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BIPEDIA 26 - 6
Nain Homo alaouite
PAR JEAN-PIERRE OKPISZ, AVEC LA PARTICIPATION ET SELON LES DOCUMENTS DE MR MOHAMMED ZAROUIT

mercredi 28 novembre 2007


Nain Homo alaouite

L’une des plus extraordinaires découvertes paléoanthropologiques est celle d’un crâne humain de très petite taille, au Sud-Est du Maroc.

 

 En juillet 2005 Mohammed Zarouit, habitant Errachidia, effectuait des recherches de fossiles dans une carrière de marbre située dans le désert du Tafilalet, à 16 km d’Erfoud, sur un site réputé pour ses fossiles d’Orthocères et de Goniatites datant de 360 millions d’années, lorsqu’il a découvert le crâne en question.

 Plusieurs petites carrières à ciel ouvert ont été creusées à cet endroit, à 6 ou 7 Km au Nord-Ouest de l’Auberge Kasbah Derkaoua, le long d’un filon de marbre qui apparaît en surface par endroits.

 Le crâne reposait au fond d’une fosse de 2 à 3 mètres de profondeur, creusée à la suite de travaux de dégagement de blocs de marbre à l’aide de machines. Il se trouvait dans un remblai de sable et de terre, contenant des fossiles du dévonien ainsi que des morceaux de calcaires de couleur « vert lac ».

 Le fossile est exceptionnel de part sa taille extraordinairement réduite et sa forme humaine moderne ; il présente en effet un diamètre de seulement 6 cm !

 Or il n’appartient ni à un enfant, ni évidemment à un fœtus ( édenté ), mais à un adulte ayant déjà ses 32 dents ; en supposant une croissance similaire à la nôtre, il aurait eu au minimum 20 ans.

 Les êtres humains d’environ un mètre de haut ( « Homo floresiensis » ), dont on a récemment découverts des squelettes sur l’ile de Flores, sont donc surpassés en ce qui concerne la petitesse, car « l’Homo alaouite », tel que l’a baptisé Mohammed Zarouit, ne dépassait pas 40 cm en hauteur, et avec une tête en proportion !

 Le crâne présente les caractéristiques suivantes :
 La position du trou occipital ( centrée ) démontre que la créature marchait en se tenant debout.
 La forme du squelette est semblable à celles des « l’Homo sapiens » actuels ( c’est-à-dire nous-mêmes ), mais en miniature : mâchoire courte, parabolique ; angle symphysaire obtus, positionné en retrait ; front haut et bombé ; 32 dents verticales.
 On distingue également les sutures crâniennes ( sutures coronale et sagittale sur la voûte ; sutures coronale, squameuse, sphéno-frontale, sphéno-squameuse sur le profil gauche ).

 Ses dimensions sont les suivantes :
 Circonférence de 18,4 cm, hauteur de 3,9 cm, largeur ( diamètre ) de 6,1 cm ; angle facial ( 81° ) ; rapport hauteur sur longueur : 0,639.

 Le crâne n’est pas déformé et la mâchoire inférieure est restée en place pour des raisons de fossilisation explicables ( soit un milieu anaérobie, soit un enfouissement rapide dans une boue calcaire ).

 La « capacité crânienne » ne dépassait pas 45 cm3, soit 30 fois moins que celle de l’Homo sapiens actuel.

 On a prétendu que ce crâne était un faux ( comme à chaque fois qu’une découverte dérange les idées établies ) ; en réalité, tout démontre la véracité de la découverte, y compris les sutures crâniennes et les structures internes observée aux rayons X.

 Des renseignements intéressants concernant la fossilisation ont en effet été apportés par les radiographies du crâne effectuées sur l’initiative de Mr Mohammed Zarouit, avec la collaboration du Dr Alaoui Abdelkader, radiologue et directeur de CHP Moulay Ali Chrif d’Errachidia. Différentes coupes TDM sous format DICOM ont été réalisées.

 Mr Alaoui Abdelkader a notamment déclaré : « Les résultats sont fascinants et je suis vraiment étonné devant la plasticité biologique de ce crâne ; les informations numériques issues du scanner sont conformes aux valeurs de densité osseuse ».

 

Qu’observe-t-on sur les radiographies ?

 Des sédiments internes et des indications concernant la fossilisation :
 D’une part, on constate que le crâne est rempli d’un dépôt sédimentaire de faible densité, semblable au dépôt qui recouvre la mâchoire sur le coté gauche à l’extérieur. Il s’agit d’un calcaire léger, ayant l’aspect de la craie ( il se raye à l’ongle ) ; sa densité tomographique ( en unités Hounsfield ) est comprise entre 160 et 1085 UH ( pour les os du crâne ) ; la partie interne se situant entre 350 à 520 UH.
 Cette densité présente des valeurs croissantes de l’intérieur vers le pourtour ( on distingue des agglomérations de densités croissantes qui s’étendent sur des volumes concentriques ).
 Ce calcaire est donc composé de structures biogènes poreuses, entre autres des coccolites et des diatomées, qui expliquent sa faible densité ( les craies contiennent généralement une majorité de coccolites ; mais les diatomées peuvent aussi former des "boues à diatomées", qui se solidifient sous forme d’une roche : la "diatomite", laquelle peut être assez légère pour flotter sur l’eau ). Plusieurs nodules de faible densité seraient des micro-coquilles.
 Les craies à coccolites se sont déposées dans les mers peu profondes de l’ère secondaire, il y a entre 65 et 100 millions d’années.
 Sur les coupes radiologiques, on remarque que des sédiments légers, ( de densité de 400 UH ) joignent les orbites oculaires et c’est probablement par cette voie que le crâne s’est rempli de craie. On peut supposer qu’il a été enfoui dans une boue qui aurait maintenu en place la mâchoire inférieure. Le remplissage rapide du crâne explique également qu’il ait résisté à la compression, sous sa couche géologique, et qu’il n’ait pas été déformé.

 

Les coupes radiologiques apportent des données morphologiques.

