu sait quelle stupéfiante vérité l’on pourrait découvrir.
 Toujours est-il que les derniers hommes sauvages auront très bientôt disparu de la surface de la planète, sans même que l’on se soit intéressé à leur nature et encore moins à leur sort.
 Et pourtant, il fut un temps où ils faisaient partie intégrante de notre vie. Un temps où, loin de les mépriser, nos ancêtres les prenaient en considération, allant même jusqu’à leur offrir, parfois, la place d’un semi-Dieu. Des récits de cette époque lointaine sont parvenu jusqu’à nous. Ce sont ces mythologies du monde entier qui étonnent encore de par leurs nombreuses similitudes et leurs précisions touchant à l’Histoire.
 Voyons un peu ce qu’elles peuvent nous apprendre sur ces "hommes sauvages", sur ces "velus" dont le souvenir est resté à jamais marqué dans la mémoire collective de très nombreux peuples.

 La mythologie grecque, tout d’abord, nous parle des Satyres. Sortes de génies hantant les bois et les montagnes, leur physionomie étant toute particulière. Tenant à la fois de l’homme, du singe et du bouc, ils avaient, entre autres caractéristiques physiques, un corps velu, un nez camus, c’est-à-dire court et plat, et un front déprimé. Voilà des éléments qui nous rappellent très certainement nos hommes sauvages, dont certains d’entre eux peuvent fort bien être des Néanderthaliens reliques ( le front déprimé ne fait-il pas allusion au front fuyant et au bourrelet sus-orbitaire très épais des hommes de Néanderthal, de même que le nez camus rappelle très fortement une des caractéristiques de ces hommes ? ). Il y a cependant un point d’achoppement, les pieds de bouc dont les satyres étaient réputés être dotés. Mais, là, devons-nous peut-être interpréter une image plus qu’une caractéristique physique, laquelle image aurait pour but de nous indiquer la formidable aptitude de ces créatures à se déplacer dans un milieu montagneux, à la façon de chèvres sauvages ?
 Selon Hérodote, il existait une "nation toute entière" de satyres, mais également d’égipans ( petits hommes velus ). Hésiode, quant à lui, parlait d’une race fainéante et lâche, se complaisant dans la lascivité et le sexe ( première allusion au membre viril particulièrement bien développé chez nos hommes sauvages ? ). Mais c’est sans doute Pline qui nous donne l’image la plus concrète des satyres - hommes sauvages, lorsqu’il rapporte l’existence d’une espèce particulière de singes.
 Une autre tradition, dont on ne connaît pas exactement l’origine, veut que les satyres furent originairement des hommes ( fils d’Hermès et d’Iphthimé ), mais qu’ils subirent une métamorphose simiesque de par la volonté d’Héra qui voulait ainsi les punir de leur négligence à surveiller Dionysos.
 Enfin, l’Ancien Testament lui-même n’est pas en reste, puisqu’il y est fait mention de nos satyres sous le nom de "Serim" qui signifie "démons velus".

 A rapprocher des satyres, le dieu PAN. Divinité grecque des bois et des pâturages, PAN est avant tout le protecteur des troupeaux et des bergers. Et cette vocation pastorale, nous la retrouvons dans l’étymologie même du nom PAN qui, bien qu’appartenant au panthéon grec, tire vraisemblablement son origine du verbe latin pascere ( en français : paître ). Et voilà qui nous ramène encore une fois à nos hommes sauvages, lesquels étaient parfois employés à la garde et protection des troupeaux à une époque où les prédateurs étaient fort nombreux ( souvenons-nous des "crétins - velus" de Voreppe qui, avant d’être massacrés, étaient utilisés jusqu’au 19ème siècle à la garde des troupeaux la nuit ).
 D’un aspect plus que repoussant, PAN qui parcourait montagnes ( d’Arcadie ) et forêts, s’amusait à effrayer les voyageurs rencontrés sur son chemin. C’est d’ailleurs de ces terribles peurs engendrées qu’a été tirée l’expression "terreurs paniques".
 Enfin, nous noterons que PAN était une divinité phallique ( rappelant ainsi le sexe dit "rectus" de certains hommes sauvages ).

 Autre dieu ithyphallique [ ithyphalle : phallus en érection ] de la mythologie grecque : PRIAPE. Fils d’Aphrodite et de Zeus ( Dionysos, dans une autre tradition ), il naquit laid et difforme suite à un sort jeté par la puissante Héra. Aphrodite, dès lors victime de la jalousie d’Héra, abandonna très vite cet enfant qui lui faisait horreur. Et c’est ainsi que PRIAPE fut recueilli et élevé par des bergers ( comme ce fut sans doute le cas de quelques "crétins des Alpes" ). Par la suite, il devint le gardien des vergers, effrayant de son attribut viril ( bien qu’impuissant, PRIAPE était doté d’un immense sexe ) voleurs et voleuses. Principalement vénéré à Lampsaque ( Asie Mineure ), l’image phallique du "Pan de Mysie", souvent symbolisée par une simple pierre dressée, était placée dans chaque jardin et chaque verger.
 Avec PRIAPE, nous pouvons noter quelques similitudes frappantes avec les crétins des Alpes, hommes sauvages ( sans doute des Néanderthaliens reliques ) autrefois asservis et employés par les bergers à la garde des troupeaux, et dont les mâles, au sexe imposant et rectus étaient pour la plupart castrés.

