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BIPEDIA 22.4
Quelques réflexions sur l’origine d’Homo sapiens et les hominidés reliques
PAR FABRICE WEHRUNG

jeudi 27 novembre 2003


Depuis de nombreuses années je lis, je lis encore, je relis puis rerelis et toujours rien ou de peu probable sur l’évolution de notre chère espèce humaine... Qui sont réellement nos ancêtres ? De quelle manière avons nous cohabité avec les autres hominidés à l’aube de cette fameuse humanité, etc... Alors qu’en est-il vraiment ?

  1. Le chaînon manquant :

     J’ai travaillé, j’y travaille encore d’ailleurs, sur la cinétique de fabrication de l’acide acétique par des bactéries spécifiquement adaptées à cette tâche. L’avantage avec les bactéries c’est qu’elles se multiplient à très grande vitesse, offrant ainsi la possibilité d’observer les nombreuses générations successives et orienter ainsi les caractères que l’on souhaite qu’elles acquièrent ou non. Dans le cas qui m’intéresse, j’ai travaillé sur l’alimentation des souches bactériennes, des acétobacters. Leur alimentation, pour les rendre performantes au niveau industriel, est complexe : en faisant varier tel ou tel type de vitamine ou de sel, il est possible de jouer sur la cinétique de fabrication de l’acide acétique, et ceci parce que les populations bactériennes s’adaptent au milieu dans lequel elles vivent donc dans le milieu où elles trouvent leur nourriture. J’ai remarqué qu’une carence en un certain type de nutriment essentiel à une bonne cinétique fermentaire de dégradation de l’alcool en acide acétique, induisait toujours une baisse très forte du rendement de la transformation alcool/acide acétique. J’ai bien dit une carence et non une absence. Ce rendement peut ainsi patiner quelques temps puis revenir presque à une valeur satisfaisante. Mais à chaque fois cela prend du temps, et s’accompagne de mutations génétiques naturelles parfaitement visibles, il conviendra plutôt de dire décelables puisqu’il s’agit de micro-organismes.
     Nous observons donc une population de départ P1, puis une nouvelle nommée P2, puis P3, ainsi de suite...Et là, se trouve une donnée essentielle dont on ne parle jamais en hominologie, c’est que ces différentes populations P1, P2, P3, etc. sont parfaitement identifiables et que leurs existences sont réciproquement indispensables pour passer de l’une à l’autre de ces populations. Je m’explique : Pn vit presque aussi longtemps que Pn-1et que Pn+1, laissant chacun autant de cadavres au fond de mon fermenteur. De plus Pn est très proche de Pn-1 et de Pn+1 sur le plan génétique, proche certes, mais différent...

     Quel rapport avec nos chers ancêtres là-dedans ? Que l’on ait affaire à un être aussi simple génétiquement qu’une bactérie ou aussi complexe qu’un hominidé, on ne peut pas passer d’une génération 1 à une génération 3 sans passer par la génération 2...

     Alors dans le cas de l’homme où sont les générations intermédiaires ? Australopithèque, erectus, habilis et sapiens sont trop différents pour se succéder dans la longue chaîne de l’évolution. On retrouve de nombreux squelettes que l’on attribue très clairement et à juste titre à l’une ou à l’autre de ces différentes catégories d’êtres, mais personne n’a encore jamais trouvé d’intermédiaire, le fameux chaînon manquant, semble celui-la, être difficile à dénicher et pour cause...il n’existe pas ! Tous ces ancêtres supposés n’en sont pas, ce sont tout simplement des embranchements parallèles à sapiens, et peut-être même sont-ils contemporains les uns des autres.