  • Sur les parois internes du pariétal à gauche, on remarque la présence de 5 ondulations évoquant les courbes des lobes cérébraux du cerveau ; l’os a probablement conservé une empreinte endocrânienne, à l’exemple des moulages des crânes de l’enfant de Modjokerto ( datant de 1,8 Ma ) et de l’enfant de Taung, découvert en 1924 dans une carrière de calcaire à Taung, à 500 km à l’ouest de Johannesburg.
    ( L’hominidé de Taung fut le premier spécimen d’australopithèque, mis au jour par Raymond Dart ; sa tête n’avait que 7 cm de diamètre, pour un âge de 3 à 4 ans ; il est bien plus simiesque que l’Homo alaouite et date d’environ 2 millions d’années )
  • Mohammed Zarouit a également réalisé des « renderings » des sédiments internes ( c’est-à-dire des coupes scanners en relief ) tout à fait remarquables. Ils donnent l’impression que le dépôt crayeux à l’intérieur du crâne est « structuré » en alvéoles, comme si le calcaire avait remplacé le cerveau au fur et à mesure que ce dernier disparaissait.
  • On remarque enfin que la taille des orbites oculaires est relativement importante ( comparativement à la nôtre ). Ce serait une preuve d’une bonne vision nocturne. Il est probable en effet que ces êtres humains de très petite taille ( 40 cm ) retiraient un avantage évolutif de leur petitesse, et cet avantage est certainement celui de pouvoir se dissimuler facilement des prédateurs, en se cachant sous les hautes herbes, dans des terriers, des troncs d’arbres creux, des fissures dans la roche... etc., c’est-à-dire souvent des lieux où règne la pénombre.
    ( C’est précisément ce que les légendes affirment au sujet des « gnomes » qui vivaient autrefois en Europe ; ces nains légendaires étaient les maîtres du monde souterrain. Selon la légende, ils s’éclairaient à l’aide de cristaux luminescents ; les nains pouvaient aussi utiliser des lucioles, portées dans un panier tressé ).

 

 Un autre fait remarquable est la présence, à l’intérieur du crâne, de calcifications plus denses, qui se prolongent sur plusieurs coupes radiologique, et ressemblent un peu à des stalactites partant du haut du crâne.
 Elles se sont formées à la suite d’infiltrations d’eau. Elles se situent sous les sutures crâniennes, en particulier sous la suture coronale ( où l’on voit 4 « stalactites » ) et sous la suture lambdoïde.
 ( Leur présence constitue d’ailleurs une preuve flagrante de l’authenticité du crâne ; on peut imaginer qu’un fraudeur imite une forme externe à l’aide d’un ciment, mais évidemment pas les sutures crâniennes et encore moins des structures internes ). C’est en effet par ces fissures que l’eau pouvait s’infiltrer. D’autres nodules calcaires surmontent la couche de ciment remplissant la base du crâne ( ils ne se trouvent pas sous les précédents et ce ne sont donc pas des « stalagmites » ).
 Des infiltrations d’eau ont pu se produire au cours des périodes humides qui ont précédé la période sèche actuelle. Dans le Sud Ouest du Sahara, le climat était par exemple pluvieux il y a entre 10 500 ans et 20 000 ans ; il y a 40 000 ans, le désert de Tafilalet était bien arrosé et recouvert de grands lacs. On ignore si le crâne était déjà rempli de craie, car deux hypothèses sont plausibles.
 Soit ces nodules calcaires se sont formés dans un espace creux, avant le remplissage du crâne par de la craie et dans ce cas l’Homo alaouite date plus probablement de l’ère quaternaire.
 Soit, ils se sont formés à l’intérieur même des sédiments poreux déjà en place ( la craie n’empêche pas les infiltrations d’eau ) ; du calcaire plus dense aurait alors rempli localement les pores de la craie ( on remarque d’ailleurs que les pourtours de ces nodules sont entourés de zones de densités intermédiaires ).
 Dans ce cas, une autre hypothèse resterait possible, celle d’une datation beaucoup plus ancienne du crâne.

 

On peut donc envisager plusieurs hypothèses concernant l’origine et l’âge du crâne.

  • S’il était effectivement inclus dans la couche géologique datant du dévonien, alors tout le monde devrait admettre que des êtres humains vivaient déjà sur terre à cette époque, et ils ne pourraient alors provenir que d’une autre planète, car les seules créatures évoluant sur le sol terrestre étaient alors des amphibiens ressemblant encore à des poissons.
    ( Les premières plantes de grande taille sont apparues au dévonien moyen, comme par exemple le Pseudosporochnus, un arbre de 3 à 5 m de haut ; il existait déjà des graines, comme celle du Runcaria, mais pas encore de fruits et de légumes, à moins que des extraterrestres n’en aient importé et cultivé sous serre. C’était le temps des poissons et d’autres animaux marins et il aurait donc fallu que le corps de l’homme miniature soit emporté par la mer ou par un des poissons cuirassés de l’époque, la probabilité que cela se produise est évidemment très faible, et encore plus de le découvrir à notre époque, parmi des kilomètres cube de roche ancienne. On pourrait certes imaginer que la population de ces hommes miniatures a été nombreuse sur la terre, qu’ils vivaient de la pêche en mer... etc., mais la vie n’aurait pas été agréable, avec des faunes et flores limitées. En raison de la possibilité d’une origine extraterrestre, on ne peut néanmoins affirmer que c’est totalement impossible ; les scientifiques qui éludent d’avance cette hypothèse travaillent sur la base de préjugés.)

    La couche de pierres et de sable entourant la fosse dans laquelle le crâne a été découvert date certainement de l’ère quaternaire.

     Les calcaires et les grés crétacés des montagnes environnantes ont été érodés au cours du temps. Des pierres ont été détachées des falaises par le gel, la foudre, le vent, l’eau... etc., réduites en galets et en sable, et transportées par les cours d’eau. Les formations quaternaires du Tafilalet ( comme par exemple la hamada du Guir ) constituent des terrasses et des glacis à blocs, galets, sables, limon, argile et carbonates, sous formes de dépôts ou de ciments. Les dépôts quaternaires se forment aux abords des escarpements, des oueds, dans les anciens lacs... etc. ; les sédiments sont transportés durant les périodes pluvieuses et épisodiquement par la suite.

