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BIPEDIA 12.3
HOMINISATION ET BESTIALISATION UNE APPROCHE PHENOMENOLOGIQUE

Première publication : septembre 1995, mise en ligne : dimanche 29 juin 2003, François de Sarre


 Une approche du phénomène humain doit être dictée d’abord par la reconnaissance des liens qui unissent l’homme à l’Animalité, et avec son cycle de transformations. Les tentatives d’explication de l’Hominisation - et de l’évolution, en général - se heurtent à la vision mécaniste des chercheurs, qui délaissent communément ( peut-être par peur d’être taxés de "lamarckistes"... ? ) les facteurs psychiques, pourtant intrinsèquement liés à toutes les activités de la Vie.

 On a en effet tendance à réduire le phénomène à des interactions biochimiques. Ce que, dans cette étude préliminaire, j’appellerai : le Transpersonnel a pourtant fait son apparition officielle en science grâce à la Psychologie analytique et aux travaux d’avant-garde de Carl G. JUNG. Ce facteur de nature biologique, même s’il est hors des champs des microscopes, permet une approche satisfaisante de l’évolution hominisante ou de son opposé : l’évolution déshominisante ( = c’est-à-dire, la Bestialisation ). Mais revoyons tout d’abord les "certitudes" des savants contemporains trop imbus d’enseignement scolastique :

  • L’erreur historique de notre siècle fut d’introduire dans l’esprit du grand public - et par voie de conséquence dans celui des générations montantes de chercheurs - l’idée biologiquement fausse d’un "modelage" récent de la forme humaine, à la suite d’une "cassure" dans l’évolution d’une lignée de grands singes arboricoles ou semi-terrestres.

  • Jugeant sur pièces, les paléontologues en étaient arrivés à pareille conclusion ( qui allait dans le sens des idées de Darwin ) car plus ils reculaient dans le temps, plus ils déterraient des formes d’hominoïdes apparemment de plus en plus "bestiales". Mais le facteur temps ou durée n’étant pas le seul à intervenir, il faudrait aussi penser, dans une région comme l’Afrique orientale, aux opportunités de fossilisation ( dureté des os ), ainsi qu’aux conditions de géographie locale qui déterminent l’amoncellement et la préservation des restes... !

  • L’illusion d’une ascendance de l’homme à partir des australopithécoïdes est soigneusement entretenue auprès du grand public, alors que les dernières trouvailles ( ramidus, anamensis ) devraient faire pencher la balance plutôt en faveur d’un bipédisme initial que les australopithèques ou autres singes ont progressivement perdu. On reconnaît maintenant qu’africanus même était arboricole, avec un gros orteil opposable. N’est-ce pas là la preuve paléontologique du phénomène évolutif de déshominisation ( ou Bestialisation ) ?

  • L’embryologie ( BOLK, WESTENHÖFER, Adolf H. SCHULTZ ) a toujours montré que les foetus de primates, ou des mammifères en général, ont des caractéristiques humaines essentielles, alors qu’à l’inverse aucun trait simien n’est décelable chez le foetus humain qui n’a pas plus en lui "du singe" que de n’importe quel autre animal existant. L’homme représente sous son aspect actuel le mammifère primordial, bipède à gros cerveau, vraisemblablement issu d’une forme aquatique ancienne. L’Hominisation a eu comme point de départ l’océan, comme l’a suggéré sous une forme un peu différente le biologiste Sir Alister Hardy. Nous sommes en quelque sorte le modèle terrestre d’une créature marine originelle...

  • Les constatations embryologiques de cet ordre ont bien sûr toujours été occultées par les paléontologues à la recherche du "singe-ancêtre", alors que tous les fossiles déterrés par leurs soins montrent bien ce que ceux-ci sont vraiment : à savoir, des post-humains, c’est-à-dire des formes issues de notre ascendance, engagées dans un processus naturel de déshominisation, parallèlement au développement de la lignée sapiens.

  • La bestialisation de formes humaines, lors des perturbations climatiques ou des accidents géologiques majeurs, est amorcée d’après WESTENHÖFER, par un changement des habitudes alimentaires, dans un contexte de survie de l’individu et du groupe entier. Mais la physiologie n’explique pas tout.

 Le 19° siècle a vu l’épanouissement des théories mécanistes de l’évolution qui la réduisaient à une simple "tuchygenèse" ( = effet de hasard ), puis on a eu plus tard l’éclosion de théories finalistes larvées, où la nature faisait le tri des "bons" et des "mauvais" gènes. L’évolution était réduite à une sorte de réponse biochimique aux exigences du milieu...