  2. Le cas Néandertal :

     A ce propos, il convient de porter un regard particulier sur Néandertal. Qu’il soit un sapiens ne fait de doute pour personne à présent, un sapiens particulier, certes. Dans l’état des recherches actuelles et d’après tout ce que j’ai pu lire dans votre excellente revue Bipédia, il me semble évident que Néandertal soit interfécond avec nous, et quand je dis nous, tout est dans le terme puisque le type sapiens neanderthalensis s’est fondu pour disparaître dans le type sapiens sapiens. Nous avons tous, plus ou moins sans doute, des gènes de types néandertaliens ; et c’est là que le bât blesse. Pourquoi ? Parce que Néandertal ne présente pas une intelligence fort développée, sa force le caractérise plus que son raisonnement. Admettre que sapiens neanderthalensis et que sapiens sapiens ( la race pure, hé oui, cela n’est pas sans rappeler une période sombre de notre très récente histoire ), sont interféconds, veut dire que telle ou telle population possède plus ou moins de gènes propres à Néandertal ; et par extension induirait un classement racial des populations avec observations et mises à jour spécifiques des gènes néandertaliens... Les fondamentaux des droits de l’homme s’en trouveraient affectés d’une façon irréversible, c’est pourquoi " les autorités " sont très gênées pour venir en aide à ceux qui effectuent des recherches sur ces sujets qui dérangent. Cela va même plus loin, avec la monumentale désinformation orchestrée par Yves Coppens dans son film " l’odyssée de l’espèce " où toute une longue partie du film est consacrée à la non interfécondabilité des deux sous-espèces de sapiens.

  3. Interrogation linguistique :

     A propos du Pays Basque, souvent cité comme ayant abrité des hominidés reliques jusqu’au XVIII siècle ; savez-vous que la langue " basque " n’a aucune racine originaire identifiable... Sans doute dû à son isolement, un langage, qui n’est ni du celte, ni du latin, ni du grec, ni autre chose de connu d’ailleurs, a trouvé naissance et s’est développé dans ces montagnes sauvages. Peut-on y voir là une survivance linguistique néandertalienne ? Nul doute qu’il ne faut pas voir des traces d’Homo neanderthalensis partout, mais il faut avouer que cela est troublant, non ? D’autant plus qu’en feuilletant une simple encyclopédie de vulgarisation à la page " Caucase " et à la page " Pays Basque ", je fus assez surpris de constater qu’il y avait une similitude dans l’origine des langues de ces deux contrées. Je joins à cette réflexion le scan de ces deux bribes de texte encyclopédique. Lorsque l’on sait que ce sont ces deux régions où ont survécu ( Pays Basque ) et où survivent, sans doute, encore ( Caucase ) des hominidés reliques, on ne peut que méditer longuement sur le sujet...

 

(2ème partie)

 

Concernant mes réflexions sur le langage caucaso-basque, elles se sont appuyées sur les définitions tirées de :

  • l’encyclopédie AZ des editions Atlas ( 1978 ).

Par contre, mes réflexions sur l’origine d’ Homo sapiens et les hominidés reliques remontent à quelques années, mais des ouvrages consultés récemment m’ont permis de réunir les morceaux du puzzle :

  • Heuvelmans & Porchnev : "L’Homme de Néanderthal est toujours vivant", Plon 1974.
  • Christian Le Noël. "La race oubliée", Les 3 spirales 2002.
  • Dmitri Bayanov. "Sur les traces de l’homme des neiges russes", Exergue 2001.
  • CERBI ."Bulletin de la Bipédie initiale" . N°1 à N°9.

 

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> Quelques réflexions sur l’origine d’Homo sapiens et les hominidés reliques
1er décembre 2003, par Olivier Décobert   [retour au début des forums]

Bien d’accord pour la première partie, l’ensemble des données accumulées en paléoanthropologie est en faveur d’une cohabitation de ces trois types d’hominiens que la science nomme Homo sapiens, erectus, et neanderthalensis. Elle doit durer depuis au moins des centaines de milliers d’années, et on retrouve régulièrement des sapiens de plus en plus anciens (160000 ans pour les restes africains d’Homo sapiens idaltu - 2003). Parallèlement, on connaît des Néanderthaliens et des erectus récents. Ces trois formes d’hominidés ont sans aucun doute un ancêtre commun, qui aurait bien plus de chances à mon avis de ressembler à sapiens qu’aux deux autres...