     Dans les environs du site, des blocs de marbre du dévonien ont été fissurés par le gel, creusés par dissolution lors des pluies... etc. Le crâne a sans doute roulé dans l’une des fissures à la suite d’une forte pluie ( lors d’un orage ), et été recouvert par des sables et débris rocheux transportés par la suite.
     On peut supposer qu’il a subsisté entre deux blocs de marbre durant des millénaires, jusqu’à ce que l’on retire l’un des deux blocs à l’aide d’un palan ; il est alors tombé dans la fosse qui a été creusée, et a été enfoui avec le sable qui s’est déversé à sa suite.
     Selon Mohammed Zarouit, il se trouvait à 2 ou 3 m de profondeur, inclus dans un remblai de sable et de terre, mélangé avec des calcaires de couleur vert lac et riches en fossiles ; il n’y avait pas d’autres morceaux de calcaire blanc ( comme celui qui recouvre la mâchoire ) dans cette fosse. Le crâne ne ressemblait donc ni aux marbres noirs du dévonien de la carrière, ni aux calcaires verdâtres présents à ses cotés, et par conséquent, il était étranger à ces couches géologiques ; il provient certainement d’un autre endroit, tout comme le sable et la terre qui le recouvraient.
    ( Une hypothèse serait qu’il aurait été englouti directement en profondeur dans une fissure à la suite d’une crue et bloqué dans celle-ci avant le creusement de la fosse ; il aurait donc été directement déposé à plusieurs mètres sous terre par l’écoulement d’eau ).

  • La datation du quaternaire ne concerne cependant que le dépôt ; les pierres et sables de ce dépôt proviennent de couches du dévonien et du crétacé, situées dans les montagnes environnantes, et elles contiennent des fossiles de ces époques. Le fait que le crâne se soit trouvé dans un dépôt quaternaire ne prouve pas qu’il date lui-même de l’ère quaternaire...

 

L’aspect visuel extérieur de ce crâne ressemble étrangement à celui de fossiles datant du crétacé...

 La surface du crâne ( y compris les dents ) est recouverte de calcaire, et l’apparence de ce calcaire est semblable à celui des fossiles datant de 100 millions d’années, qu’on trouve dans cette région ( notamment des fossiles du Kem Kem, datant du Cénomanien, à 20 Km au Sud ). Est-il possible que « l’homo alaouite » soit finalement un hominidé du crétacé ?
 Certes les humains n’étaient pas officiellement encore nés ; mais qui peut prétendre savoir ce qui c’est réellement passé sur terre au cours des millions d’années où nous n’y étions pas ? Seuls les prétentieux l’affirment...
 Nous avons au contraire de bonnes raisons de penser que la terre n’était pas aussi inhabitée qu’on nous l’enseigne.

 

Quel que soit son âge, ce crâne a sans doute été transporté par un cours d’eau, depuis les montagnes situées au Nord ou à l’Est.

 Pour déterminer sa véritable origine, il est donc nécessaire d’utiliser une vue aérienne et une carte de la région ; les coordonnées GPS du site de l’Homo alaouite étant : N : 31° 20’ 00" et W : 4° 6’ 40".
 On peut alors constater, après report de sa position sur une photo satellite, que le site se situe sur le trajet d’un oued temporaire, dont les ravines ont été creusées lors des périodes humides ( d’après la carte, les ruisseaux de la région s’assemblent plus bas avec l’Oued Talrheml, puis avec le Ziz, dans le Dsoura ).
 Les photographies satellite de « Google Maps » ou de « Live Search » montrent bien ce lit et le bassin hydrographique de l’oued. Le crâne étant rond et très léger a donc facilement pu avoir voyagé, transporté par le cours d’eau, sur des kilomètres.

Sites :
http://maps.google.fr/
http://maps.live.com/default.aspx ?v=2&cp=46.255847%7E2.109375&style=a&lvl=4&tilt=-90&dir=0&alt=-1000

 

Le site de dépôt originel de l’Homo alaouite se trouverait sur les hauteurs, à l’Est d’Erfoud.

 Au Nord d’Erfoud s’étend le plateau de la Hamada Meski ; les calcaires de ce plateau datent du sénonien ( c’est-à-dire du crétacé, d’entre 88 et 65 millions d’années ), et contiennent des foraminifères ( Buliminidae ) et des ostracodes ( Reticulocosta gr. tarfayensis et Nigeroloxoconcha aff. tagregraensis ). Ce sont des calcaires crayeux, parfois marneux.
 Il en reste des parties érodées à l’Est d’Erfoud, et à environ 13 Km en amont de l’oued qui traverse le site de l’Homo alaouite. Sur la photo satellite, on distingue bien ces terrains crayeux de couleur brun jaune qui datent du crétacé ( voir leur position sur la carte géologique ) ; on distingue aussi les ravines qui en partent et rejoignent l’oued alaouite ( elles se situent au Nord du site, et obliquent vers l’Ouest ).
 Ce massif rocheux à l’Est d’Erfoud étant moins élevé que le plateau de la hamada de Meski ( environ 910 mètres au lieu de 1060 m juste au Nord d’Erfoud ), est donc plus ancien ( plus proche des 90 Ma et du turonien ).
 Les calcaires crétacés de ce massif forment une couche brun jaune sur la photo satellite ( cette couleur étant celle des marnes ) ; or, le crâne de l’Homo alaouite est lui-même recouvert d’une fine couche brun jaune au dessus du calcaire.
 Il serait donc intéressant d’organiser une expédition sur cette partie subsistante du massif du Meski, afin de collecter de fossiles, et de comparer leur structure microscopique et la composition de surface avec celle du crâne.

 D’autres falaises de couleur sombre, se trouvent à seulement 7 Km à l’Est-Nord-Est en amont du site.
 Ces falaises sont intéressantes, car on distingue une couche gris vert à leur base, datant du dévonien, laquelle est surmontée d’une couche brun jaune ( également à 910 m d’altitude ). Or selon M. Zarouit, le sable du site était mélangé avec des calcaires de couleur verte du dévonien ; le crâne provient-il de leur dépôt sommital, dont il possède la couleur brune ?
 La région d’où proviennent ces branches de l’oued : le Hamar Laghdad, est connue en raison des remarquables fossiles de trilobites du dévonien qui la parsèment.
 On y trouve également des monticules symétriques de 12 m, ou multiples de plus de 50 m de hauteur, constitués de boue de carbonate datant de l’emsien ( dévonien moyen ).

