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BIPEDIA N° 27-1
Une nouvelle hypothèse des origines de l’homme. Les cheveux font l’homme
PAR ROGER SANSOUCY

dimanche 21 décembre 2008


L’Homo sapiens se distingue par sa chevelure. En lisant cet article vous en comprendrez la raison.

 


Fig 1 : Une Chinoise


Fig 2 : Suzan Kalb site

 

 Nous prétendons que, dans le passé, nous avions tous une longue chevelure. Afin de bien illustrer notre propos nous reproduisons ci-dessus deux photos de femmes aux longs cheveux.

 Notre hypothèse est que nous vivions dans l’eau douce des lacs et rivières et que notre chevelure était un moyen de protection et d’alimentation.

 La chevelure était un moyen d’alimentation. Elle agissait comme un filet pouvant retenir et capturer le plancton, les insectes, les petits poissons et autres petits animaux, les graines flottantes et feuillus que l’homme saisissait et portait à sa bouche comme plusieurs crustacés le font. La chevelure était aussi un moyen de protection car elle nous défendait contre les prédateurs. En effet, avaler des milliers de fils tue le prédateur car ils deviennent semblables à des cordes de violon et scient littéralement les intestins. De plus les fils peuvent être chargés de poisons.

 Quels arguments peut-on apporter pour appuyer notre hypothèse ? On va en apporter trois.

 Le premier concerne la physionomie de l’homme. Il consiste à montrer que si la chevelure de l’homme était utilisée aux fins d’alimentation et de protection, le corps de l’homme s’explique aisément.

 Le second concerne les comportements sociaux de l’homme et il consiste, de même, à montrer que si la chevelure de l’homme était utilisée pour les fins précitées, plusieurs comportements de l’homme s’expliquent.

 Le troisième concerne l’intellect de l’homme et est de même nature.

 Quand nous aurons terminé de parler de ces points dans une première partie, on se demandera dans une deuxième partie d’où vient l’homme aquatique que nous auront alors décrit puis dans une troisième partie on se demandera quand l’homme aquatique est sorti de l’eau pour passer au monde terrestre et être l’homme moderne.

 

Première partie : L’ Homme Aquatique.

 

 Tout d’abord, re-situons l’homme du passé, que l’on va appeler l’homme aquatique. Il est dans l’eau douce, peu profonde, avec un léger courant. Pourquoi dans l’eau douce ? Car cela est mieux que l’eau salée pour sa chevelure. Il est en eau peu profonde car ses pieds doivent toucher le fond de l’eau pour ne pas être emporté par les flots et le courant. L’eau douce a un petit courant pour amener le plancton tout en ne nuisant pas à l’efficacité de sa chevelure. Sa chevelure, fournie et longue, lui impose un certain immobilisme. Il est un animal quasi sessile quand il est adulte. Il ne se déplace que pour faire en sorte que sa chevelure flotte sur l’eau, c’est à dire au gré du niveau de l’eau. Dans un passé récent, avant sa sortie de l’eau, sa chevelure, étalée sur l’eau, aura, sans doute, un diamètre d’environ un à deux mètres et ses bras une portée de 40 à 60 cm, ce qui est amplement suffisant pour tous les types de cheveux.
 L’homme, dans cette situation, se nourrit et se protège facilement. C’est notre hypothèse qu’il était dans cette situation car sa physionomie a été faite pour cela. Sa physionomie a été faite pour permettre aux cheveux de jouer au maximum leur rôle d’outil d’alimentation et de protection.

 

La physionomie de l’homme aquatique.

 Seule la carpe a une bouche aussi petite pour sa taille. L’homme aquatique ne peut avoir qu’une petite bouche, de petites lèvres charnues, une petite langue agile et de petites dents. La raison en est que cela correspond aux proies que la chevelure peut capturer. En d’autres mots si sa chevelure pouvait capturer de plus grosses proies, il aurait une plus grosse bouche. Il glisse ses cheveux entre ses lèvres charnues, faites ainsi à cette fin, et sa langue agile aidant, il retient le plancton. Il capture des petits poissons nageant proche de la berge, il les avale crus ou les coupe avec ses incisives et les broie avec ses molaires. Ses dents sont satisfaisantes pour cela. Il en fait de même avec les insectes.

 L’acuité visuelle de l’homme n’est surpassée que par celle des oiseaux. Pour pouvoir se nourrir grâce à des cheveux de kératine, inerte, peu sensible au toucher, l’homme aquatique se doit d’en avoir les moyens. Il se doit d’avoir des yeux d’une grande acuité pour distinguer ses proies dans un amas de cheveux. Il se doit d’avoir des yeux qui voient en couleur pour faciliter la capture. Il se doit d’avoir deux yeux, côte à côte pour une vision stéréoscopique, facilitant la localisation des proies. En d’autres mots, si ce n’était des cheveux, l’homme aurait pu se contenter d’yeux bien moins performants comme ceux des autres animaux vertébrés. Si ce n’était des cheveux, son acuité visuelle considérable n’aurait pas besoin d’être à son maximum dans un rayon d’un mètre.

 Selon Aristote, la main est l’instrument des instruments. Le cheveu n’est plus apte à se diriger, seul, vers la bouche, même s’il est doté d’un petit muscle. Il faut donc un outil de saisie. Pour saisir les cheveux, les glisser entre les lèvres, capturer poissons et insectes et sans doute réaménager les cheveux déplacés, il faut un outil agile, précis, rapide, similaire à une pince. La main de l’homme pentadactyle, munie d’ongles, aux doigts opposables au pouce, aux doigts qui gercent, capable de pronation et de supination est l’outil approprié, précis, rapide et agile.

 Par ailleurs, la tête de l’homme est couverte de cheveux sur une grande partie de sa surface. Pour ne pas déranger outre mesure la chevelure, le cou permet à la tête de bouger du bas vers le haut et de la gauche vers la droite que de 90 degrés environ. Quand l’homme est debout dans l’eau, droit, sa chevelure, son filet de capture, est à son maximum d’efficacité. A remarquer qu’alors, la base de ses cheveux, derrière la tête, est à la hauteur de sa lèvre supérieure. Les trous des narines et des oreilles sont légèrement au-dessus de l’eau, leur permettant d’exercer leur fonction, sans être des inconvénients pour les cheveux et cela tout en étant protégé des vagues par leurs formes. Les yeux, plus haut légèrement, aident ainsi à la capture. Un front vertical fait en sorte que les cheveux n’obstruent pas la vue. La bouche, légèrement sous l’eau, est dissimulée. En fait, la tête, sphérique et plate en avant est ainsi faite pour héberger le maximum de cheveux et les mettre en valeur. La tête de l’homme est un piège. En d’autres mots, l’homme a une tête de cette forme à cause de ses cheveux.

 


Fig 3 : Vision de face dans l’eau
Fig 4 : Vision de profil

 

 Pour être bien utilisée, la chevelure flotte sur l’eau dans un courant très faible. Cela implique que l’homme aquatique, en position verticale, puisse maintenir une position stable. Les pieds singuliers de l’homme sont la solution. Ainsi l’homme est plantigrade. L’homme aquatique, pour maintenir sa chevelure à la surface de l’eau, se déplace lentement en marchant car la nage emmêlerait davantage ses cheveux. D’autre part, l’homme aquatique, pour activer sa chevelure, augmentant ainsi les captures, et pour s’ajuster aux vagues, plie les genoux et se met sur le bout des orteils, tout en maintenant le tronc droit. Cela lui permet d’immerger totalement la tête et quand il la sort de l’eau, sourcils et cils protègent les yeux. En d’autres mots, la chevelure explique la physionomie des membres postérieurs.

 


Fig 5 : Les membres postérieurs

 

 En résumé, il nous semble avoir suffisamment indiqué que la physionomie de l’homme découle de la chevelure comme moyen de protection et d’alimentation. La bipédie, la station verticale, les mains, les bras, les yeux, la bouche, les lèvres, les jambes, les pieds sont tous parfaitement adaptés, si on adopte notre hypothèse.

 

Comportements

 Nous allons voir maintenant que l’hypothèse des cheveux nous amène à d’autres découvertes aussi pertinentes en relation avec les comportements de l’homme.

 Nous allons considérer quelques comportements qui nous semblent fondamentaux et singuliers dans le monde animal : la sexualité continue, la position face à face, la tendance à la monogamie, la lente acquisition de l’autonomie du petit, le caractère grégaire, l’attitude vis a vis des malades, gens âgés et handicapés, l’entraide.

 L’hypothèse des cheveux donne une explication à ces comportements. Elle nous fournit un pourquoi. Quand il y a union étroite de la femme et de l’homme, les possibilités d’alimentation et de sécurité sont au moins doublées, car le volume des cheveux double. Les croquis ci-dessous illustrent cela.

