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BIPEDIA 13.3
ABEL, AUSTRALOPITHEQUE TCHADIEN
PAR CHRISTOPHE BEAULIEU

Première publication : septembre 1996, mise en ligne : dimanche 29 juin 2003


 Jusqu’à présent, le processus d’hominisation et d’acquisition de la bipédie semblait conditionné par la situation géographique par rapport à la vallée du Rift africain.
La paléontologie officielle avait ainsi presque admis l’East Side Story. L’hominisation ne tenait qu’à la différence climatique qui à l’est, tendant vers la savane et la raréfaction de la forêt, avait obligé les pré-humains à prendre une station verticale quasi permanente pour prévenir les dangers ou repérer la nouriture.

 On sait aujourd’hui qu’il n’en est rien, et ce grâce à la découverte du premier pré-humain au Tchad ( 2 500 km à l’ouest du Rift ) dans la région de Bahr et Ghazal. La Mission Paléoanthropologique Franco-Tchadienne, animée par le professeur Michel Brunet, de l’Université de Poitiers, a mis à jour la partie supérieure d’une mandibule d’un individu, baptisé informellement ABEL en hommage au géologue Abel Brillanceau disparu tragiquement au cours d’une mission au Cameroun en 1989.

 La faune associée à la découverte est comparable à celle de Hadar ( Ethiopie ), correspondant donc à une ancienneté comprise entre 3 et 3,5 millions d’années. On y a trouvé par exemple les restes d’un éléphant primitif, d’un rhinocéros blanc primitif, d’un cheval tridactyle ( Hipparion ), d’une girafe fossile ( Sivatherium ), d’un hippopotame, de bovidés et d’un cochon proche des potamochères. Des reptiles et des poissons accompagnent l’ensemble confirmant un biotope lacustre et de prairie herbeuse. La plupart des vestiges sont en bon état, les restes du rhinocéros étant même en position anatomique. Ceci indique qu’il n’y a pas eu transport mais plutôt recouvrement graduel par des sédiments lacustres ou fluviaux. Seule l’érosion éolienne qui a découvert en partie les fossiles les a endommagés.

Mâchoire inférieure d’Abel.
( cliché M. Brunet )

 Le 24 janvier 1996, la Mission a découvert une prémolaire supérieure isolée. L’analyse des restes a permis de définir ainsi une nouvelle espèce d’Australopithèque : A. bahrelghazali.

 Les premiers examens indiquent une morphologie comparable aux variétés graciles ( afarensis ), surtout par certaines analogies dentaires : incisives larges et canines asymétriques. En revanche, l’espèce possède également de nombreux caractères robustes ( boisei, robustus ). Chaque molaire a trois racines au lieu de deux, et la partie antérieure de la mandibule semble plus "moderne". Ce nouveau taxon aurait donc une face moins prognathe.

 Désormais, l’hypothèse de la coexistence de groupes d’hominidés anciens très éloignés les uns des autres, et en tout cas non limités à la zone est du Rift, est vérifiée. La répartition géographique des australopithèques s’étendrait selon les paléoanthropologues depuis le Golfe de Guinée jusqu’au Cap de Bonne Espérance et sur toute la façade est de l’Afrique. Le peu de restes trouvés à l’ouest du Rift peut s’expliquer soit var les mauvaises conditions de conservation des ossements, soit par la relative rareté des recherches entreprises dans des zones pourtant a priori favorables. Rappelons que la zone est, terrain privilégié des équipes anglo-saxonnes est bien mieux cartographiée du point de vue des sites paléontologiques que les immensités du centre et de l’ouest. Des équipes françaises mènent pourtant des études très prometteuses en Ouganda et en Namibie, des vestiges ont même été récemment découverts au Malawi.

 En l’état actuel des données, si l’Ethiopie semble être encore le véritable berceau ( 4 millions d’années ), l’expansion et la diversification des australopithèques fut beaucoup plus rapide que l’on pouvait le supposer au départ. Les caractères spécifiques d’ A. bahrelghazali ajoutent une ramification supplémentaire à l’arbre déjà complexe du processus d’hominisation, et du point de vue phylogénétique, l’espèce tchadienne, par la molérisation des prémolaires s’orienterait vers le genre Homo. Mais ceci reste encore à prouver.

Note cryptozoologique :

 Un détail dans ce qui précède est particulièrement frappant : depuis la découverte d’Abel au Tchad, la cartographie théorique du genre Australopithecus s’est considérablement modifiée et élargie. Selon les paléoanthropologues, je le souligne, l’aire s’étend sur toute l’Afrique australe, la façade est et une grande bande centrale. C’est précisément dans ces grandes zones où subsistent encore périodiquement des observations d’individus furtifs appartenant aux légendes et mythes locaux, dénommés selon les régions : Kara-Komba, Toulou, Agogwé etc...
 Les études d’Heuvelmans ont démontré les caractères particulièrement primitifs de ces êtres qui, même si certains semblent appartenir à l’ethnie Pygmée ( voire aux hypodigmes Homo erectus ou habilis ), donnent l’impression d’être issus directement d’un lointain passé.
 Pour en revenir plus précisément au Tchad, l’étude de Christian Le Noël laisse supposer la survivance d’hominidés très primitifs dans des zones très proches des sites fréquentés par A. bahrelghazali. Que ce soit par la toponymie ( mont Toulou, abris Toulou... ) ou par les témoignages décrivant des nains de brousse morphologiquement très robustes, un faisceau d’indices permet, d’affirmer cette hypothèse comme digne d’intérêt. On peut également y ajouter deux points : les conditions climatiques ont peu changé depuis une époque très reculée, et la fréquentation de ces zones est très limitée.
 Rappelons que le nord de la RCA, le Tchad et une partie du Soudan sont aussi sources de rapports concernant la survivance de Machairodus, grand fauve à dents de sabre.
 Bref, sachant que le Tchad est un terrain propice aux données cryptozoologiques, nous sommes en droit d’espérer que les découvertes paléontologiques déclenchent une dynamique de recherches ou d’expéditions susceptibles de confirmer la théorie des survivances d’hommes reliques.

 

Références :

1- Paléontologie :

  • Archéologie Nouvelle N° 17 - Décembre 95/Janvier 96
  • C.R. Acad. des Sciences - Paris - t 322, série IIa.
  • Dépêches AFP 15 & 17 - Novembre 1995
  • Articles de presse : Centre Presse ; Nouvelle République

2- Cryptozoologie :

  • B. Heuvelmans "Sur la piste des Bêtes ignorées" Tome II Plon, 1955 ; chapitre VIII
  • C. Le Noël : "Recherches sur des hominiens inconnus de RCA" Bipedia, vol. 4, Mars 1990.

 

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