 Le bassin hydrographique de l’oued se prolonge jusqu’au flan du plateau de Béchar, à 1100 m d’altitude et à près de 20 Km au Nord-Nord-Est du site ( sur le plateau, les eaux circulent dans l’autre sens et ne font donc pas partie de l’oued ).
 Les terrains supérieurs du plateau, de couleur plus claire, datent probablement de la fin du turonien ou du début du sénonien ( elles recouvrent des couches datant de l’albien et du cénomanien, comme celles de la hamada Kem-kem au Sud, situées 900 m d’altitude ).
 D’après Joly F. ( 1962 ), les escarpements à l’Est et au Sud d’Erfoud sont constitués à la base de roches du paléozoïque ( carbonifère ) ; ils sont recouverts de grés « infra-cénomaniens » ( de l’albien, au crétacé inférieur ) ayant jusqu’à 200 m d’épaisseur. Au dessus se trouvent des « marnes versicolores à gypse ». Et au sommet se trouvent des couches de calcaire « cénomano-turonien ».
 Les calcaires de la plate-forme carbonatée du cénomano-turonien qui ceinture la région d’Erfoud-Errachidia ( Sud-Est marocain ) se sont déposés au cours d’une vingtaine de millions d’années dans les eaux d’une ancienne mer : la Téthys. L’analyse de l’évolution des ichtyofaunes montre le passage de paléo-environnements dulçaquicoles ( d’eau douce ) à des paléo environnements marins.
( Voir Ferrandini & G. Tronchetti ; La plate-forme carbonatée du cénomano-turonien de la région d’Erfoud-Errachidia ( Sud-Est marocain ), 1985 ).

 

En supposant donc que ce crâne date du crétacé, sa position d’origine pourrait se trouver sur un grand nombre de sites répartis sur tout le bassin hydrographique de l’oued local, qui s’étend sur une surface de plus de 100 kilomètres carrés. On y trouve donc des terrains datant de nombreuses époques, depuis le dévonien jusqu’au sénonien ( 75 Ma ) pour les plus récents.
( La région du Tafilalet comporte également des affleurements du silurien, de l’ordovicien, et même du cambrien )
 On peut supposer que le crâne, s’il date du crétacé, s’est rapidement rempli de sédiments calcaires ( des coccolithophores ) en s’enfonçant dans un limon, sur une plage de la Téthys, il y a près de 80 millions d’années ; il existe encore actuellement des boues calcaires d’origine corallienne, par exemple sur certaines plages de l’île Andros, dans les Bahamas.
 Le crâne se serait ensuite conservé pendant des millions d’années dans sa couche du crétacé, puis détaché d’un escarpement en amont du site, il y a un nombre indéterminé de millénaires, il aurait été transporté à la suite d’un orage en même temps que du sable et serait demeuré intact prés de la fosse où il a été retrouvé.
( Au cours des millénaires, des infiltrations d’eau sous les sutures crâniennes auraient aussi produit les nodules calcaires, visibles aux rayons X ).

 

Cette datation du crétacé n’est cependant qu’une hypothèse ; le plus probable restant une datation de l’ère quaternaire.

 De nombreuses découvertes et observations indiquent d’ailleurs que des êtres humains de très petite taille ont existé dans divers pays du monde jusqu’à une époque récente, et qu’ils existent peut-être encore de nos jours ; voir la suite de l’article.
 Son aspect visuel extérieur, semblable à celui de fossiles du crétacé, pourrait en fait résulter de processus naturels d’une époque plus récente. On peut par exemple supposer que le corps s’est retrouvé en amont dans le lit de l’oued.
 Les ruisseaux circulant dans les régions calcaires se chargent de sédiments issus de la dissolution des roches, et déposent des boues calcaires dans leurs lits. Les craies poreuses sont facilement décomposées et transportées dans les oueds lors des périodes humides. Ces ruisseaux « pétrifient » parfois les objets ou les plantes qui y sont introduits ( des rivières pétrifiantes existent actuellement dans des régions montagneuses, comme par exemple la Vaunage dans le Gard, au Nord de Clarensac, à 15 Km à l’Ouest de Nîmes ; ou encore la source de Baume-les-Messieurs dans le Jura, l’Agua Azul dans le Yucatan mexicain... etc. ).
 Il est donc possible que le crâne se soit rempli de craie dans le lit de l’oued, sur une terrasse en altitude ( cela pouvait aussi se produire dans une cavité ou une grotte dans laquelle de l’eau calcaire aurait stagné ). Par la suite, cette craie aurait durci, le crâne se serait séparé de sa matrice et il aurait été transporté plus bas lors d’une crue. Dans la partie basse de l’oued, les eaux sont chargées des boues argileuses provenant des marnes bruns jaune du crétacé, détachées des escarpements à l’Est d’Erfoud ; ces boues auraient déposé une couche brune à sa surface, ce qui lui aurait donné cet aspect coloré, semblable aux fossiles du crétacé.
 Plus tard encore, le crâne aurait été libéré une seconde fois et transporté jusqu’au lieu de sa découverte ; il serait tombé dans une fissure, entre deux blocs de marbre... etc.
 Le seul problème de cette datation est qu’on n’a jamais signalé la présence de pétrifications dans cette région.

 La seule façon de déterminer le lieu originel du crâne serait donc de remonter le lit de l’oued, et d’atteindre les escarpements calcaires du bassin, afin d’y prélever des échantillons et des fossiles dont on pourrait comparer l’apparence et la composition.
 Sur la vue satellite de « Google Maps », on peut repérer différents endroits qu’il serait intéressant d’explorer.
Site : http://earth.google.fr/download-earth.html
( voir la carte jointe )

Exemples :