 


Fig 6 : Un plus grand volume de cheveux par l’union

 

 Souvent dans le monde animal, l’union sexuelle, le coït, met l’animal en danger. La position ventro-dorsale et l’aménagement des organes génitaux appropriés, peuvent être vus comme une stratégie permettant une meilleure surveillance et un désengagement plus rapide. La brièveté de la relation peut être une autre stratégie. Chez l’homme aquatique, c’est le contraire. L’union, favorisant la sécurité et l’alimentation, est donc encouragée et c’est pourquoi on aura développé une sexualité en continue de la femme et ce qui s’en suit logiquement, une excitabilité sexuelle accrue et une grande capacité de jouissance pour cimenter l’union. Le face à face, permettant l’enlacement mutuel, va de soi et on aura un développement de l’œil facilitant la communication silencieuse.

 


La partie blanche de l’œil est clairement visible.
Nous sommes le seul mammifère à avoir ce type d’œil. ( 8 )
 
Fig 7 : Les yeux singuliers

 

 Alors la forme et la dimension des organes sexuels s’ajusteront pour une relation fréquente dans l’eau en position verticale et face à face. On pense ici à la position du vagin de la femme et à la position du clitoris favorisant la pénétration du premier et l’excitation du second. On pense à la longueur surprenante du pénis de l’homme qui, peut être, dans un lointain passé était équipé d’un baculum ( os dans le pénis ) et de plus sa longueur est quasi indépendante de la taille de l’homme. L’homme aquatique est peut être un petit homme au pénis démesuré. La femme chevauche l’homme et l’encercle avec ses jambes. Elle est conséquemment un peu plus petite, plus légère, aux membres plus courts mais faite pour que sa tête et chevelure soit au même niveau que celle de l’homme en position d’accouplement vertical. Les tailles des individus du groupe sont alors obligatoirement assez similaires à l’instar des groupes homogènes d’aujourd’hui. Dans ces circonstances, il est inévitable que l’homme soit plus puissant physiquement que la femme et encore aujourd’hui les membres postérieurs et leurs articulations sont plus solides chez l’homme. Dans le monde animal, chez les arthropodes, les nématodes, les mollusques et même chez plusieurs vertébrés, les poissons, les amphibiens et les serpents, la femelle est plus grosse que le mâle. Chez l’homme, ce n’est pas le cas, la différence est faible. L’hypothèse des cheveux propose une explication au dimorphisme.

 On a sans doute dans le passé, assisté à un renforcement de cette union. La sexualité a une grande puissance dans la nature, des mâles s’entretuent, passent des jours sans se nourrir. On a transpercé d’aiguilles des grenouilles, on leur a coupé les jambes sans pour autant mettre fin a leurs étreintes. Chez l’homme aquatique, ni l’alimentation, ni la sécurité pouvait désunir le couple. Au contraire. Alors comment expliquer les naissances ? Un phénomène singulier se passe et que l’on voit encore aujourd’hui. Le ventre de la femme enceinte gonfle de façon démesurée dans le monde animal, la séparant physiquement de l’homme, interdisant l’union dans l’eau. La femme s’écarte et miracle de la nature, sa chevelure se met à pousser davantage et à être plus fournie sans doute pour la compenser de la perte de la chevelure de son compagnon et on voit cela encore aujourd’hui. Le mâle aquatique, alors dépourvu, se cherche une autre femelle. C’est pourquoi et on le voit encore très souvent aujourd’hui, l’homme est monogame mais de façon séquentielle.

 Il semble que c’était la femelle aquatique qui choisissait son compagnon, son partenaire. L’humain aquatique a sans doute, à l’instar de l’humain terrestre, un odorat peu développé, car submergé, son nez est quasi collé à l’eau. L’odorat de la femme est un peu plus développé et cela encore aujourd’hui. Pourquoi ? Les cheveux et les aisselles de l’homme dégagent un phéromone qui lorsqu’il est frais, excite la femme, et davantage, les phéromones de proches, père, frères n’excitent pas et davantage, comme des études récentes le démontre, l’odeur indiquera à la femme si le mâle peut la féconder. Merveille de la nature !

 La femelle aquatique, enceinte, au ventre démesuré et à la chevelure fournie, verra son corps se transformer encore. Ses seins déjà gros, si on les compare à ceux des autres animaux, vont doubler de volume. Pourquoi ? C’est un phénomène singulier dans le monde animal. Des femmes aujourd’hui ont de si gros seins qu’elles doivent se faire opérer pour les réduire afin d’éviter des problèmes de dos. On est, semble-t-il, le seul animal avec cette caractéristique. Pourquoi ? C’était une nécessité. La femelle aquatique, submergée jusqu’à sa lèvre supérieure, sa chevelure étalée sur l’eau, doit nourrir son petit. Son mamelon doit sortir de l’eau pour allaiter l’enfant. La femelle aquatique avait de gros seins ou des seins fusiformes pour cette fin.
 Aujourd’hui, les femmes terrestres ont parfois de gros seins ou des seins fusiformes, mais ce n’est plus nécessaire et on pourrait se contenter de seins du style chimpanzé qui consiste en un mamelon seulement.

 La femme aquatique enceinte va rejoindre d’autres femmes enceintes et des femmes avec de tout jeunes enfants et qui sont alors peu enclines à la sexualité. Les femelles aquatiques disponibles et prêtes vont avec hâte se choisir un partenaire. Un équilibre doit s’établir entre mâles et femelles disponibles. Le couple, semble-t-il, était la base constitutive de l’espèce. C’est sans doute pourquoi les jeunes mâles meurent plus que les jeunes femelles, que les mâles vivent moins longtemps, que le jeune mâle mature plus tard et peut être, même alors, comme dans le monde animal, l’homosexualité existe. Tout cela pour arriver à un mâle disponible pour chaque femelle disponible.

 L’enfant aquatique, à l’instar de l’enfant terrestre, aura une tendance naturelle à s’agripper aux cheveux et il est probable que la femme aquatique ait utilisé ses cheveux pour lier le petit à son dos en faisant, par exemple, une sorte de harnais. Dans d’autres cas, l’enfant aurait pu trouver un appui sur un postérieur protubérant et la stéatopygie, illustré ci dessous, aurait été, en ces temps, monnaie courante.

 


Fig 8 : Le point d’appui

 

 L’enfant sera nageur et il à noter qu’il peut l’être très tôt, un peu comme le petit de la gazelle, qui après sa naissance, se met sur ses quatre pattes et peut courir. On peut penser que l’enfant aquatique était beaucoup plus rapidement autonome que l’enfant terrestre d’aujourd’hui. Rapidement il pourra se nourrir de plancton par ailleurs en grande abondance et aisément disponible, en plus du lait maternel. Il va apprendre, en vieillissant à se stabiliser et adopter une position quasi immobile reproduisant en quelques sortes la vie des tuniciers qui passent de l’état larvaire, nageur à l’état sessile des adultes. Il est tentant d’essayer d’imaginer le territoire d’un groupe d’humain aquatique. Voici ci-dessous un essai :

 


Fig 9 : Un territoire possible

 

 L’homme est un animal grégaire car, selon l’approche des cheveux, cela lui assure une plus grande protection contre les prédateurs. Ceux-ci étant effrayés par le volume de chevelure. D’autre part une plus grande surface de cheveux de même type pourrait être susceptible d’attirer plus de proies. Il y a lieu aussi de considérer que la chevelure impose à l’homme une certaine fixité, ce qui implique, pour la reproduction, l’existence de groupe dans un endroit relativement restreint.

 En ce sens, l’homme serait susceptible, serait enclin à s’occuper des gens âgés, malades, handicapés voir des morts car ce qui compte vraiment, ce sont les cheveux et tous ces gens précités valent par leurs cheveux.

 

La capacité intellectuelle

 On a vu dans la section précédente comment les cheveux peuvent expliquer quelques comportements fondamentaux de l’homme. Maintenant on se tourne vers ce que l’homme appelle souvent l’intelligence. La définition de l’intelligence n’est pas claire. On relève une centaine de définitions qui changent avec le temps et les cultures.

 Dans la Volonté de Puissance, Friedrich Nietzsche, a sans doute raison quand il écrit « Jusqu’à quel point, même notre intellect est une conséquence des conditions d’existence, on ne l’aurait pas si on n’en avait pas besoin et on ne l’aurait pas tel qu’il est si on n’avait pas eut besoin de l’avoir tel qu’il est, si on pouvait vivre autrement. »

 L’homme dans l’eau est amené à consacrer son temps à la gestion de sa chevelure, de la sienne et sans doute celle de sa compagne ( et vice-versa ). Cela va de soi, car il s’agit de son moyen d’alimentation et de protection. Sa chevelure nécessite un entretien continuel car elle est constamment perturbée dans son agencement. L’araignée génére sa toile, mais elle peut la remplacer totalement et rapidement si elle est altérée. L’homme ne peut remplacer sa chevelure, il doit en assurer la maintenance.

