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BIPEDIA 7.1
ESSAI SUR LE STATUT PHYLOGENIQUE DES HOMINOÏDES FOSSILES ET RECENTS :
LE POINT DE VUE DE LA THEORIE DE LA BIPEDIE INITIALE ( 2ÈME PARTIE )

Première publication : septembre 1991, mise en ligne : vendredi 27 juin 2003, François de Sarre


 L’état actuel de nos connaissances, en ce qui concerne le grand problème des Origines de l’Homme, n’en finit pas apparemment de déconcerter les scientifiques de tous horizons : en effet, on semble arriver au stade où l’évidence se présente qu’une seule théorie paraît à même de concilier les enseignements des diverses sources, depuis l’imbroglio des fossiles jusqu’aux découvertes de la génétique ou de la physiologie souvent passées sous silence, sans oublier les déductions logiques de la recherche cryptozoologique... Je veux bien sûr parler de la théorie de la bipédie initiale qui admet l’existence sur notre planète, jusqu’à l’époque contemporaine, d’êtres déshominisés, ceux que l’on appelle les hominoïdes ’reliques’ ( yéti, sasquatch, etc. ).
 Les théories communément élaborées à partir de l’échantillonnage de fossiles d’hominoïdes connus à ce jour dans le monde : ossements épars collectés pour la majeure partie en Afrique, pèchent par le même désir de vouloir remonter le cours du temps en assignant à l’ancêtre supposé de l’homme un faciès toujours plus animal ( = bestial ). Les nombreuses contradictions qui surgissent d’un tel modèle [surtout si, en tant que zoologiste, on possède une vision globale du monde animal] provoquent actuellement un désarroi sans cesse grandissant parmi les scientifiques concernés par ce problème de phylogenèse.
 Pour ne citer qu’un exemple, Lucy ( de son vrai nom : AL 288 ) jadis fêtée comme ’’la mère de notre humanité’’ apparaît aux chercheurs comme ayant été un être composite : si son crâne était d’aspect simiesque, elle n’en mettait pas moins bas tout comme une femme contemporaine ; elle se déplaçait habituellement sur ses deux jambes, mais elle était prompte à détaler à 4 pattes comme un singe et à grimper sur le premier arbre venu ! Il suffit, pour s’en convaincre, de considérer ses genoux aux attaches souples et ses articulations omoplate-humérus nettement articulées vers le haut.
 Bien sûr, le problème est de savoir si cette compétence est, disons, l’héritage d’un passé ancien ou s’il s’agit d’un avantage nouveau ( un zoologue parlera de spécialisation ) acquis par adaptation à un environnement boisé ou semi-boisé, celui-là même que fréquentait l’Australopithèque ( de type afarensis ) lorsque ses quelques ossements épars ont été conservés et sont parvenus jusqu’à nous.
 Comme il en a été rendu compte dans la première partie de cet exposé [ cf. Bipedia n° 5 : 1-7, 1990 ], bien des chercheurs pensent maintenant que Lucy était dotée d’un pied simiesque tout à fait préhensile ( avec le gros orteil en opposition par rapport aux autres orteils ) malgré sa bipédie fonctionnelle et la structure de son bassin, de type humain.
 On en vient ainsi à considérer la bipédie de type australopithécien ( ou celle pratiquée à l’occasion par les divers singes anthropomorphes ) comme étant une bipédie résiduelle. En effet, ce caractère se maintient tant qu’il présente des avantages pour l’espèce : mode de déplacement ponctuel quand l’animal porte quelque chose dans ses bras, ou que la position érigée lui permet de mieux scruter son environnement. C’est un trait que l’on trouve aussi dans les lignées mammaliennes les plus diverses ( Insectivores, Rongeurs, Arctoïdés, etc. ).
 La théorie de la bipédie initiale propose un modèle phylogénétique où le prototype du Mammifère primitif, celui-là même qui a engendré les autres représentants de la Classe... était un bipède à station érigée et gros cerveau. L’Homme moderne en est demeuré le plus proche, sur un plan anatomique.
 C’est pourquoi l’homme ne descend pas du singe, ni de tout autre mammifère quadrupède, d’ailleurs ! Il serait issu directement de la forme ancestrale aquatique qui est à l’origine de tous les animaux vertébrés.