  1. C’est le point le plus proche, qui contient probablement des fossiles, situé à environ 7 kilomètres au Nord Est, sur la face Nord de la crête ; on distingue 3 couches superposées sur le flanc de la montagne.
  2. La crête rocheuse, située à 8 km, présente la même couleur brun jaune que les autres escarpements du crétacé situés prés à l’est d’Erfoud ; si c’est la même couche géologique, on peut espérer y trouver des fossiles du crétacé intéressants, peut-être recouverts de la même pellicule brune que le crâne.
  3. Des branches de l’oued proviennent de cette zone plus éloignée.
  4. On retrouve également sur cette crête la même couleur brune des calcaires du crétacé ( elle se trouve à environ 15 Km, dont 6 vers le Nord, plus 9 vers l’Est ).
  5. Le lit de l’oued est aussi intéressant à explorer ; il pourrait contenir des pierres recouvertes d’une fine couche de calcaire, si la rivière était « pétrifiante » lors des périodes humides. Si c’est le cas, le lit pourrait aussi contenir des objets intéressants ( par exemple des silex taillés, des branches d’arbre... etc. ) ; éventuellement dans d’ancien trous d’eau localisés. S’il y en a, il faudrait évidemment comparer leur aspect extérieur avec celui du crâne.
  6. Une partie des ravines de l’oued se situe sur ces escarpements, à environ 9 Km au Nord du site, où peuvent se trouver des fossiles.
  7. Ces crêtes, situées à 13 Km en amont du site, dont 10 vers le Nord, plus 3 vers l’Ouest, sont constituées de calcaires datant du crétacé d’après la carte géologique et le crâne pourrait éventuellement en provenir.
  8. Le lit de la rivière dans cette partie plus élevée, devrait contenir du limon calcaire transporté par l’eau. Un lac temporaire pouvait y exister lors de fortes pluies. Il y subsiste peut-être des ciments calcaires et des objets fossiles pétrifiés.
  9. Cette petite falaise, située à environ 14 Km vers le Nord, serait intéressante à explorer ; d’anciennes sources ou de petites grottes pourraient s’y trouver. On observe aussi plusieurs gorges sur la droite.
  10. Encore plus haut, à 16 Km dans le lit de l’oued, on trouve d’autres roches brunes, dans la couche du cénomano-turonien mentionnée par F. Joly.
  11. A 18 Km du site se trouvent des roches plus claires ; probablement des calcaires du turonien.
  12. Les escarpements du plateau, situé à près de 20 Km présentent également des ravines en surface, mais sur le plateau, les eaux circulent dans l’autre sens, vers le Nord ( à moins qu’elles ne proviennent de grottes ou de sources ).
  13. Les branches du bassin hydrographique de l’oued passent par de multiples autres endroits, visibles sur l’image satellite, comme par exemple cette gorge, qui serait également un endroit intéressant.

( Les 100 Km2 du bassin hydrographique sont évidemment impossibles à explorer en totalité et on ne peut espérer retrouver l’endroit où se trouvait le squelette, en supposant qu’il en subsiste quelque chose ).

 Il serait donc intéressant de prélever des échantillons de calcaire et des fossiles dans les différents endroits indiqués ; et s’ils existent, des objets pétrifiés dans le lit de l’oued, afin de comparer leur aspect extérieur avec celui du crâne, et de déterminer son dépôt d’origine.
 Si l’on découvrait des fossiles semblables, cela pourrait démontrer que le crâne date du crétacé, c’est-à-dire d’entre 75 et 100 millions d’années.
 Evidemment, si l’on découvre des pierres ou des branches recouverts du même sédiment calcaire dans le lit de l’oued, avec la même pellicule brune, ce serait au contraire la preuve d’une datation du quaternaire.

 Dans l’hypothèse où il subsisterait un doute ( c’est-à-dire un aspect visuel comparable dans les deux cas ), il serait encore possible de déterminer d’où provient le crâne en effectuant une analyse chimique et microscopique du calcaire et du dépôt brun qui recouvre la mâchoire ( quelques microgrammes suffiraient ).
 Le calcaire qui se dépose sous forme de ciment présente une composition chimique légèrement différente du calcaire originel datant du crétacé, car l’eau tend à dissoudre et à emporter les composés les plus solubles ( craie, gypse, sels minéraux ), et à déposer une plus grande proportion d’éléments siliceux moins solubles ( comme les diatomées ) dans le ciment.
( Une possibilité serait d’utiliser le nouvel appareil développé en France par le CEA : le LIBS ou « Laser induced breakdown spectroscopy », qui permet de déterminer la composition chimique d’une roche à partir d’un seul tir laser, en ne vaporisant que quelques microgrammes de matière ( voir le site : http://www.cea-technologies.com/article/article.php ?article=380# ).
L’appareil transportable est commercialisé par la société Ivea ( site : http://www.ivea-solution.com/ ) ).
 Si le calcaire recouvrant le crâne date du quaternaire, il pourrait également contenir des pollens des plantes qui existaient lors de la période humide et des éléments biogènes ( petits mollusques ) qui vivaient dans le ruisseau. Il serait éventuellement possible de le vérifier au microscope en ne prélevant qu’un minimum de calcaire.

 

L’exploration de l’oued, en amont du site, serait préférable dans l’immédiat.

 Elle présenterait un intérêt paléontologique, voire paléoanthropologique, avec la possibilité de découvrir des fossiles datant du crétacé ( les calcaires cénomaniens comme ceux des kem-kem contiennent des fossiles de différents dinosaures : Théropodesabélisauridés, Spinosaurus, Carcharodontosaurus, ptérosaures, sauropodes, Atlasaurus ..., de divers poissons, crocodiles, tortues et ptérosaures ; des spécimens encore non décrits ont été entreposés dans divers musées ).
 On pourrait éventuellement y trouver des traces d’occupation humaine préhistorique datant de l’ère quaternaire s’il subsiste des silex ( éventuellement même les trous d’habitation des nains si ceux-ci ont vécu à l’ère quaternaire mais cela m’étonnerait). Si l’oued était pétrifiant, il serait possible de retrouver des empreintes de plantes de l’ère quaternaire. Des pollens présents dans les ciments permettraient aussi de déterminer la nature des plantes ayant recouvert la région au cours des périodes humides.

 Cette exploration présente cependant quelques difficultés en raison des distances et du climat désertique.
 Elle serait facilitée avec un moyen de transport adapté ( mule, véhicule tout terrain, quad... etc. ). Il faudrait également prendre des précautions ( prévoir des réserves d’eau, des abris de secours, des sérums antivenimeux, ne pas y aller seul... etc. )
 Ce site est d’un grand intérêt touristique, et les touristes seraient sans doute intéressés par des expéditions sur le bassin hydraulique de l’oued ( le ramassage de fossiles devant cependant être contrôlé et limité, sous peine d’aboutir à la destruction de la montagne, dans le futur ). Ils auraient alors la possibilité de participer à la création d’un musée local en proposant leurs découvertes.