 Pour avoir un outil efficace de capture et de protection, l’humain aquatique est appelé à ordonner, grouper, trier, lisser, répartir, étaler, classer, peigner, aligner, coordonner, délier, démêler, nettoyer, aménager, subordonner, faire des liens, nouer, tresser, fileter, orner, retenir des appâts, posticher ses cheveux et ceux du conjoint et des enfants.

 Bien entendu, se couper les cheveux, même partiellement, équivaut alors à se priver de son moyen d’alimentation et de sécurité et on suppose que ceux qui le font se mettent à l’écart, se mettent en danger, et ne sont pas choisit comme partenaire sexuel. En d’autres mots, même si l’homme, en ces temps, avait su comment se couper les cheveux, il ne l’aurait pas fait et ceux ou celles qui l’auraient fait par quasi-obligation ( comme une branche prise dans les cheveux ) ou par incapacité, incompétence, auraient eu une anatomie mutilée. Il est extraordinaire de constater qu’aujourd’hui encore, notre inconscient tel que les rêves le révèlent, associe les coupes, pertes, tressages de cheveux à une déperdition et un appauvrissement.

 Notre hypothèse est, que cette capacité de l’homme à assurer la maintenance de ses cheveux était une urgence, essentielle à sa survie et que cette capacité est l’intelligence. Plus encore, ces actions dont l’homme a été obligé d’acquérir le savoir-faire sont devenues une obsession, une seconde nature, une impulsion, un instinct qui s’est incrusté dans son héritage biologique et culturel. L’homme, c’est tout simplement l’animal qui, d’instinct, ordonne, groupe, trie, lisse, réparti, étale, classe, démêle, fait des liens, noue etc.
 Paradoxalement, contrairement à la pensée philosophique, l’instinct de l’homme, c’est son intelligence !

 Par exemple, le chien, le chat ou le chimpanzé n’a pas l’instinct de classer les choses. Invitez chez vous un homme, une femme, il voudra, par exemple, classer les ustensiles en couteau, fourchette et cuillère ou il vous sera suggéré vivement qu’il vaut mieux les classer ! C’est dans notre nature.

 L’homme, maintenant ne se servant plus de sa chevelure, a conservé l’instinct. Et, maintenant sur terre, il groupe, ordonne, hiérarchise, fait des liens, dénoue, démêle tout ce qu’il rencontre ou imagine, des arbres, des gens, des divinités et même des étoiles. Et de cela résulte le monde dans lequel on vit, tant physique qu’intellectuel. Il en fait de même pour le non matériel, le spirituel.

 

Langage, écriture et sciences

 Ce qui pourrait étayer notre hypothèse des cheveux, sont les relations qui peuvent être faites entre les cheveux et le langage, les cheveux et l’écriture, les cheveux et le développement des mathématiques et des sciences. Toutes ces choses sont souvent associées à l’intelligence. Nous allons en parler de façon très succincte.

 

Origine du Langage

 Pour nous, le langage est le fruit de notre instinct et notre instinct, c’est l’intelligence tel que nous l’avons décrite. Bien sûr, les formes du larynx et du pharynx découlent de notre position verticale et cette position est nécessaire pour l’exploitation de nos cheveux. Les sons doivent être classés, assemblés, subordonnés, ordonnés etc. pour constituer un langage et une syntaxe. Là encore, intervient notre instinct. Il est dans notre nature de faire cela et comme les arrangements peuvent être divers, on a diverses langues. Ainsi dans les phrases suivantes, on a différentes constructions, fruits de notre instinct : civitas romanus sum, je suis citoyen romain, I am a roman citizen.
 Et, on ne s’étonnera pas que des études prétendent que la disposition physique des cheveux est associée à des troubles du langage ! La disposition des cheveux est reliée aussi à la schizophrénie et aux troubles bipolaires de sorte qu’il est de plus en plus courant d’étudier la disposition des cheveux chez le nouveau-né.

 

Origine de L’Écriture

 L’écriture pourrait être aussi le fruit de notre instinct. Bien entendu, l’écriture est en relation avec la dextérité de la main et cette dextérité est essentielle pour nos cheveux. Mais au-delà de cela. On se réfère maintenant aux nœuds que l’homme devait démêler et même faire avec ses cheveux. On connaît le Quipu des Incas, une forme d’écriture avec des nœuds. Voici une illustration de quipu inca ( 39 ) :

 


Fig 10 : Les nœuds des quipu

 

 On a aussi les anciens caractères chinois découverts dans des cavernes et qui sont associés à des nœuds. Confucius a dit que la Chine utilisait, pour communiquer, les nœuds avant que l’écriture ne soit inventé. Et aussi voici ce qu’en disait Lao Tzu.

Let there be a small country with few people.
Let the people value their lives highly and not migrate far.
Let the people again knot cords and use them ( in place of writing ).
Yet the people there may grow old and die without ever visiting one another.

Lao Tzu, chapter 80 as translated by Wing-Tsit Chan in A Source Book in Chinese Philosophy, P 175 )

 En poussant plus loin notre raisonnement et selon notre hypothèse des cheveux, les lettres pourraient être des nœuds simplifiés et stylisés.
 Ainsi, au début, on aurait eut un nœud décrivant un animal par exemple un ours, un autre décrivant un boa. Supposons qu’à l’époque il y ait eu un mot parlé dont la sonorité ait été boaours et qui ait signifié "regarde ici". Avec un cheveu on peut donc écrire ’’regarde ici‘’ avec deux nœuds rapprochés. On peut le faire dans l’eau avec nos cheveux. Par suite, sur terre, si on le grave, on conserve, dans la gravure, une partie du nœud reflétant un son chacun, une lettre d’alphabet.

 

Sciences

 Cette préoccupation des hommes pour les nœuds va se retrouver dans les mathématiques avec Gauss et donner lieu à la théorie des nœuds.

 La théorie des nœuds constitue ainsi une interface très active entre physique et mathématiques. Les nœuds et les tresses fournissent aujourd’hui un outil de modélisation efficace de la physique des polymères aux cristaux liquides, en passant par la biologie moléculaire. Dans la direction opposée, les idées importées de la physique ont déclenché une révolution en mathématiques : d’un sujet un peu marginal il y a encore 15 ans, la théorie des nœuds est devenue aujourd’hui l’un des grands chantiers mathématiques.

 Les nœuds ont permis à l’homme de parcourir l’univers car sans eux la navigation à voile, par exemple, eût été impossible. Demain ils nous ouvriront peut être la porte du cosmos.

 Et où a t-on bien pu apprendre à faire des nœuds, à avoir cette préoccupation, sinon avec nos 100 000 filaments qui ornent nos têtes, d’autant plus qu’il est plus facile de faire des nœuds avec des cheveux mouillés.

 

Deuxième Partie : D’où vient l’homme ?

 

 On entend ici l’homme aquatique. Celui que nous avons décrit. Celui qui utilise sa chevelure comme moyen de protection et d’alimentation.
 On est amené à parler de cela car notre hypothèse diffère totalement de ce qui est proposé communément et qui fait remonter l’homme actuel à un quadrupède qui se serait transformé en des êtres de plus en plus proches de l’homme actuel passant ainsi par un Homo robustus, un Homo agilis et un Homo erectus etc.

 


Fig 11 : Une hypothèse populaire d’évolution

 

 Avant de poursuivre, il est bien entendu que certains prétendront alors que l’homme a par conséquent, initialement, été placé dans l’eau par un créateur, voire même par des extraterrestres. Certains diront qu’il a été puni et a dû en sortir. Cela s’apparente à la thèse créationniste. Ceux qui ont foi en cette thèse peuvent passer de suite à la troisième partie de cet article, intitulé « Sortie de l’eau ».

On pourrait envisager trois scénarios.

 Il y aurait le scénario du singe aquatique. Cette idée s’apparenterait à l’hypothèse d’Elaine Morgan ( AAH ). C’est celle d’un singe ( ou même d’un hominidé ) qui aurait été amené à avoir, pour une raison ou une autre, une vie aquatique, à une époque datant de plusieurs millions d’années. Pour ajuster cette idée à notre hypothèse des cheveux, il faudrait qu’une chevelure lui soit alors poussée pour avoir une position droite, verticale, avec toutes les étapes subséquentes.
 Dans le second scénario, celui de la théorie à la mode du tétrapode, quadrupède qui serait sorti de l’eau sur ses nageoires transformées en membres, il y aurait possibilité d’ajustement avec notre hypothèse dans le cas où il aurait développé une chevelure avant sa sortie de l’eau. Ça se serait passé, il y a quelque 100 millions d’années.