Dans cette optique, il n’y a donc pas de « chaînon manquant », mais plutôt une espèce ancestrale inconnue pour l’instant. Pour ce qui est de l’homme de Néanderthal, je ne serais pas aussi affirmatif pour le classer comme sous-espèce de sapiens, mais plutôt comme une espèce différente, ce que semblent confirmer les analyses génétiques les plus récentes. De même, la morphologie du crâne Néanderthalien permet de le différencier du sapiens au premier coup d’œil. Il est vrai que la notion d’espèce est loin d’être toujours très claire. De toute façon, celà relève de notre système de classement des êtres vivants, qui ne maîtrise pas toutes les subtilités de la nature... Qu’il s’agisse d’espèces différentes ou de sous-espèces de sapiens (ce ne sont que des mots !) n’a guère d’importance sur leur possible interfécondité : ces deux hominiens sont suffisamment proches pour pouvoir procréer , de même qu’un lion et un tigre peuvent avoir des petits ensemble. Le classement en espèce ou sous-espèce n’influera que sur la dénomination des rejetons : soit des hybrides, soit des métis, mais encore une fois, ce ne sont que des mots...

En Janvier 2002, la revue « Sciences et Avenir » titrait « Néandertal, l’extraordinaire histoire du 2e homme », en expliquant que sapiens et neandertalensis n’appartiennent pas à la même espèce, avec une divergence survenue il y a 400000 à 500000 ans. Dans cette revue, Jean-Jacques Hublin parle de « paléoracisme » : Je recopie le passage correspondant : « L’idée que Néandertal n’est pas une variété de l’homme moderne mais une espèce à part entière se heurte à toute une école de pensée. Le politiquement correct anthropologique est aujourd’hui en vigueur. Depuis la seconde guerre mondiale, les anthropologues se battent pour démontrer que tous les hommes sont pareils... Néandertal compris. Comme si ils voulaient laver les fautes d’une certaine anthropologie du milieu du XXe siècle, qui avait servi l’idéologie nazie en affirmant l’existence de plusieurs races. C’est la même logique et une sorte de mauvaise conscience postcoloniale qui poussent certains à réfuter l’idée du cannibalisme chez les néandertaliens comme chez nos ancêtres Homo sapiens. Nous sommes en plein dans le mythe du bon sauvage. »

L’hypothèse linguistique est osée ! En effet, Lieberman, par ses recherches de 1971 sur le pharynx des Néanderthaliens, a montré que ceux-ci avaient une moindre aptitude au langage que l’homme moderne. La découverte récente d’un os hyoïde de Néanderthalien à Kebara en Palestine, a conduit à mettre en doute les travaux de Lieberman mais la vascularisation méningée déduite des moulages endocrâniens de Néanderthaliens fossiles ( Dambricourt-Malassé 1990 ; Saban, 1989, 1990 ), comme des travaux plus récents du même Lieberman ( 1989 ), confirment que les Néanderthaliens n’avaient sans doute pas de langage articulé. (Source Bipédia 10 - Michel Raynal). Plus récemment, en Août 2002, la génétique s’en mêle et des chercheurs allemands suggèrent que Néanderthal était incapable de parler, n’étant pas doté du gène FOXP2, qui avait été identifié en 2001 par une équipe britannique comme le gène lié à la capacité de développer un langage. Difficile bien sûr d’être complétement affirmatif sur ce sujet, et je garde cette audacieuse hypothèse linguistique basque dans mes archives !

Olivier Décobert

http://perso.wanadoo.fr/vnh

Bibliographie :

Revue Sciences et Avenir no 659 - Janvier 2002

DAMBRICOURT-MALASSE, Anne 1990 Reconsidération de la morphologie crânio-faciale et glosso-génétique. Bulletin de la Société d’Etudes et de Recherches Préhistoriques des Eyzies, n° 39 : 9-50.