 

En conclusion au sujet de « l’Homo alaouite »

 On constate donc d’une part que les radiographies effectuées à Errachidia, sur l’initiative de Mr Mohammed Zarouit, démontrent formellement que ce crâne est authentique.
 En effet, ces radios visualisent la forme des os du crâne, d’une épaisseur constante, d’environ 3 mm, mesurable sur les « renderings », et d’une densité tomographique de 1100 UH, ce qui correspond précisément à la densité normale des os crâniens ( la densité du calcaire ordinaire étant plutôt comprise entre 2000 et 3000 UH ).
 Cette valeur permet de supposer que les os originels sont encore présents. On voit d’ailleurs par endroits des empreintes endocrâniennes.
 L’intérieur du crâne s’est rempli de sédiments biogènes, dont la densité décroit de la périphérie vers le centre, ce qui s’explique par un remplissage sédimentaire de craie véhiculée par un écoulement d’eau, et par une dissolution partielle de la craie, agrandissant progressivement les pores.
 Des nodules de calcaire plus dense se sont formés à l’intérieur du crâne ; ils se situent dans la masse même de la craie poreuse, et entre autres sous la suture crânienne coronale. Ce calcaire dense a diffusé lentement dans la craie puisque la densité des nodules décroit progressivement du centre vers les bords, et il est évident que ce sont des infiltrations d’eau qui l’ont formé, en passant par les sutures crânienne. Ce dépôt a probablement mis des siècles à se constituer, ce qu’une expérience de laboratoire pourrait démontrer.
 Ce crâne a reposé dans une boue calcaire, et il a été recouvert d’une couche de faible densité, sur une épaisseur de l’ordre d’un mm et plus par endroits.
 Les dents ne sont donc pas directement visibles ; elles sont cachées sous la craie et leur apparence « artificielle » n’est pas une preuve que le crâne est faux.
 Il est impossible d’imiter les structures internes de ce crâne, comme certains « sceptiques » le prétendent, en affirmant qu’il s’agit d’un faux, sculpté dans du calcaire.
 Envisageons ce que Mohammed Zarouit aurait du faire pour imiter cet objet :

 Trouver un morceau de craie présentant une densité Hounsfield fortement croissante du centre vers l’extérieur ( entre 350 et 1000 UH ), précisément sur l’échelle de taille du crâne, sur une ellipsoïde de 6 et 8 cm de diamètre, et qui plus est, avec une valeur de densité proche celle de l’os, soit 1000 UH en surface, exactement de la même valeur sur la surface interne de l’os ; cela n’existe pas dans la nature.
 Mohammed Zarouit n’avait d’ailleurs pas la possibilité de mesurer la moindre valeur UH d’un moindre morceau de craie ( il ne dispose pas d’un scanner chez lui et il aurait vite été remarqué dans un hôpital ).
 Ensuite, il aurait fallu qu’il sculpte précisément la forme intérieure du crâne ( en tenant compte de l’épaisseur de l’os à rajouter par la suite ), avec des empreintes cérébrales qui n’apparaissent que par endroits ( ce qui n’est pas le cas pour le crâne de l’enfant de Taung ).
 Il aurait fallu qu’il recouvre sa craie sculptée d’une couche de ciment d’épaisseur constante, soit 3 mm, et d’une densité précise de 1085 UH... Même en faisant tout cela, il n’aurait jamais pu imiter la structure alvéolaire interne de la craie, visible sur les renderings à l’emplacement du cerveau.
 Ensuite il aurait fallu qu’il imite les sutures crâniennes coronale et sagittale à leur emplacements exacts ; ce qui est totalement impossible ( comment pourrait-on fissurer un plâtre déjà fixé sur son support, et à des endroits aussi précis ? Tout casserait en bloc. Et d’ailleurs les sutures ont visiblement la forme de sutures ; ce ne sont pas de simples « fissures » ). Enfin, il aurait fallu qu’il fasse diffuser du calcaire plus dense dans la masse de la craie poreuse, à l’intérieur même du crâne, en passant par ces ouvertures d’un dixième de mm de large, afin d’imiter les nodules ! Pour cela il aurait fallu qu’il dissolve du calcaire dans de l’eau, puis qu’il fasse circuler cette eau en mouillant et séchant alternativement le crâne, de façon à permettre à l’eau de circuler vers l’intérieur, malgré l’opposition due aux effets de capillarité. Il aurait certainement fallu qu’il reproduise cette opération des milliers de fois, pendant des années afin de fabriquer ces nodules.
 Il faut être fou pour imaginer qu’un amateur puisse réaliser à une telle série de travaux, alors que même des scientifiques disposant de machines ne pourraient pas y parvenir.
 D’autre part, l’étude des sédiments internes démontre que le crâne s’est rempli de craie, probablement en amont, dans le lit de l’oued où il reposait.
 Sa datation n’est pas connue et l’hypothèse d’une valeur supérieure au quaternaire n’est pas exclue ; cependant, une datation de moins de 100 000 ans parait la plus probable.
 Le crâne aurait simplement été « pétrifié » lors d’une période humide, au cours de laquelle l’eau de l’oued s’écoulait régulièrement.
 Cet être miniature disposait d’yeux relativement grands, et probablement d’une bonne vision dans la pénombre.
 Il pouvait s’éclairer ou non dans les profondeurs des grottes ou des galeries ; il pouvait facilement se dissimuler, ce qui était un avantage sélectif pour sa petite taille.
 ( Un éclairage à l’aide de luciole serait possible, car pour lui cet insecte était l’équivalent relatif d’une lampe de 8 cm de long ; ce type d’éclairage a été d’ailleurs effectivement été utilisé par l’homme dans le passé.
 D’après le « Dictionnaire des merveilles de la nature », par Mr A.J.S.D. de 1781, au sujet des vers luisants : « ce petit animal, qui semble éclairer le pas du voyageur, est la femelle d’un scarabée de couleur brune (...) on trouve partout de ces sorte d’animaux, et on pourrait dire que chaque élément habitable a les siens. Dans les pays septentrionaux de l’Europe et même au centre de la France, il n’y a que ceux qui rampent sur la terre ; mais, en Espagne, en Italie, en Sicile, et même dans quelques unes de nos provinces méridionales, pendant les nuits d’été, on voit luire et étinceler l’air de toute parts. Ce spectacle, qu’un étranger ne se lasse pas d’admirer, vient d’un petit scarabée, assez semblable au mâle de notre ver luisant. Cet insecte se multiplie singulièrement certaines années. Sa lumière, qui part du ventre, est continue et si forte, que deux ou trois de ces petits animaux, que j’avais enfermés dans un tube de verre, me faisaient voir les objets de ma chambre, pendant la nuit la plus noire. Cette lumière devient encore plus vive, et augmente, comme par élancement, lorsque l’animal vole ou qu’on l’agite. Valifnieri, avait cela sans doute en vue, lorsqu’il disait que les insectes lumineux de son pays imitaient assez bien les étoiles du ciel, tant par l’éclat que par la figure de leur lumière. Ce que j’ai fait, en forme d’expérience, avec les scarabées d’Italie, les paysans le font par usage et pour leur commodité, dans les Antilles, et dans plusieurs endroits des Indes, avec un autre insecte beaucoup plus gros et qui jette une lumière bien plus grande et bien plus durable. C’est une espèce de mouche, fort grosse, que mademoiselle Merien a décrite parmi les insectes de Surinam, et sur laquelle Mr de Réaumur a fait de nouvelles remarques dans le cinquième volume de son histoire des insectes. Les habitants du pays s’en éclairent, dit le père Dutertre dans son histoire des Antilles, tant pour aller et venir que pour travailler durant la nuit. Le même animal dure environ quinze jours, après quoi on le renouvelle ». )
 Bien évidemment il s’agit d’une réflexion sur l’aspect merveilleux de cette créature, de cet humain de petite taille qui ressemblait aux légendaires gnomes et lutins de nos régions et contes de fées.