 Et il y aurait un troisième scénario, nouveau et de notre cru, c’est celui de l’animalcule chevelu. Il débute au cambrien ou précambrien, il y a quatre à six cent millions d’années.

Scénario de l’animalcule chevelu.

 Comme nous l’avons répété maintes fois et cela est fondamental, l’homme aquatique s’alimente et se protège grâce à sa chevelure. Cela lui impose d’être quasi sessile.

 Plusieurs se réfèrent aux primates pour poser des hypothèses concernant l’origine de l’homme. C’est sans doute inspirée des similitudes d’apparence physique entre l’homme et le singe. Nous allons procéder de façon différente car nous avons maintenant un outil fourni par l’hypothèse des cheveux. Nous pouvons nous demander quels sont les animaux qui se nourrissent et se protègent comme l’homme aquatique en pensant qu’il y a parenté entre eux. Il s’agit donc de similarités différentes de celles que l’on observe entre les primates. Alors, on se demande quels sont les animaux qui se nourrissent de plancton, de particules en suspension dans l’eau, qui se nourrissent grâce à des tentacules, qui s’aident d’un filet pour se nourrir, qui utilisent pour se protéger le poison ou une substance sécrété par leur corps, qui se déplace peu : en d’autre mots, qui sont sessiles.

 Bien entendu, on doit alors écarter tous les animaux terrestres et on se retrouve avec des animaux aquatiques. On écarte aussi les poissons car ils ne sont pas sessiles et pour la même raison, on écarte les amphibiens.

 On se retrouve alors très loin dans le passé. Il y aurait eu, en eau douce, un être vermiforme qui se serait alimenté grâce à des tentacules de kératine. Il aurait eut une forme allongée et aurait été sessile ou quasi sessile. On imagine son développement par le croquis suivant :

 


Fig 12 : L’évolution, une autre approche

 

 Au stage initial A, il a des tentacules de kératine assez courts pour les incliner vers sa bouche. Ces tentacules sont peut être dotés de pinnules et enduits de mucus. Il les actionne grâce à des petits muscles dont on a encore des vestiges. Il se dirige vers la surface ( B ) pour un meilleur choix des particules en suspension dont il se nourrit. Alors il se rigidifie grâce à une tige, la chorde, tout en restant ancré au sol. Il atteint le fil de l’eau ( C ), ses tentacules inertes de kératine sont plus longs et nombreux et il développe des membres antérieurs pour l’aider à les incliner vers sa bouche et à les glisser entre ses lèvres, recueillant ainsi le plancton. En D, il développe des membres postérieurs qui l’aideront à se stabiliser, à déployer sa chevelure et à se déplacer lentement, pour maintenir sa chevelure au niveau de l’eau. En E, il se débarrasse de son appendice caudal ( queue ), un embarras quand il se déplace et s’assoit dans l’eau tout en voulant maintenir le tronc droit. En F, il sort de l’eau et peut se couper les cheveux, devenu inutiles. Il se sert de ses membres à de nouvelles fonctions. Le management de ses cheveux lui a donné des capacités intellectuelles singulières. L’homme terrestre est né. C’est un vertébré, un être de kératine, les arthropodes sont des êtres de chitine.

Développement du scénario

 Le fait d’avoir des filaments de kératine pour s’alimenter impose à l’animalcule chevelu d’être un animal d’eau douce. L’eau salée n’est pas favorable au déploiement et à la pousse de la chevelure. Par conséquent tout commence en eau douce, sans doute dans des lacs et rivières car on croit que les mers d’autrefois étaient plus salées qu’aujourd’hui. Cette idée distingue notre hypothèse des hypothèses admises ( Saint-Hilaire, Garstag, auricalien ) qui donnent aux chordés une origine marine ( eau salée ).

 On peut aussi supposer que le fait d’être un animal d’eau douce impose à l’animalcule chevelu initial un mode d’alimentation différent de celui des lophophores. Ceux-ci sont en général des animaux marins, d’eau salée, qui ingurgitent beaucoup d’eau et en retiennent les aliments. A l’instar des poissons d’eau douce, l’animalcule chevelu n’aurait pu ingurgiter beaucoup d’eau pour maintenir son niveau de salinité, ce qui est essentiel sinon il pourrait éclater. Il a dû développer un système d’alimentation singulier, un filament de kératine muni d’un muscle permettant de l’infléchir vers la bouche.

 D’où vient la kératine ? Son origine est lointaine, sans doute du précambrien. On retrouve de la kératine et des filaments ( cnidocils ) chez les anthozoaires ( coraux et anémones ) qui datent du cambrien, voire du vendéen ou fin du précambrien et sont considérés souvent comme étant parmi les premiers animaux. On peut supposer un ancêtre commun aux anthozoaires et à l’animalcule chevelu ou on peut considérer que l’animalcule chevelu soit issu d’un polype apparenté aux hydras d’eau douce. Les études récentes sur le génome humain indiquent que les gènes humains sont très anciens ( études sur les coraux et l’anémone Nematostella vectensis, controverse sur les introns comme signe de l’ancienneté du génome humain ). On peut même penser que les anthozoaires se sont détachés des bilatériens au précambrien tel que le suggèrent les plus vieux fossiles qui seraient des reliques de cnidaires dotés d’une tige.

 L’origine de la chorde chez les vertébrés, sa raison d’être, serait de rigidifier l’animalcule afin qu’il puisse mieux se nourrir. Dans la littérature scientifique, la chorde lui aurait permis de mieux se déplacer, de se mouvoir plus aisément et rapidement. A notre avis, cette idée d’horizontalité a mené le monde scientifique à des culs de sac. Les membres antérieurs et postérieurs s’expliquent facilement par les exigences de la chevelure. Il n’en va pas de même quand on adopte l’idée d’horizontalité, il n’y a pas alors d’explication facile. Les membres de l’homme sont les plus versatiles et articulés des vertébrés ( rotation de 180 degrés, opposition des doigts, etc. ). Cela nous mène à dire qu’ils sont à l’origine des membres spécialisés des autres vertébrés. Neil Shubin, biologiste de l’Université de Chicago qui a analysé le fossile du tiktaalik, supposé représenter un animal de transition entre le poisson et l’amphibien, remarque que notre poignet, notre pouce opposable et même la forme de notre crâne s’apparentent à celle du tiktaalik. Neil Shubin en vient même à dire que les nageoires des poissons pourraient s’être développées à partir des mains. Aujourd’hui, on découvre que les poissons seraient d’origine dulcicole et auraient colonisés l’espace marin ( eau salée ). Cela est pour nous évident car ils descendent de l’animalcule chevelu. Quant aux membres inférieurs, le pied de l’homme s’apparenterait davantage aux pieds de la salamandre, c’est du moins l’idée émise par Yvette Deloison du CNRS dans son livre « Préhistoire du Piéton ». C’est aussi, pour nous évident car le pied de la salamandre descendrait du pied de l’animalcule chevelu, notre pied.

 L’hypothèse de l’animalcule chevelu explique aussi facilement la bipédie des premiers dinosaures ainsi que la bipédie de l’Eudibamus cursoris, animal qui précède les dinosaures de 80 millions d’années. Ainsi l’homme est bipède et l’a toujours été depuis le cambrien sans doute, du moins depuis la phase D de son développement. Il est possible que l’animalcule chevelu ait donné naissance aux hémichordés qui sont allés coloniser les mers. Ceux-ci ne sont pas bipèdes et ne l’ont sans doute jamais été, originant d’une phase antérieure du développement de l’animalcule chevelu mais en général tous les chordés ont été initialement bipèdes. Enfin, il est plus probable que l’oiseau initial tire son origine directement de l’animalcule chevelu qui aurait été emporté par le vent à cause de sa chevelure ( avec pinnules possiblement ). A ce sujet, l’idée actuelle est que l’oiseau descend d’un petit dinosaure qui se serait mis à voler en sautant de branches en branches ou à sauter pour attraper au vol des insectes... !

 Bref, l’homme moderne terrestre, issu de l’homme aquatique, issu de l’animalcule chevelu est une créature archaïque en filiation directe avec l’animal d’origine tel que l’attestent ses membres, sa chevelure et sa bipédie. L’homme n’est pas la fin, c’est l’origine ! Voilà le scénario de l’animalcule chevelu développé davantage. Il mériterait de l’être encore plus.

 

Troisième Partie : Sortie de l’eau

 

 Dans une première partie, nous avons établi que la chevelure comme moyen d’alimentation et de protection était une hypothèse valable car elle explique la physionomie, les comportements et la capacité intellectuelle de l’homme actuel. On a vu que cela devait obligatoirement se passer dans l’eau, que l’homme était nécessairement aquatique. Fort de cette connaissance nous avons pu émettre une hypothèse quant à l’origine de l’homme aquatique. Maintenant dans cette partie de l’article, l’hypothèse des cheveux va nous aider à déterminer le moment ou l’homme aquatique est sorti de l’eau pour devenir l’homme terrestre.

