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BIPEDIA 12.2
L’ERREUR DE TYSON
PAR RENÉ LAURENCEAU

Première publication : septembre 1995, mise en ligne : dimanche 29 juin 2003


 Nous célébrerons bientôt le tricentenaire de l’erreur de Tyson. En 1699, l’Anglais Tyson dissèque un chimpanzé, dont le British Museum conserve le squelette. Excellent travail, mais Tyson proclame qu’il est sûr de disséquer l’orang-outan de Java, faisant coïncider, rivage contre rivage, l’Afrique et l’Indonésie. Rappelons qu’un médecin hollandais, Jacob de Bondt, d’une illustre famille universitaire, faisait savoir depuis 1658 au monde stupéfait que l’orang-outan de Java n’est pas le gibbon de Java, mais un homme sylvestre, nocturne et muet. La population javanaise faisait de ce fantôme aux larmes abondantes un produit de l’homme et du gibbon. Jacob de Bondt, médecin-chef de l’île de Java, s’adressant à ses collègues européens dans son langage d’Européen cultivé, considère que l’homme sylvestre nocturne de Java n’est finalement qu’une variante exotique et moderne du satyre ancien, quand on sait que chez les Grecs, le satyre est un chasseur nocturne et que ses grands yeux ronds sécrètent un liquide lacrymal, collyre naturel protégeant de la lumière les prunelles dilatées pour transformer en clarté la moindre lueur. De tels yeux sont dotés d’une membrane nictitante, comme c’est le cas pour l’homme des bois de Java, dont par ailleurs les dents régulières, aux canines alignées sur les autres dents, font que cet homme des bois n’est pas un singe, mais bien un homme, en effet.

 Tout le monde croyait ( de Bondt le premier ) que nulle part sur la terre le satyre n’existait, mais Java fait exception. De Bondt dit qu’il a vu des satyres, mâles et femelles, courant, brusquement réveillés de leur sommeil diurne, dans la jungle de Java, où il étudiait les animaux sauvages. Tyson veut faire cesser cette odieuse légende avant que ne commence le siècle qui doit être le grand siècle des sciences naturelles débarrassées des guenilles antiques. Tyson profite de ce qu’il tient au bout de son scalpel de la chair de chimpanzé pour affirmer que le satyre des Grecs ne fut jamais rien d’autre qu’un singe sans queue, simia ecaudata, du type chimpanzé. Dans son délire scientiste, Tyson perd la tête au point de se moquer de savoir si les Grecs ont souvent rencontré en Grèce des chimpanzés venus à pied de leurs lointaines forêts africaines. Désormais tous les singes anthropomorphes devront s’appeler orang-outans, que ce soit le chimpanzé, le gorille, le gibbon de Java ou le mawas de Bornéo et Sumatra. Tous les singes sans queue seront des orang-outans parce que Tyson en décide ainsi dans son oukaze de 1699. Du même coup, la tradition des satyres Grecs n’intéresse plus la science.

 Dommage. Nous aurions pu aller chercher ( sait-on jamais ? ) ce qui reste, éventuellement, des satyres grecs réfugiés dans la montagne, mythiques et fugitifs hommes des neiges, nocturnes, hibernants, dégénérés, sans feu ni pierres taillées, l’anatomie de plus en plus régressive, de plus en plus bestialisée. Mettons les choses au pire même si, au lieu de trouver des satyres ( qui pourraient être les derniers vestiges paléanthropiens ), nous trouvions, par exemple, un gigantopithèque, quand bien même nocturne et chasseur, nous aurions au moins sur Tyson l’avantage de ne pas faire de ce gigantopithèque un orang-outan, mais de lui laisser tout simplement son nom de gigantopithèque, pour éviter des confusions.

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