 


 

Escarpements dans la région d’Erfoud. Ce qui est aujourd’hui un désert était autrefois une savane arborée.

 

 

Marbres dévoniens du désert du Tafilalet, à 16 km d’Erfoud.
Plusieurs petites carrières à ciel ouvert ont été creusées à 6 ou 7 Km au Nord-Ouest de l’Auberge Kasbah Derkaoua, le long d’un filon de marbre qui fait alternativement surface et replonge en profondeur, sur un site réputé pour ses fossiles d’Orthocères et de Goniatites datant de 360 millions d’années.
Le crâne reposait au fond d’une fosse de 2 à 3 mètres de profondeur, creusée à la suite de travaux de dégagement de blocs de marbre à l’aide de machines.

 

Crâne de l’Homo alaouite

 

Les sutures crâniennes situées entre les os du frontal, du pariétal, de l’occipital.

 

 

On constate que le crâne est rempli d’un dépôt sédimentaire de moyenne densité, semblable au dépôt qui recouvre la mâchoire sur le coté gauche à l’extérieur. Il s’agit d’un calcaire léger, ayant l’aspect de la craie ( il se raye à l’ongle ) ; sa densité tomographique ( en unités Hounsfield ) est comprise entre 160 et 1085 UH ( pour les os du crâne ) ; la partie interne se situant entre 350 UH ( en vert ) à 520 UH ( en rouge ). On distingue des agglomérations de densités croissantes qui s’étendent sur des volumes concentriques.
Un autre fait remarquable est la présence, à l’intérieur du crâne, de calcifications plus denses, qui se prolongent sur plusieurs coupes radiologique, et ressemblent un peu à des stalactites partant du haut du crâne.
Elles se sont formées à la suite d’infiltrations d’eau. Elles se situent sous les sutures crâniennes, en particulier sous la suture coronale ( où l’on voit 4 « stalactites » ) et sous la suture lambdoïde. ( Leur présence constitue d’ailleurs une preuve flagrante de l’authenticité du crâne ; on peut imaginer qu’un fraudeur puisse imiter une forme externe à l’aide d’un ciment, mais certainement pas des sutures crâniennes et encore moins des structures internes ). C’est en effet par ces « fissures » que l’eau pouvait s’infiltrer. D’autres nodules surmontent la couche calcaire remplissant la base du crâne ( ils ne se trouvent pas sous les précédents et ce ne sont donc pas des « stalagmites » ).

 

Les tailles des orbites oculaires du crâne de l’Homo alaouite sont comparativement grandes par rapport à celles de l’homme actuel. Les humains miniatures devaient donc disposer d’une bonne vue, y compris la nuit et dans les tunnels et terriers qu’ils exploraient. Des dépôts de calcaires plus denses se sont aussi formés à la base de la boite crânienne.
Le crâne s’est peut-être rempli de minéraux par les orifices des nerfs optiques, où les sédiments sont plus légers.

 

Sur la partie interne de l’os pariétal de l’homme de Tafilalet, on voit des ondulations évoquant des lobes cérébraux ( en particulier 5 grandes ondulations à gauche ).
On observe de telles empreintes sur les moulages endocrâniens d’autres fossiles, comme ceux des enfants de Taung et de Modjokerto.

 

 

Exemple de moulage des lobes cérébraux sur le fossile de « l’enfant de Taung ». Il a été découvert par Raymond Dart en 1924 dans une carrière de calcaire à Taung, à 500 km à l’ouest de Johannesburg. Ce fut le premier spécimen d’Australopithèque mis au jour. Ce crâne est aussi relativement petit ( environ 7 cm ) pour un âge de 3 à 4 ans ; il daterait d’environ 2 millions d’années.

 


 

« Renderings » des sédiments internes.
Ils donnent l’impression que le dépôt crayeux à l’intérieur du crâne est « structuré » en alvéoles, comme si le calcaire avait remplacé le cerveau au fur et à mesure que ce dernier disparaissait.

 

 

D’après les coordonnées GPS ( N : 31° 20’ 00" et W : 4° 6’ 40" ), le site se trouve à proximité de ravines creusées lors des pluies et orages pendant les périodes humides. L’image Google montre l’oued par lequel l’eau a pu transporter le crâne. Ces ruisseaux s’assemblent plus bas en une rivière qui se jette dans l’Oued Zouhra. Le crâne étant rond et léger a facilement pu avoir été transporté sur des kilomètres. Des terrains crayeux ( de couleur brun foncé ) datant du crétacé sont situés à 13 Km en amont du site.
http://earth.google.fr/download-earth.html

 

Les coordonnées GPS du site sont : N : 31° 20’ 00" et W : 4° 6’ 40"
L’oued qui le traverse présente de nombreuses branches en altitude, parmi lesquelles on peut mentionner quelques endroits intéressants :