 Quand l’homme aquatique sort de l’eau, il doit être à peu près ce que nous sommes aujourd’hui. Il a peut être une résistance au froid plus grande, une peau différente, des jambes moins puissantes, des organes internes légèrement différents, des cheveux plus longs, plus fournis, une taille différente. On peut penser que l’homme aquatique est sorti de l’eau récemment, car l’homme terrestre actuel lui ressemble indiquant qu’il ne s’est pas écoulé assez de temps pour les distinguer l’un de l’autre. Cependant, on peut aussi penser que l’homme aquatique, étant intelligent, ne s’est pas modifié, se servant de son intelligence pour bloquer une transformation physique que l’existence terrestre aurait pu lui imposer.

 Il y a 50 000 ans environ, nous étions peu nombreux, quelques milliers seulement. Il s’était produit à cette époque un rétrécissement du nombre d’humains ! Suite à des études génétique sur le chromosome Y, tous les humains vivant sur terre maintenant seraient descendants d’un homme de cette époque. Un soi-disant Adam. D’autres chercheurs, cette fois-ci en linguistique, prétendent que toutes les langues actuelles proviennent d’une seule langue. C’est l’idée de la tour de Babel ! On peut imaginer que l’Adam ci-dessus parlait cette langue et était membre d’un petit groupe homogène. S’inspirant de l’hypothèse des cheveux, ce Pseudo-Adam vit dans l’eau, il est un homme aquatique. Pourquoi peut-on dire telle chose ? Car, il est sans doute membre d’un groupe restreint, homogène ayant un type de cheveux et un seul. Il va donner naissance aux différents types de cheveux que l’on connaît aujourd’hui. Comment cela est-il possible ? Selon l’hypothèse des cheveux, la chevelure sert de moyen d’alimentation et de protection et cela dans un milieu aquatique. Nous pensons que les différents types de cheveux sont des adaptations à des environnements différents, des eaux et des proies différentes. La couleur de la peau serait aussi une adaptation à des eaux à chimie différente et aurait pu agir comme camouflage. On en vient donc à dire qu’il y a 50 000 ans, l’homme ne peut être qu’aquatique. S’il ne l’avait pas été, les hommes modernes terrestres auraient probablement tous le même type de cheveux.

 Il y a 50 000 ans, c’est une période de grand froid, une période glaciaire et il n’y a pas sur Terre plusieurs endroits ou l’homme aquatique pouvait vivre. Au niveau de l’équateur, il y a l’Amazonie et la région des grands lacs africains. C’est en Afrique que nous vivions, dans la région des Grands Lacs, région plus hospitalière à l’homme que l’Amazonie à cause de ses lacs. Selon l’hypothèse à la mode, nous serions tous d’origine africaine. C’est la théorie « Out of Africa » qui est basée sur des études génétiques. Pourquoi, sommes-nous d’origine africaine ? La théorie « Out of Africa » ne le dit pas. L’hypothèse des cheveux en fournit la raison.

 Mais pourquoi sommes-nous sorti de l’eau. Disons de suite que l’homme aquatique peut sortir de l’eau à volonté, mais il ne le fait pas car l’eau est son habitat naturel. On parle ici d’une sortie massive et irréversible. C’est du moins ce que l’on pense et on va expliquer pourquoi. Il y eut, peut-être, à cette époque une catastrophe qui interdit l’accès total ou partiel, de tous les lacs ou de certains seulement. Alors l’homme aquatique sort de l’eau et en peu de temps se retrouve à des milliers de kilomètres des Grands lacs africains. C’est ce que les archéologues appellent « Le Grand Bond en Avant ». On trouve, à cette époque, des artéfacts prouvant l’existence d’hommes égaux à ce que nous sommes, en Europe, en Asie et en Australie et dans des régions africaines éloignées des Grands Lacs. Avant cette époque, les artéfacts sont dignes de primates avancés. Que s’est-il passé ? Pourquoi l’homme n’a t-il pas réintégré l’eau ? A notre avis, un événement terrifiant s’est produit. C’est la guerre ! Les hommes issus du Pseudo-Adam sont devenus différents en apparence. Maintenant sur Terre, ils se déplacent, ils se rencontrent et voient leurs différences. Il n’en faut pas plus pour qu’ils s’entretuent. Les cheveux roux sont des démons, les cheveux crépus sont des créatures malfaisantes et ainsi de suite. Plus encore, c’est la guerre des cheveux. L’homme hors de l’eau se sert des cheveux pour faire des lacets, des filets, des pièges, des fils à coudre pour les vêtements, des cordes de toute sorte. Les cheveux sont l’outil privilégié de l’homme aquatique devenu terrestre. On peut penser que l’homme terrestre, au début, ne fut pas un chasseur, mais un trappeur, un poseur de pièges, de filets. Avec une pierre, un enfant peut tuer un gros animal pris dans un filet. A notre avis, les cheveux, c’est l’or noir de l’époque. Les armes, au début n’ont pu être faites que pour combattre les autres hommes, qui, eux, peuvent éviter les pièges. Alors, les cheveux longs et ronds vont s’enfuir, traverser monts et vallées et se retrouver en extrême orient, les cheveux blonds apeurés courent vers le nord, les hommes en sont rendus à se réfugier dans des cavernes fortifiées. A l’instar d’Emmanuel Kant, dans son livre intitulé « Vers la paix perpétuelle », nous pensons que seule la guerre a pu amener l’homme à se retrouver un peu partout sur terre. A l‘époque nous n’étions que quelques milliers et nous aurions tous bien pu vivre aisément autour des Grands lacs africains qui accueillent maintenant au-delà de 60 millions d’êtres humains. A notre avis, seule la guerre pouvait, à ce moment, en chasser plusieurs. Ceux qui y demeurèrent furent les hommes aux cheveux crépus. Les cheveux crépus, hors de l’eau, ont tendance à casser, les rendant ainsi moins intéressants. Ce qui faisait de ces hommes des chasseurs d’autres hommes mais non des cibles. Cette guerre, accompagnée d’un climat froid, fut peut être salutaire en dispersant les hommes, évitant ainsi des épidémies et facilitant ainsi le passage difficile de l’eau au monde terrestre.

 Cette première guerre restera gravée dans l’esprit de l’homme. Et longtemps après les vaincus seront scalpés, tondus et cela, même si les cheveux n’ont plus l’utilité qu’ils avaient et sont remplacés par une foule d’autres fils. En France, des milliers de femmes, suspectées d’avoir eu des relations avec des Allemands durant la guerre 39-45 furent tondues par la populace. C’était un signe de déchéance qui pour nous, selon la théorie des cheveux était un relent des temps les plus anciens de notre sortie de l’eau.

 L’importance des cheveux à une époque lointaine sera, à notre sens révélée par les figurines anciennes de Vénus et en particulier la Vénus de Willendorf, datée de 28 000 ans, à la tête couverte de cheveux, sans bouche, sans yeux.

 


Fig 13 : Vénus de Willendorf

 

 Souvent ces figurines sont présentées comme des déesses de la fertilité. C’est à notre avis du romantisme. Selon nous, selon l’hypothèse des cheveux, ce serait plutôt des femmes difformes aux petits pieds incapables de s’enfuir et qui étaient utilisées pour produire des cheveux, peut être comme esclaves. Il est possible que le propriétaire ou la propriétaire ait fait ou fait faire ces figurines pour exprimer sa richesse. Déformer les pieds des femmes se retrouvera dans l’histoire pour montrer une femme qui est à la charge d’un autre et on pense ici, particulièrement aux chinoises aux pieds déformés par des bandelettes dès leur tendre enfance. Cela date de peu de temps.

 L’homme est sorti de l’eau récemment. C’est ce que nous pouvons en déduire aussi des études génétiques faites sur les poux du corps. Ces poux dépendent des vêtements pour leur survie et ces études prétendent que ces poux n’existent que depuis quelques dizaines de milliers d’années seulement. Quand l’homme aquatique est sorti de l’eau, il a dû se vêtir et alors les poux du corps, ayant l’habitat, apparurent.

Autres indices

 On pourrait se douter de la sortie récente de l’eau par des indices difficiles à chiffrer mais quand même présents. Il y a, tout d’abord, ces idées, raccordées aux religions et que l’on retrouve à travers le monde, d’un déluge et d’un paradis terrestre. Pour nous, au lieu de chercher s’il y a eu véritablement déluges même limités à une région, on est amenés à penser que tout cela signifie que dans l’esprit de l’homme, il y a très longtemps, il s’est passé quelque chose et que les rescapés sont sortis de l’eau et ont donné naissance aux hommes d’aujourd’hui.