 Pour en revenir aux thèses classiques en matière d’anthropogenèse, il semble en tout cas par trop simpliste de mettre, comme on l’entend souvent, l’hominisation sur le compte de l’évolution du climat en Afrique orientale, durant les derniers millions d’années. Les tendances à l’aridité observées vers la fin du Tertiaire dans la végétation ( avec le recul de la forêt vers l’Ouest ) n’ont pas pu ’’forcer’’ les Primates grimpeurs à descendre de plus en plus des arbres, à parcourir plus de chemin entre eux, et à faire en sorte que la bipédie ( supposée d’abord ’occasionnelle’ ) devienne courante pour eux, puis obligatoire... pour des raisons de ’’survie’’. Un singe arboricole ne peut que suivre la forêt dans son recul, lequel n’a pu être que lent et très progressif, à l’échelle géologique des temps !
 Nous retiendrons ici l’idée de base que la situation faunistique actuelle des Primates ( en y incluant l’homme de type sapiens, et la diversité des formes hominiennes répertoriées dans le cadre de la recherche cryptozoologique ) correspond à un état qui a toujours prévalu au cours des derniers millions d’années.
 Ainsi ont cohabité : le genre Homo ( à station debout parfaite et à gros crâne rond ), des hyperanthropoïdes en voie de déshominisation, des australopithécoïdes en transition vers la quadrupédie, ainsi que des anthropomorphes de type simien arboricoles. D’autres options évolutives ont existé : il en est résulté la foison de formes mammaliennes actuelles, ainsi que toutes celles qui ont évolué au-delà du type mammalien...

 

LES PITHECANTHROPIENS

 Nous sommes là en présence d’un groupe d’hominiens tort hétéroclite, censé ( classiquement ) avoir disparu depuis la fin du Pléistocène moyen, voici 70 000 ans.
 Le Pithécanthrope de Java fut le premier à être déterré, dès 1890, puis ce fut au tour de l’Homme de Mauer en Allemagne ( 1908 ), des Sinanthropes chinois ( 1927 ) et des Atlanthropes du Nord de l’Afrique ( 1947 ). Tous ces fossiles, et bien d’autres retrouvés depuis en Europe, en Asie et en Afrique orientale, sont communément désignés sous le nom d’Homo erectus.
 Les pithécanthropiens ( ou archanthropiens ) sont des hominiens bipèdes souvent assez grands [ l’adolescent de Koobi Fora dont le squelette est très bien préservé, mesurait 1,62 m ; on estime qu’à l’âge adulte, il aurait atteint 1,80 m ]. Les pithécanthropiens avaient une capacité crânienne qui oscillait entre 700 et 1100 cm3 ; ils avaient un bourrelet sus-orbital plus saillant que celui des australopithèques, des os du crâne plus massifs, des canines et incisives plus fortes, mais les molaires et prémolaires étaient en général proches du type sapiens. Apparemment, c’étaient des êtres très différents des australopithèques. Ils présentaient aussi un dimorphisme sexuel marqué, les crânes féminins paraissant plus ’modernes’ que ceux des mâles. Si l’on me pardonne l’expression, je dirais que les femmes sont moins déshominisées que leurs partenaires masculins... Cela explique aussi pourquoi l’on retrouve parfois, côte à côte sur le même site, des individus graciles et d’autres dont le faciès est franchement bestial !
 Les premiers pithécanthropiens connus auraient dans les 2 millions d’années ( Chine, Sibérie, Afrique ), mais il ne serait pas étonnant d’en retrouver un jour de plus anciens, jusqu’en Europe...
 Les pithécanthropiens sont, en Afrique, les contemporains des australopithèques, et vivent parfois aux mêmes endroits. On retrouvera sans doute encore bien des fois ce curieux état de fait... qui permet de conclure de façon très pertinente qu’australopithèques et pithécanthropes n’étaient pas issus les uns des autres [ et qu’ils ne se retrouvent pas dans l’ascendance directe de l’homme ’moderne’ ], mais qu’ils procèdent vraisemblablement tous d’une forme plus ancienne dont ils ont un jour divergé. Sans doute plusieurs fois de suite. Les diverses lignées d’australopithéciennes et pithécanthropiennes apparaissent ainsi comme des rameaux collatéraux de l’arbre généalogique de l’Humanité.
 D’où aussi la profusion des formes, et certains problèmes de classification ! Ainsi, des formes tropicales, comme l’Homme de Broken-Hill ( Zambie ), bien connu des anthropologues car ses dents sont cariées, l’Homme de Saldanha ( Afrique du Sud ) ou celui de Solo ( Java ), sont souvent considérées comme des paléanthropiens, mais sans doute bien plus à cause de leur âge récent ( Pléistocène supérieur ) que parce qu’ils présentent de véritables caractères de néanderthaliens !
 Selon Bernard Heuvelmans, le crâne de Broken-Hill ne devrait guère avoir plus de 20 000 ans ( même pour un néanderthalien, ce serait bien peu ! ). Les restes de pithécanthropiens australiens découverts à Kow Swamp ont été datés de moins de 10 000 ans au radio-carbone. Un crâne pithécanthropien trouvé récemment à Cossak, également en Australie, n’aurait même que 6 000 ans...
 C’est en Indonésie, d’où sont connus de nombreux restes fossiles d’Homo erectus, que des témoins oculaires décrivent de petits hominiens velus qui pourraient correspondre à des pithécanthropes contemporains... notamment à Sumatra ( sédapa, orang-pendek ). Les nittaewo qui furent exterminés à la fin du 18° siècle au Sri-Lanka, et dont on possède des descriptions détaillées, semblent avoir été des pithécanthropiens.