  1. C’est le point le plus proche, qui contient probablement des fossiles, situé à environ 7 kilomètres au Nord Est, sur la face Nord de la crête ; on distingue 3 couches superposées sur le flanc de la montagne.
  2. La crête rocheuse, située à 8 km, présente la même couleur brun jaune que les autres escarpements du crétacé situés prés à l’est d’Erfoud ; si c’est la même couche géologique, on peut espérer y trouver des fossiles du crétacé intéressants, peut-être recouverts de la même pellicule brune que le crâne.
  3. Des branches de l’oued proviennent de cette zone plus éloignée.
  4. On retrouve également sur cette crête la même couleur brune des calcaires du crétacé ( elle se trouve à environ 15 Km, dont 6 vers le Nord, plus 9 vers l’Est ).
  5. Le lit de l’oued est aussi intéressant à explorer ; il pourrait contenir des pierres recouvertes d’une fine couche de calcaire, si la rivière était « pétrifiante » lors des périodes humides. Si c’est le cas, le lit pourrait aussi contenir des objets intéressants ( par exemple des silex taillés, des branches d’arbre... etc. ) ; éventuellement dans d’ancien trous d’eau localisés. S’il y en a, il faudrait évidemment comparer leur aspect extérieur avec celui du crâne.
  6. Une partie des ravines de l’oued se situe sur ces escarpements, à environ 9 Km au Nord du site, où peuvent se trouver des fossiles.
  7. Ces crêtes, situées à 13 Km en amont du site, dont 10 vers le Nord, plus 3 vers l’Ouest, sont constituées de calcaires datant du crétacé d’après la carte géologique et le crâne pourrait éventuellement en provenir.
  8. Le lit de la rivière dans cette partie plus élevée, devrait contenir du limon calcaire transporté par l’eau. Un lac temporaire pouvait y exister lors de fortes pluies. Il y subsiste peut-être des ciments calcaires et des objets fossiles pétrifiés.
  9. Cette petite falaise, située à environ 14 Km vers le Nord, serait intéressante à explorer ; d’anciennes sources ou de petites grottes pourraient s’y trouver. On observe aussi plusieurs gorges sur la droite.
  10. Encore plus haut, à 16 Km dans le lit de l’oued, on trouve d’autres roches brunes, dans la couche du cénomano-turonien mentionnée par F. Joly.
  11. A 18 Km du site se trouvent des roches plus claires ; probablement des calcaires du turonien.
  12. Les escarpements du plateau, situé à près de 20 Km présentent également des ravines en surface, mais sur le plateau, les eaux circulent dans l’autre sens, vers le Nord ( à moins qu’elles ne proviennent de grottes ou de sources ).
  13. Les branches du bassin hydrographique de l’oued passent par de multiples autres endroits, visibles sur l’image satellite, comme par exemple cette gorge, qui serait également un endroit intéressant.

 


 

Le site de Google Earth permet d’effectuer un survol virtuel au dessus de l’oued ( eninclinantl’horizon, en choisissant sa hauteur et en modifiant sa direction par rapport au Nord géographique ).
Le site fournit aussi les altitudes des massifs montagneux ou des oueds.
http://earth.google.fr/download-earth.html

 

Lecrâne est recouvert d’une fine couche de calcaire ( y compris les dents ). Une pellicule de couleur brun jaune ( comparable à la couleur des terrains crétacés prés d’Erfoud ),recouvre également le crâne. Le calcaire à droite provient du site du Kem Kem, à 20 Km au Sud et date du cénomanien ; on peut constater sa remarquable ressemblance avec le calcairerecouvrant le crâne.

 

La technique LIBS consiste à effectuer un tir laser sur un matériau pour en vaporiser quelques micromètres cubes afin de créer un plasma. On peut ensuite analyser la signature spectrale de ce plasma avec un spectromètre et en déduire la nature et la concentration des éléments présents. Quelques microgrammes de matière suffisent.
Cette technique pourrait éventuellement aider à déterminer l’origine du calcaire recouvrant le crâne ; provient-il d’un dépôt datant du crétacé ? Ou d’un dépôt dans un aquifère du quaternaire ?
Ci-contre : exemples de couleurs de plasma obtenues après vaporisation.

 

Des rivières pétrifiantes existent dans les terrains calcaire ; par exemple : La Vaunage dans le gard, sur la commune de Clarensac, au lieu dit :StRomain,àunealtitudede157 m,à 15 Km à l’Ouest de Nîmes. Une petite vallée y a été creusée dans les couches de calcaire.
L’eau ruisselle et il se forme un dépôt blanc sur les plantes : des minéraux calcaires qui se déposent sur les racines, les cailloux etc... ; l’eau qui a dissous du calcaire en haut de la colline ( en s’infiltrant entre des failles ) et elle le redépose par la suite.
http://pedagogie.ac-montpellier.fr/disciplines/SVT/litho/vaunage_riviere/index.htm

 

Concrétions calcaires sur l’Agua Azul au Yucatan
http://www.paradorsantamaria.com.mx/CircuitosporChiapasES.htm

 


 

Les ères géologiques représentées par périodes dans le Tafilalet

 

Crétacé Supérieur Maastrichien 70,6
Campanien 83,5
Santonien 85,8
Coniacien 89,3
Turonien 93,5
Cénomanien 99,6
inférieur Albien 112,0
Aptien 125,0
Barrémien 130,0
Hauterivien 136,4
Valanginien 140,2
Berriasien 145,5
Jurassique supérieur Malm Tithonien 150,8
Kimméridgien 155,7
Oxfordien 161,2
moyen Dogger Callovien 164,7
Bathonien 167,7
Bajocien 171,6
Aalénien 175,6
inférieur Lias Toarcien 183,0
Pliensbachien 189,6
Sinémurien 196,5
Hettangien 199,6
Trias supérieur Rhétien 203,6
Norien 216,5
Carnien 228,0
moyen Ladinien 237,0
Anisien 245,0
inférieur Olenekien 249,7
Indusien 251,0
Permien Lopingien Changhsingien 253,8
Wuchiapingien 260,4
Guadeloupéen Capitanien 265,8
Wordien 268,0
Roadien 270,6
Cisuralien Kungurien 275,6
Artinskien 284,4
Sakmarien 294,6
Assélien 299,0
Carbonifère Silésien-Pennsylvanien Gzhélien 303,9
Kazimovien 306,5
Moscovien 311,7
Bashkirien 318,1
Mississippien-Dinantien Serpukhovien 326,4
Viséen 345,3
Tournaisien 359,2
Dévonien supérieur Famennien 374,5
Frasnien 385,3
moyen Givétien 391,8
Eifelien 397,5
inférieur Emsien 407,0
Praguien 411,2
Lochkovien 416,0
Silurien Pridoli Pridolien 418,7
Ludlowien Ludfordien 421,3
Gorstien 422,9
Wenlockien Homérien 426,2
Sheinwoodien 428,2
Llandovérien Télychien 436,0
Aéronien 439,0
Rhuddanien 443,7
Ordovicien supérieur Hirnantien 445,6
Ashgillien 455,8
Caradocien 460,9
moyen Llandeilien 468,1
Llanvirnien 471,8
inférieur Arénigien 478,6
Trémadocien 488,3
Cambrien supérieur ou Furongien Paibien 501,1
moyen ou Acadien Mayaien -
Amgaien 513,0
inférieur Tommotien -
Atdabanien 542,0

 

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