 Dans un deuxième temps, il y a cette idée d’un paradis terrestre d’où l’homme aurait été chassé pour une faute quelconque. A la sortie, Caïn tue Abel. Dans notre hypothèse, le paradis serait l’eau, le milieu aquatique dont l’homme aurait une vague souvenance. Le meurtre évoque la guerre subséquente.

 Pour nous, il semble que ces deux points accréditent l’hypothèse des cheveux. Il n’y a pas de fumée sans feu, dit-on. Ce sont de vagues souvenirs qui ont été enjolivés mais qui indiquent, car l’homme se les rappelle, bien peu, il est vrai, que la sortie de l’eau est récente et ne date que de quelques milliers d’années.

 Encore plus explicite est le mythe de l’origine, des Dogons, peuplade africaine, qui dessine l’homme ancien de façon non équivoque, montrant son origine aquatique et ce que l’on peut supposer être des cheveux. C’est Nommo.

 


Fig 14 : Nommo

 

 Enfin on notera dans la mythologie romaine l’existence de Naïades, créatures vivant dans les rivières, lacs et fontaines. Il y a, bien entendu, les premiers dieux, les dieux créateurs provenant de l’eau tel Ea des Sumériens, Fu Xi des chinois, et Vishnu-Matsya des indiens. Il y a Dagon, Cybèle et Atoum-Ré, tous semi-aquatiques. Chez les Egyptiens, les hommes, alors petits, blancs ou noirs, proviennent des Grands Lacs Africains. Chez les Indiens, la terre est couverte d’un treillis de cheveux. Davantage, dans l’esprit populaire, il y avait tous ces contes au sujet de sirènes. Selon nous, les hommes ont de vagues souvenances qui viennent peupler leurs rêves et leurs imaginaires.

 D’ailleurs, d’un point de vue psychologique, selon l’étude des représentations qu’ont les objets dans l’esprit de l’homme, il est à noter que les cheveux représentent l’eau. Ils représentent, dans les rêves, la force vitale. Il y aussi association entre l’eau et la pureté et sans doute la pureté et l’origine.

 

Objections

 Notre objectif, à ce stage ci, est de susciter des commentaires intéressants. Afin d’éviter que l’hypothèse soit rejetée d’emblée, du revers de la main, pour des raisons qui ne seraient pas, à notre avis, utiles, nous avons répondu d’avance à certaines objections qui ont déjà été apportées.

 Il y a différentes sortes d’objections. Il y a le type d’objections qui découlerait de l’idée que l’homme aquatique est une copie conforme de l’homme terrestre actuel, que ce qu’il peut faire, on le peut, et ce que l’on ne peut pas faire, il ne le peut pas. En fait, on l’ignore. Quarante mille ans environ nous séparent. On se ressemble, mais est-on identique, on peut en douter ! Ainsi, on dira qu’il ne pouvait pas vivre continuellement dans l’eau, sa peau ne pouvant le supporter, qu’il ne pouvait pas dormir dans l’eau, que la fécondation, debout, dans l’eau, face à face est impossible, que les cheveux ne poussaient pas autant, qu’il souffriraitd’hypothermie, que l’accouchement dans l’eau est impossible, qu’il aurait été dévoré par des prédateurs, que tous les enfants se seraient noyés, que son alimentation auraitété déficiente.

 Il y aussi le type d’objections qui associe les motivations de l’homme aquatique aux nôtres. Comment pouvait-il vivre ainsi, on aurait trouvé des sépultures, il aurait été nombreux, il aurait construit des habitats. Et on n’a pas de fossiles, d’artéfacts.

 Il y a aussi les objections qui découleraient d’une vision courte du développement de l’homme aquatique et qui ne tiendrait pas compte que l’homme a probablement été aquatique pendant la quasi-totalité de son histoire. L’animalcule chevelu est, à notre avis, devenu intelligent, quand grâce à ses mains et yeux, il a dû aménager constamment sa chevelure. Il a pris alors progressivement notre forme, même si au début il eut pu être minuscule et c’est à cela, surtout, que sont apportées les objections.

 Voilà donc quelques unes des objections que nous allons maintenant traiter.

 L’homme aquatique peut-il vivre constamment dans l’eau ? On en porte les traces encore aujourd’hui car l’homme n’as pas de poils apparents et a du gras sous-cutané. Ce sont là deux points mentionnés par E. Morgan, dans son livre « Aquatic ape hypothesis ». Cela fut critiqué par John H. Langdon de l’Université d’Indianapolis. Qui fit remarquer que seuls les animaux totalement aquatiques n’ont pas de poils apparents ! E. Morgan voit le singe aquatique, semi-aquatique. Dans notre hypothèse l’homme aquatique l’est totalement. Quant au gras sous-cutané, il se retrouve chez les mammifères marins dénués de poils et totalement aquatiques.

 Cela nous mène à la peau et à l’hypothermie. La peau est un organe merveilleux. Elle est capable de résister au chaud, au froid, à bien des produits chimiques, aux hautes et basses altitudes, à la plongée en eaux douces et salées. Maintenant peut-elle résister à une vie aquatique continuelle en eau douce tiède. Dans cette situation quel serait le rôle des glandes eccrines et sébacées. Nous n’avons pas trouvé d’études à ce sujet, évidemment ! De toute façon, nous pouvons penser que la peau de l’homme a pu se modifier, à la sortie de l’eau et s’être adaptée à l’air libre. Quant à l’hypothermie, on sait qu’il y a moins de variations de température dans l’eau qu’il y en a à l’air libre. On sait aussi que l’eau conserve mieux la chaleur que l’air. Le crocodile le sait bien et réintègre l’eau, la nuit venue. L’homme aquatique vit au niveau de l’équateur en eau tiède, proche de la berge. Il est aussi possible que l’homme aquatique ait été plus résistant au froid, qu’il ait, la nuit venue, tendance à se serrer les uns aux autres ou qu’intelligent, il ait développé une façon de se réchauffer.

 Le sommeil, nous a-t-on dit, comment dormir dans l’eau et dans quelle position ? Aujourd’hui, on s’allonge, on se couvre, on dort environ huit heures. Alors comment faisait l’homme aquatique ? On ne la sait pas. Tout ce que l’on peut dire, c’est que le sommeil est un phénomène encore aujourd’hui, peu connu. Il y a même des cas inventoriés de gens qui ne dorment jamais. Dans la nature, on dort debout comme les chevaux, on dort sur une patte comme les flamants roses, on dort quatre à cinq mois de suite comme les ours, on dort d’un œil ou d’une partie du cerveau comme le dauphin, on dort serré les uns aux autres, sur une branche, à dix mètres du sol comme les gibbons. Un homme sur internet révèle qu’il a dormi debout ! Alors que penser, que pouvons nous en déduire sinon qu’on ne le sait pas, d’autant plus que l’homme aquatique, être intelligent, a pu inventer ses façons. De plus, pendant une longue période de notre histoire, nous avions un appendice caudal. Selon des hydrothérapeutes, le sommeil dans un environnement aquatique est très bénéfique.

 Et l’alimentation, nous a-t-on dit ? Il n’y a ni légumes, ni fruits, ni viandes rouges, ni produits laitiers. Il n’y a pas de cuisson ! L’homme aquatique avait abondamment et de façon continuelle de l’eau, de l’iode et du DHA, docosahexaenoate, ( élément essentiel selon Stephen C. Cunnane de l’université de Toronto ). Il consomme du zooplancton et du phytoplancton qu’il devait pouvoir digérer. Les petits poissons ( cichlidés ) et les insectes volants sont en surabondance dans les grands lacs africains. Son alimentation est possiblement plus riche que celle que l’on a maintenant. Elle est sûrement plus riche que celle que l’on peut avoir dans les savanes et les montagnes et qui fut le lot des hommes terrestres durant plusieurs milliers d’années. Mais cette alimentation devait être mêlée d’urine et d’éléments fécaux. Cela horrifie nos esprits d’hommes terrestres modernes ! Certains hommes croient aujourd’hui tellement au caractère bénéfique de l’urine qu’ils en boivent ? On sait par ailleurs que l’urine est un antiseptique naturel. Quand aux éléments fécaux contenus dans l’eau ( l’homme aquatique se débarrassant des excréments ), on peut considérer qu’ils renforçaient le système immunitaire.