 

LES NEANDERTHALIENS

 Ceux qu’on nomme aussi les paléanthropiens constituent un important rameau post-humain apparu lors des grandes glaciations européennes. Ce sont des formes très spécialisées ( habitat froid et montagneux ). Certaines d’entre elles se sont maintenues jusqu’à notre époque contemporaine, comme le suggèrent de récentes études ( HEUVELMANS & PORCHNEV 1974, RAYNAL 1989 et 1990, KOFFMANN 1991 ).
 Des êtres néanderthaloïdes sont régulièrement signalés dans le Caucase ( kaptar, almasty ) et le long des grands massifs montagneux de l’Asie, de l’Iran jusqu’en Mongolie et au Vietnam. Le spécimen examiné par le zoologue franco-belge Bernard Heuvelmans venait probablement du Vietnam. Il avait été exhibé par un forain américain dans une roulotte arborant l’inscription fantaisiste : "Conservé dans la glace depuis des siècles, peut-être un homme médiéval, rescapé de l’âge glaciaire". Après avoir démontré que le spécimen ne pouvait être un faux, le Dr. Heuvelmans lui donna l’appellation d’Homo pongoïdes ( ou Homme pongoïde ).
 Le néanderthalien le plus ancien que l’on connaisse ( 300 000 ans environ ) est celui dont les restes ont été exhumés à Steinheim ( Allemagne ) dans des sédiments datant de l’interglacial Mindel-Riss. Il s’agit d’un crâne de faible capacité cérébrale ( 1 200 cm3 ), avec de grosses arcades sourcilières, mais ( ce qui semble contradictoire à première vue ) un arrière-crâne arrondi... La face n’est pas vraiment projetée en avant, et l’os maxillaire possède encore une dépression anguleuse que l’on appelle ’fosse canine’ ; ce caractère ne sera plus présent chez les néanderthaliens tardifs, dits ’classiques’. La fosse canine sera en effet comblée par le développement extrême du sinus maxillaire ( adaptation au froid ).
 Il peut y avoir eu continuité évolutive entre les premiers néanderthaliens et ceux qui vivaient vers la fin de la période glaciaire de Würm. Ces derniers ont pu continuer à évoluer in loco dans les massifs montagneux où ils s’étaient réfugiés, jusqu’à notre époque contemporaine... Mais il y eut vraisemblablement, au cours des glaciations quaternaires, plusieurs émergences séparées de créatures néanderthaloïdes, à partir de la souche humaine de type ’moderne’.
 Pendant les périodes interglaciaires, et comme cela se passe encore de nos jours, ce fut l’Homo sapiens qui, directement ou indirectement, a été à l’origine de l’extermination graduelle des néanderthaliens ( ou d’autres hominiens ) réfugiés dans leur habitat montagneux ( ou dans de grandes forêts impénétrables ). Le processus peut néanmoins s’inverser... en faveur des néanderthaliens survivants, si les conditions climatiques changent, et que, par exemple, une nouvelle période glaciaire s’amorce !
 Ce mouvement de bascule paraît avoir eu lieu plusieurs fois au cours des âges passés. A chaque époque de régression de l’espèce humaine correspondait une phase d’extension des formes hyperanthropoïdes, soit à partir du stock déjà présent, soit par émergence nouvelle [ déshominisation ]. Il peut y avoir, bien sûr, intervention simultanée de ces 2 modalités, d’où la difficulté de retracer l’histoire évolutive réelle des fossiles d’archanthropiens ou de paléanthropiens...