 Il n’y a que peu de chemin à parcourir pour se rendre de la Grèce en Italie, et c’est sans doute pourquoi nous retrouvons de nombreux points communs dans les mythologies de ces deux pays, le deuxième ayant, en quelque sorte, copié sur le premier, avec, tout de même, quelques adaptations.
 Aussi, nul ne sera étonné d’apprendre que les Romains avaient également leurs "satyres" connus sous le nom de Faunes. Dotés tout comme eux d’un corps velu et de pieds de bouc ou de chèvre, les faunes se distinguaient toutefois des satyres par des traits moins hideux et moins de brutalité. Cependant, et à l’instar de leurs cousins grecs, ils se plaisaient à effrayer les gens et n’hésitaient pas non plus à s’attaquer à la vertu des jeunes filles.
 Compagnons de FAUNUS, le dieu protecteur des troupeaux et des bergers ( voilà qui nous rappelle quelque chose ) et l’équivalent du PAN grec, ils gardaient l’entrée des jardins sous la forme de termes ithyphalliques.
 A noter que la population des faunes dut connaître très tôt une baisse dramatique de ses effectifs, vu l’étonnement et l’émoi que provoqua l’arrivée d’un des leurs près d’Appolonia ( ancienne ville d’Illyrie, l’Albanie actuelle ). C’est Plutarque qui nous relate cet événement survenu au temps de Sylla ( 138-78 avant notre ère ) et nous donne un descriptif particulièrement intéressant de la créature en question : "Ce faune ne proférait aucun son articulé : sa voix n’était qu’un hurlement rude et sauvage qui tenait du hennissement du cheval et du cri du bouc. Il témoignait peu de dispositions pour la société des hommes et beaucoup pour celle des femmes". Voilà un témoignage des plus précieux qui concorde parfaitement bien avec les récits passés et récents sur les hommes sauvages, lesquels, on le sait, sont dépourvus de langage articulé, mais sont capables d’imiter le cri de divers animaux.

 Enfin, nous terminerons notre trop court périple au sein des mythes et traditions par les croyances arabes sur les Djinns, encore appelés Se’ir ( les Velus ).
 Présentés comme les premiers habitants de la Terre, les djinns, créés par Dieu à partir d’une flamme sans fumée ( voudrait-on nous indiquer par ces mots imagés que les djinns sont dépourvus d’âme ? ), ont été refoulés jusqu’aux confins de la Terre pour s’être écartés des voies divines. Leur domaine est constitué par les déserts, les ruines et les cimetières ( cherchent-ils à vivre cachés de la vue des hommes ? ).
 Généralement invisibles, ils peuvent néanmoins prendre une apparence humaine ou animale. Jamais on ne les entend parler, mais parfois leurs sifflements résonnent dans les profondeurs de la nuit.
 Souvent comparés aux hommes, ils peuvent, comme ces derniers, éprouver des sentiments tels que la haine, l’amour ou la jalousie. Ils s’accouplent et se reproduisent également à la façon des hommes. Pouvant s’allier ou se déclarer la guerre, ils vivent généralement au sein de tribus. Voilà des moeurs qui nous rappellent étrangement les Almastys du Caucase, lesquels étaient encore fort nombreux dans cette région jusqu’au début du 19ème siècle, à un point tel, d’ailleurs, qu’ils avaient créé une véritable communauté dans une vallée qui porte aujourd’hui leur nom ( la vallée de l’Almasty ). Ainsi que s’est rappelé un témoin natif du lieu : "Ici, c’était notre village et là-bas le leur !".
 Autre similarité entre djinns et almastys : la faculté qu’ils ont de pouvoir s’unir sexuellement avec les humains. Souvenons-nous de ZANA, cette almasty femelle qui, capturée par des fermiers caucasiens à la fin du 19ème siècle, avait été maintenue en captivité dans le hameau de Tkhina pendant plusieurs années et régulièrement engrossée par les hommes du village ( ZANA aurait donné naissance à plusieurs enfants dont 4 d’entre eux auraient survécu ).
 Dernier point commun : les djinns, comme les almastys, sont de moeurs nocturnes, les djinns étant censés errer la nuit à la faveur de l’obscurité, ainsi que nous le rappellent ces vers de Victor Hugo :

Les djinns funèbres
Fils du trépas
Dans les ténèbres
Pressent leur pas.

 Que dire au vu de tant de similitudes, de tant d’évidences ? Peut-on encore penser un seul instant que les mythologies ne sont que fariboles et les hommes sauvages les fruits d’une imagination trop fertile ? Assurément non. Les unes venant d’accréditer les autres et vice-versa, il nous faut dorénavant regarder les mythologies et les hommes sauvages non pas avec le mépris coutumier des matérialistes et autres scientifiques, mais avec toute l’humilité du chercheur respectueux de tout ce qu’il découvre. Ce n’est qu’en adoptant une telle attitude que l’on aura enfin une chance de poser le doigt sur une vérité tant attendue.

BIBLIOGRAPHIE :

"LE LIVRE DES SUPERSTITIONS, Mythes, Croyances et Légendes" d’Eloïse Mozzani, Editions Robert Laffont ( 1995 ).

"LES ANGES" de Philippe Faure, Editions du Cerf ( 1988 ).

"LES GRANDES FIGURES DES MYTHOLOGIES" de Fernand Comte, Editions Bordas ( 1995 ).

"MYTHES et MYTHOLOGIE" de Félix Guirand et Joël Schmidt, Editions Larousse-Bordas ( 1996 ).

 

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