 Le milieu aquatique des grands lacs africains infestés de crocodiles et d’hippopotames, est une autre objection soulevée. Nous avons déjà, à maintes fois, répété que la chevelure longue et toxique ou enduite de poisons était la protection ultime de l’homme aquatique. Les prédateurs évitaient l’homme aquatique comme les serpents évitent les petites grenouilles chargées de poisons. Mais les enfants devaient être des proies faciles. Les adultes devaient avoir développé des méthodes de protection des petits et peut-être que cela a accentué la grégarité de l’homme aquatique. Les sangsues devaient constituer une plus grande menace, mais l’homme peut s’en débarrasser avec la main et les ongles et même a pu en faire un élément de son alimentation. L’homme a même pu confronter des animaux plus dangereux et nous pensons qu’ils fuyaient aussi l’homme aquatique. Aujourd’hui on voit l’homme domestiquer des éléphants et des serpents, on voit l’homme imiter et effrayer des animaux grâce au son, à sa voix, à ses imitations des cris animaux et on peut penser que l’homme aquatique avait ces capacités et peut être même davantage.

 Une autre objection, d’un autre genre, concerne la fécondation, l’accouchement et la survie des petits. Auparavant, on considérait que la sexualité debout était un moyen de contraception. On pensait sans doute à la gravité. On sait aujourd’hui que c’est faux et que l’appareil génital féminin aspire le sperme grâce à des cils minuscules. Il peut donc y avoir relation sexuelle féconde debout, en eau douce. En eau salée, c’est une autre affaire. Quant à l’accouchement en eau douce et tiède, elle est aujourd’hui, recommandé par plusieurs comme l’attestent la multiplication des cliniques offrant ce type d’accouchement, plus facile pour la femme. Il en va de même pour la position debout. D’autre part, on sait maintenant que le petit, l’enfant est très à l’aise dans l’eau et nage instinctivement. Il est pourvu de graisse assurant une meilleure flottaison. Toutes ces connaissances nouvelles s’accordent très bien avec notre hypothèse.

 Une autre objection consiste à dire que les cheveux mouillés sont de ce fait, fragilisés et que par conséquent, ils auraient été moins longs dans l’eau. Si cela eût été le cas, il faudrait mettre de côté notre hypothèse. Les cheveux actuels, dans l’eau, perdent leur force de torsion, augmentent leur élasticité et conservent leur force de tension. Les cheveux se chargent d’eau, s’alourdissent et augmentent de volume. Ils pouvaient se charger de toxines additionnelles contre les prédateurs. Les glandes sébacées, surtout présentes dans le cuir chevelu, ont pu avoir un rôle d’imperméabilisation des cheveux. Les cheveux frisés défrisent et les autres ondulent. Nous pensons que l’homme aquatique avait des cheveux plus fournis et plus longs car sur terre, les cheveux sont maltraités si ce n’était que par l’oreiller sur lequel on pose la tête, des heures durant, la nuit. Il faut y ajouter les produits chimiques, le tressage, le traitement à l’air chaud et souvent une alimentation déficiente qui affecte les cheveux. Chez l’homme aquatique, la sélection sexuelle devait favoriser les longs cheveux en santé, car contrairement a ce qu’il en est, vraiment, maintenant, ils sont très importants. Les cheveux crépus sont dans leur environnement en milieu aquatique, car humides, ils peuvent pousser longs et se défriser dans l’eau. En milieu sec, ils ont tendance à se casser. A notre avis, une fois sur terre, cela a permis à certains de se maintenir dans la région des grands lacs et il est très possible que le caractère crépu des cheveux y ait été accentué par sélection naturelle ou sexuelle, les autres, devenant des proies pour leurs cheveux plus longs, s’enfuyaient.

 Il n’y a ni fossiles, ni références qui appuient cette hypothèse. C’est une objection rencontrée. Qu’il n’y ait pas de fossiles ne nous surprend pas ! On ne peut trouver ce que l’on ne cherche pas. Par ailleurs, on peut penser que l’homme aquatique offrait les morts en pâture après les avoir scalpés, ce qui serait l’équivalent de l’incinération aujourd’hui qui dans le futur ne laissera aucune trace. On peut croire qu’ils ne voulaient pas être nombreux, pratiquaient un eugénisme et avaient développé une civilisation aquatique qui laisse peu de traces et dont, nous étant étrangère, on n’en reconnaîtrait même pas les artéfacts si on les voyait. De plus il faudrait chercher aux bons endroits. L’histoire de l’homme se divise en deux. La vie durant les périodes de grandes chaleurs et la vie durant les périodes glaciaires. Depuis la fin du précambrien les périodes de grandes chaleurs représentent 90 % du temps. Nous croyons que durant ces périodes les hommes, peu nombreux, ayant été décimé, vivent, survivent dans des lacs, loin de l’équateur. Ce sont les périodes glaciaires qui sont favorables au développement et à la multiplication de notre espèce. A notre avis ce sont ces périodes qui ont pu connaître des hommes tel que nous sommes à peu près, des hommes qui ne se sont pas déshominisés et transformés, des hommes de notre type de capacité intellectuelle et qui seraient en masse devenus terrestres. Nous vivons actuellement dans une période glaciaire et cela depuis quelques millions d’années. Il y a eu trois périodes depuis le précambrien qui ressemblent à ce que nous vivons maintenant. Ce sont la fin du précambrien ( vendien, 650 Ma ), l’ordovicien ( 450 Ma ), la fin du carbonifère, début du permien ( 300 Ma ). Il faudrait au moins chercher dans les terres immergées à ces moments. On les retrouve dans le site web de Scotese ( www.Scotese.com ). On reproduit la période qui nous semble la plus intéressante.

 


Fig 15 : Carbonifère et permien

 

 Pour ce qui est de notre période glacière qui débute, il y a 20 ou 30 millions d’années, il est très possible que nous ayons eu des civilisations d’hommes terrestres très évoluées. Il faut dire ici qu’il y a 2 millions d’années, les forêts s’étendaient jusqu’aux pôles et qu’il y a quelques centaines de milliers d’années, on retrouvait des rhinocéros au nord de l’Europe. On patinait sur la Tamise et la Seine, il y a quelques centaines d’années. Nous connaissons actuellement des temps extrêmes pour le froid. De vieux textes védiques révèlent que les hommes voyageaient dans l’espace ! Pour une raison ou une autre, il y aurait eut extermination et les survivants auraient réintégré l’eau, l’habitat naturel, traditionnel, facile et sécurisant de l’homme. Il est aussi possible que nous soyons les seuls de notre période glaciaire à être sortis de l’eau. Il est intéressant de noter ici que si l’homme du carbonifère permien est sorti de l’eau, il fut sans doute le summum de notre espèce d’homme terrestre car à son époque le niveau d’oxygène était de 30 % et non de 21 % comme maintenant. Il était peut être encore muni d’un appendice caudal, d’une queue. C’est sans doute là, dans les terres immergées de cette époque qu’il faudrait chercher et trouver des merveilles. A cette époque, les terres immergés connurent, pendant une cinquantaine de millions d’années des températures semblable à celles que l’on connaît maintenant, aujourd’hui.

 Enfin, il y a une autre objection que nous tenons à inscrire ici et qui se rapporte à la taille du cerveau mesurée en cc ( centimètre cube ). L’idée est que, en dessous d’un certain niveau de cc, l’homme ne peut être intelligent, car la taille du cerveau est associée à la fabrication d’outils et on a remarqué, à la suite de fouilles archéologiques, que les hominidés qui fabriquaient des outils devaient avoir une taille minimum de cerveau. C’est une idée contestée depuis que l’on a découvert que le chimpanzé avec 300 cc fabriquait des outils. Cette idée peut être associée aux temps où on disait que ce qui distinguait l’homme de l’animal était entre autres choses, la fabrication d’outils. Alors l’objection est la suivante, l’homme aquatique aurait dû atteindre une taille d’environ un mètre pour avoir un cerveau de taille suffisante pour être intelligent et être capable par conséquent d’assurer la maintenance de ses cheveux. Cela signifie qu’avant d’atteindre cette taille, il ne pouvait pas assurer la maintenance de ses cheveux. Il ne pouvait pas avoir de cheveux ! On répond que la relation entre la taille du cerveau et l’intelligence est très contestable. Récemment, on a découvert l’homme de Flores, être intelligent, mesurant à peine un mètre et ayant un cerveau de 400 cc. De plus, on sait que le célèbre Charles Sherwood Stratton ( alias Tom Thumb, Tom Pouce ) mesurait 64 cm et pesait 7 Kg, Jeffrey Hudson, de la cour de Charles 1er, mesurait 48 cm et était reconnu pour sa vivacité d’esprit. Il devint capitaine d’armée. Nous pensons que ce n’est pas la taille du cerveau qui importe mais ce qu’il fait. Ainsi, l’araignée a un cerveau de la taille d’une tête d‘épingle et fait des toiles. Nous, nous faisons des classements, des alignements, des nœuds avec nos cheveux. Ce qui est paradoxal, c’est que l’hypothèse des cheveux peut fournir une explication à la grosseur du cerveau chez l’homme, une explication autre que celle d’une volonté de faire des outils et de parler. Un plus gros crâne peut signifier plus de cheveux, donc plus de possibilité d’alimentation et protection, un plus gros crâne peut signifier un plus gros cerveau. Il y a là une dynamique naturelle. D’un autre point de vue, Dean Falk, célèbre anthropologue de l’université SUNY d’Albany aux USA, émettait, dans son livre « Braindance », l’idée que l’homme avait dû développer un système sanguin crânien pour refroidir son cerveau et lui permettre d’atteindre le volume qu’il a maintenant. C’est la théorie du Radiateur. Pourquoi l’homme aurait-il développé tel système au début, n’est pas clair dans la théorie de Dean Falk. ( sinon pour parler et faire de outils ! ). L’hypothèse des cheveux apporte un éclairage nouveau. En plus d’être aquatique et ainsi faciliter une transition d’un petit cerveau à un plus gros, l’homme aquatique développe un système sanguin puissant pour alimenter ses cheveux, chaque follicule de cheveux et ce faisant, refroidir son cerveau.