 Ou bien, n’était-elle en fin de compte que construction intellectuelle ? - Complication organique et cérébrale, Hominisation : tout ne serait qu"’effets de perspective", observés de notre position en amont ! D’où l’apparente progression du monde et de l’évolution... A cela, quelques réactions :

  • Tous les organismes actuels ( et ceux du passé ) se sont développés à partir d’une seule forme de vie primordiale. C’est l’enseignement des sciences modernes. Comme l’a fait remarquer le professeur JACOB, la plupart des types importants de molécules que l’on retrouve chez les organismes supérieurs existent déjà chez les plus primitifs, comme les bactéries. Il ne semble donc pas que les changements biochimiques soient la clé de la diversification des organismes. En outre, c’est bien que quelque chose ne va pas dans l’ "arbre" du Vivant, tel que nous le concevons habituellement... !

  • L’origine de la diversité des espèces ne se trouve certainement pas au sein de "forces sélectives" ( milieu, compétition ) qui agiraient sur le patrimoine génétique d’un individu, au milieu d’une population donnée : le darwinisme voit ainsi la plupart de ses postulats de base infirmés par l’observation des réalités biologiques.

  • On s’occupe beaucoup plus des formes ou des causalités d’une évolution "linéaire" menant éventuellement à l’homme, que des aspects fauniques actuels ! Pourquoi y a-t-il donc dans la nature autant d’espèces, souvent très semblables entre elles, alors qu’un nombre restreint suffirait à faire marcher la "machine" évolutive, et à remplir les écosystèmes ?

  • N’est-ce pas plutôt que la diversité du Vivant se maintient grâce à la stabilité des biotopes, ce qui peut s’expliquer par des "ponts de psychisme", reliant animaux et plantes, ou par l’interaction de leurs psychologies ? Ce n’est plus la "survie du plus fort" qui mène l’évolution, mais c’est un démiurge discret résultant des composantes psychiques qui est à l’oeuvre et que, par un artifice du langage, nous continuerons d’appeler ici : le Transpersonnel.

 "Comme si tu possèdais la fantaisie de nos artistes, comme si tu étais à l’image de l’homme", écrit le prof. Rémy CHAUVIN en dépeignant le raffinement de détails d’une aile de papillon ou en décrivant les jeux de transformation subtils entre l’orchidée et l’insecte qui la féconde... Sans parler des "bizarreries" que sont pour un esprit rationnel : le parasitisme ( évolution régressive ) ou l’inversion des tendance évolutives au sein de certaines lignées.

 Darwin niait sans réserves l’existence de forces téléologiques ou donatrices de formes, tout en réaffirmant que s’il existait un "progrès" dans la nature, celui-ci était exclusivement le résultat du travail et de la sélection naturelle, ce qui a donné des idées à Marx, Engels, et à quelques autres... Or :

  • Il y a des animaux qui n’évoluent pas : on appelle cela des "types stationnaires", ou espèces panchroniques.

  • Les tendances évolutives peuvent changer de direction, nous le disions, voire carrément s’inverser ( taille des mammifères ), sans que l’on comprenne bien pourquoi.

  • Tout cela parait évidemment incompatible avec l’existence d’un "programme" dirigé de l’évolution, vers l’homme, par exemple...

 Pour TEILHARD de CHARDIN, comme pour BERGSON et d’autres, l’homme est en effet le but de l’évolution. Mais les faits biologiques ne le démontrent en aucun cas... ! Penser que l’homme "achève" la Création n’est que pure spéculation, née d’un excès d’autosuffisance ou d’un sentiment religieux mal compris.

 Relayée par le darwinisme ( qui perpétue les altérations scolastiques ), cette ancienne croyance a donné aux matérialistes et mercanti de tout bord, les bases "scientifiques" du Culte de l’Homme en tant que "créature supérieure aux Animaux" ... Ce qui justifie d’une part sa prolifération anarchique actuelle, et d’autre part la poursuite incontrôlée d’une politique de mise à sac des écosystèmes naturels, quand l’argent pollue notre organisation sociale : forêts tropicales dévastées pour "produire" des steacks à la chaîne, surexploitation industrialisée des ressources de la pêche, mépris général du Vivant... On parle de "production de viande bovine ou porcine", comme s’il s’agissait d’objets manufacturés, quand bien même ces quadrupèdes dits de boucherie sont nos très proches parents biologiques !

 Serions-nous retournés à l’Age de la Pierre ? A cette différence près qu’on ne tue plus désormais les animaux pour survivre, mais pour "faire des affaires" ? - Je parle ici du petit quart de l’humanité qui participe de façon massive à la destruction de la planète. Pourquoi tant de désordre chez des gens qui, pris séparément, n’accusent pas de tendances suicidaires évidentes ?

 Tout cela est le reflet même du "monde cahotique" de notre Inconscient, qui est en mesure de nous pousser tous à adopter un comportement paradoxal, voire totalement irrationnel...

 Dans la prochaine partie de cet exposé, nous poursuivrons l’étude du Transpersonnel dans le cadre d’une évolution non-linéaire, à travers ses deux principales tendances : Hominisation et Bestialisation. Nous verrons aussi certains aspects des psychismes humain et animal, ainsi que les problèmes liés à la spéciation.

 

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AUTEUR :
-François de Sarre
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