LIEBERMAN, Philip 1989 The origins of some aspects of human language and cognition in Paul MELLARS and Chris STRINGER : The Human Revolution, Edinburgh University Press : 391-414.

SABAN, Roger 1989 Unicité du réseau méningé chez l’Homo sapiens. Bulletin de la Société d Études et de Recherches Préhistoriques des Eyzies, n° 38 : 51-70. SABAN, Roger 1990 Veines méningées et langage articulé dans la lignée humaine. Bulletin de la Société d’Études et de Recherches Préhistoriques des Eyzies, n° 39 : 67-79.

On notera que j’utilise les deux orthographes neanderthal et neandertal, et je rappelle que les deux sont acceptés !

> Quelques réflexions sur l’origine d’Homo sapiens et les hominidés reliques
24 décembre 2003, par WEHRUNG Fabrice   [retour au début des forums]

Voici quelques notes trouvées sur un site de linguistique dédié à la langue basque.

"La langue basque n’appartient pas à la famille linguistique indo-européenne, mais ferait partie selon certains linguistes du groupe déné-caucasien qui comprend six branches géographiquement isolées les unes des autres. Quatre de ces branches sont des isolats linguistiques, c’est-à-dire des langues qui ne sont pas apparentées avec les langues géographiquement voisines et qui semblaient n’appartenir à aucune famille de langues connues. Ce sont le basque, les langues caucasiennes, le bourouchaski (Pakistan) et le ket (Sibérie, mais provenant du Caucase). Ces quatre familles linguistiques sont parlées par des populations longtemps isolées dans des régions montagneuses, comme si elles y avaient trouvé refuge lors d’invasions. Les deux dernières branches du groupe déné-caucasien sont la famille na-déné (regroupant des langues d’Amérique comme l’apache, le navajo et le tlingit) et la famille sino-tibétaine qui a connu un développement considérable en relation avec celui de l’agriculture.

Un autre élément suggère que les Basques auraient conservé les caractères d’une population européenne primitive : le pourcentage d’individus du groupe sanguin Rhésus négatif est bien plus élevé dans la population basque que dans la plupart des autres populations du monde."

> Quelques réflexions sur l’origine d’Homo sapiens et les hominidés reliques
24 mai 2007, par ea.b   [retour au début des forums]
Il faudrait chercher également du coté des Imazighen en général (les Berbères) dont la langue et le mode de vie montagnard ressemble à celui des Basques... Il y a de plus chez les Berbères des trais morphologiques qui leurs sont propres (yeux bridés, blondeurs, yeux clairs) typique d’eurasie. Pour prendre mon exemple je suis orginaire du Maroc, du Rif précisément, mais je ressemble à un asiatique, ou plutôt un eurasiatique. De plus j’ai la peau très claire. Il faut dire que ma famille vient d’un système clanique très fermé, ou les mariages ne se faisaient qu’entres familles du même clan. Ce qui exclu l’hypothèse d’origines européennes (mes deux parents sont du même clan). Les montagnes du Rif sont très escarpées et aucune invasion n’y serait jamais possible. Hérodote disait que les habitants de l’Atlas était tout simplement les Atlantes réfugiés du cataclysme. Il se peut que les Basques aient également cette origine Atlante, au même titre d’ailleurs que beaucoup d’autres peuples...
> Quelques réflexions sur l’origine d’Homo sapiens et les hominidés reliques
27 mars 2008, par Fabrice   [retour au début des forums]
Profil trés interessant, contactez moi par email si vous le voulez bien. Je souhaiterais parler de cela avec vous...

Il y a 1 contribution(s) au forum.

-> Quelques réflexions sur l’origine d’Homo sapiens et les hominidés reliques
(1/1) 1er décembre 2003, par Olivier Décobert
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