 

Conclusion

 

 Quand nous avons eu cette intuition au sujet des cheveux, nous ne suspections pas qu’il y aurait autant d’implications qui en fait donnent à la chevelure un rôle déterminant dans l’évolution de notre espèce et aussi, peut être, celle d’autres vertébrés.

 L’hypothèse des cheveux ne relève pas d’un parti pris ou d’un agenda caché pour, a titre d’exemples : défendre le végétarisme, le féminisme ou un racisme quelconque ou même pour obtenir des subventions quelconques, ou défendre une religion. L’hypothèse relève plutôt de notre curiosité et pas plus. L’auteur n’est pas un scientifique de formation et est libre d’exprimer sa pensée sans crainte d’ostracisme.

 Nous avons décrit l’hypothèse de façon succincte, car il s’agit, en fin de compte, d’un article de revue et non d’un livre. Nous avons restreint les développements pour nous concentrer sur ce qui nous semble l’essentiel et nous avons omis de commenter les autres théories.

 Ce que nous souhaitons, à ce stage-ci, c’est de susciter des commentaires, des réactions si minimes soient-ils.

 Notre hypothèse peut paraître surprenante mais elle le serait beaucoup moins si les hommes et femmes modernes ne se coupaient jamais les cheveux. On verrait dans le métro, les cheveux traîner par terre, arriver à la mi-jambe. On verrait une masse de cheveux. Alors, chacun se demanderait pourquoi.

 D’autre part, le système d’alimentation grâce aux cheveux, ressemblant au système d’alimentation de particules en suspension, peut surprendre aujourd’hui les vertébrés et l’homme moderne, mais du point de vue des animaux anciens, les chordés d’origine, il semblerait, sans doute, le moins étrange.

 En fait et de plus, notre hypothèse, au moins, propose une explication à bien des choses, entre autres :

  • Pourquoi l’homme a-t-il une si longue chevelure ?
  • Pourquoi la main de l’homme est-elle si agile et a cette forme ?
  • Pourquoi une bouche si petite et des dents si faibles ?
  • Pourquoi les lèvres sont si importantes ?
  • Pourquoi deux yeux et de ce type ?
  • Pourquoi un odorat si faible et meilleur chez la femme ?
  • Pourquoi des glandes mammaires si développées et placées si haut ?
  • Pourquoi l’homme est bipède et l’a toujours été ?
  • Pourquoi les deux sexes ont à peu près la même chevelure ?
  • Pourquoi l’intelligence ?
  • Pourquoi les relations sexuelles face à face ?
  • Pourquoi le langage ?
  • Pourquoi quatre membres ?
  • Pourquoi le ventre protubérant de la femme enceinte ?
  • Pourquoi l’entraide et la compassion ?
  • Pourquoi un si gros cerveau ?
  • Pourquoi un si gros cerveau a-t-il été possible ?
  • Pourquoi des cheveux de ces formes et couleurs ?
  • Pourquoi l’Homo sapiens s’est-il répandu si vite ?
  • Pourquoi une origine africaine ?
  • etc., etc.

 

 On ne peut s’empêcher, ici, à tort ou à raison, de citer le soi-disant Occam Razor. On a trouvé, en anglais, ce qui suit et l’exprime clairement :

"Parsimony" is "Occam’s Razor" is "The simplest solution that fits all the facts is the best solution" is "One should not increase, beyond what is necessary, the number of entities required to explain anything." Parsimony and the magic bullet

 Quand l’homme aquatique a quitté son habitat naturel pour devenir l’homme terrestre, il a dû, et selon nous il en avait alors hautement la capacité, adapter son nouvel habitat à lui-même. Il n’a pas eu à adapter sa physionomie de base à son environnement ambiant comme l’ont fait les autres animaux et cela à cause de son intelligence.

 Auparavant, il avait l’alimentation et la sécurité quasiment sans bouger, avec un minimum de mouvements. Quelle efficacité ! Aujourd’hui, l’homme terrestre, l’homme moderne, en général et pour la plu part, doit se déplacer, courir, trimer dur pour assurer son alimentation et sa sécurité.

 L’intelligence, hérité de son passé aquatique, lui a permis d’adapter son milieu à lui-même mais ne vivant plus dans son milieu naturel, bien des choses ont changé et amènent des difficultés, des hésitations que l’on vit maintenant dans l’alimentation, les relations hommes-femmes, l’éducation des enfants, la santé corporelle, le sens du territoire, etc.. Mais cela, bien qu’intéressant, est un autre sujet. Notre hypothèse permettrait du moins de l’aborder sous un angle différent.

 Et puisqu’une image vaut mille mots, nous allons terminer cet article avec deux merveilleuses images tirées du site web de Susanne Kalb :

 


Fig 16 : Susanne Kalb

 

Les commentaires peuvent être envoyés à rsansoucy33 at sympatico.ca

 

Bibliographie

  1. P & G Beauty Science :
    http://www.pg.com/science/haircare/hair_twh_toc.htm
  2. L’Oreal sur les cheveux :
    http://www.hair-science.com

  3. The Iodine Factor in Health and Evolution
    Journal article by Jerome E. Dobson ; The Geographical Review, Vol. 88, 1998
    http://www.questia.com/googleScholar.qst ;jsessionid=HRJN1LnD7GLR4K8h14R960vFczzGMHGsLhVS4zmMdK9CQjNpvJQ0 !1819463852 ?docId=5001405317

  4. Y-chromosomal Adam, From Wikipedia, the free encyclopedia
    http://en.wikipedia.org/wiki/Y-chromosomal_Adam

  5. WHEN NO ONE READ, WHO STARTED TO WRITE ? Dr. Napoleon Savescu
    http://www.dacia.org/no-one.html

  6. Urine Therapy ( Uropathy ) Your Body’s Own Best Medicine, A Powerful Infection Fighter :
    http://www.shirleys-wellness-cafe.com/urine.htm

  7. ANIMALS’ SLEEP : IS THERE A HUMAN CONNECTION ? NATIONAL SLEEP FOUNDATION :
    http://www.sleepfoundation.org/site/c.huIXKjM0IxF/b.2417141/k.27D9/Home_of_the_Sleep_in_America_Poll.htm

  8. Human Hair as Fibre for Fabric
    http://ourworld.compuserve.com/homepages/cuius/idle/earlymen/hair.htm

  9. Why Do Women Have Breasts ? By : Stefan Anitei, Science Editor, Softpedia
    http://news.softpedia.com/news/Why-Do-Women-Have-Breasts-46783.shtml

  10. Evolution of epidermis, Akio Nishikawa, Department of Biology, Shimane University
    http://www.phys.kanagawa-u.ac.jp/ usami/2D_Web/Epdermis/e-text/15.htm

  11. What is Steatopygia ? An ancestral trait By : Stefan Anitei, Science Editor
    http://news.softpedia.com/news/What-is-Steatopygia-51231.shtml

  12. Algèbre Théorie des nœuds
    http://www.sciences.ch/htmlfr/algebre/algebrethnoeuds01.php

  13. Susanne Kalb
    http://www.my-hair-lady.de/eratgeber.html

  14. 1990. Brain evolution in Homo : The "radiator" theory. Behavior and Brain Sciences : 333-382. Falk, D
    http://www.anthro.fsu.edu/people/faculty/falk/radpapweb.htm

  15. Survival of the Fattest : Stephen C. Cunnane, professeur, département de physiologie et biophysique à l’Université de Sherbrooke, Québec
    http://en.citizendium.org/wiki/Survival_of_the_Fattest

  16. PARSIMONY OF AQUATIC AND TERRESTRIALHYPOTHESES : HOW MANY HYPOTHESES DO WE NEED ? John H. Langdon,University of Indianapolis
    http://users.ugent.be/ mvaneech/langdon.htm

  17. Sessile lifestyle and the origin of chordates, J.B Williams, département de zoologie, Université de Canterbury, New Zeland

 

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