 Le processus de déshominisation, auquel je faisais allusion quelques lignes plus haut, se traduit par des transformations adaptatives au niveau du squelette [ crânien, en particulier ] et par une perte de conscience de l’identité humaine. C’est un facteur d’évolution, en ce sens que l’homme de type sapiens, anatomiquement non-spécialisé, se situe au point de départ de lignées animales nouvelles.

 

DISCUSSION

 La théorie de la bipédie initiale admet l’émergence successive, au cours des époques géologiques passées, de créatures hominoïdes diverses, tout au long de l’axe représenté par une lignée ancestrale [ la nôtre ! ] et archaïque de bipèdes humains à tête ronde et au gros cerveau.
 Les formes dérivées, dites hyperanthropoïdes [ car ayant évolué au-delà de l’homme ] sont différentes entre elles, mais se ressemblent, d’une part à cause de leur origine commune, et d’autre part par convergence, parce qu’elles sont souvent adaptées au même type d’environnement. Chez tous ces êtres, la déshominisation peut se poursuivre vers un stade australopithécoïde et au-delà, avec ou sans option arboricole !
 Les fossiles d’hominiens connus actuellement représentent autant de formes post-humaines, souvent datables avec précision, mais dont il serait vain de vouloir retracer l’histoire évolutive en se basant sur la simple notion de filiation chronologique... A cet égard, les spécialistes actuels de l’évolution demeurent singulièrement prisonniers de vieux schémas établis !
 Dans mon exposé, la référence à la Cryptanthropologie demeure incontournable, car elle ouvre les yeux au fait que différentes sortes d’hominiens coexistent naturellement avec l’Homo sapiens, comme ce fut aussi le cas tout au long des derniers millions d’années.
 En ce qui concerne la poursuite des recherches sur les Origines de l’Homme, je ne doute pas que l’alliance de tous les secteurs de la Zoologie, de l’Anthropologie, de l’Ethnologie, de la Paléontologie, de l’Embryologie et de la Génétique, favorisera bientôt le progrès de la Connaissance.

 

REFERENCES CITEES

  • HEUVELMANS, B. & B. PORCHNEV : L’Homme de Néanderthal est toujours vivant - Plon, 1974.
  • KOFFMANN, M.-J. : L’almasty, yéti du Caucase - Archéologia, 269 : 24-43, juin 1991.
  • RAYNAL, M. : L’Homme sauvage dans les Pyrénées et la survivance des Néanderthaliens - Bipedia, 3 : 1-16, 1989.
  • RAYNAL, M. : Une figuration de l’Homme sauvage dans les Pyrénées - Bipedia, 4 : 16-18, 1990.

 

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AUTEUR :
-François de Sarre
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