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BIPEDIA 17.8
L’Homme Nocturne et Sauvage au XIXe siècle en Russie
PAR RENÉ LAURENCEAU

Première publication : mars 1999, mise en ligne : mardi 1er juillet 2003


Au XIX° siècle en Russie vivait encore un homme sauvage et nocturne qu’on pouvait rencontrer le soir dans les forêts les plus reculées. Cet homme n’était qu’exceptionnellement une femme, et il était toujours seul. Cette solitude s’explique : elle va de pair avec le fait qu’il soit mâle. Ces hommes et ces femmes sauvages vivaient en groupes. Ces groupes avaient un mâle dominant qui, détrôné par un plus jeune, partait finir ses jours en solitaire, loin de tout groupe. Le solitaire, chef déchu, devenait vite incapable de se nourrir lui-même et préférait se rapprocher de nos villages pour grapiller ce qu’il pouvait. Ce voleur vespéral, repéré dans sa cachette forestière à proximité du village, était appelé léchiï, c’est-à dire sylvestre, par les paysans russes, les moujiks. Le léchiï, était l’homme des bois, chez les russes. On déconseillait fortement aux femmes de trainer le soir dans les forêts. Le léchiï n’était pas méchant, quoique doté d’une puissante musculature. D’un coup de baguette énergique, une gamine pouvait faire fuir cet homme nu, velu, mais muet, discret. Un malentendu cependant pouvait subsister. Si la fille paraissait minauder, le léchiï, n’en croyant pas ses yeux, pouvait se croire obligé de profiter de l’aubaine. Le léchiï, avait le sexe modeste. On le croyait immature. Mais pas du tout. C’est le bébé qui a le sexe gros par rapport à l’ensemble du corps, et pas l’adulte. Malgré les apparences, le léchiï, est plus adulte que nous, sexuellement. C’est culturellement qu’il balbutie jusqu’à son dernier jour : il n’a pas de langage conceptuel ( il siffle ou il rugit ), n’a pas l’écriture, pas même le dessin. La femme russe, de toute façon prudente, rentre avant la nuit. Le léchiï, vole une poule dans le poulailler. Ce n’est pas une affaire, et tout se termine bien.

L’homme sauvage, - en décide ainsi le moujik -, change de nom chaque fois qu’il change de lieu. Dès qu’il entre dans l’eau, le léchiï, n’est plus sylvestre mais aquatique. En russe : vodianoï. Le vodianoï pêche du poisson, mais pas à la manière de nos pêcheurs. Le vodianoï plonge et remonte avec un poisson dans les dents. Le vodianoï qui, pas plus que le léchiï, n’a de feu, mange le poisson cru. Mais au bord de l’eau les difficultés commencent. A la place du vodianoï c’est une roussalka, nue et velue, qui parfois mange, assise ou couchée sur le sable de la plage, sur l’herbe verte ou sur le rocher, son poisson cru. Que vient faire ici la roussalka ? Cette créature étonnante, célèbre par ses longues mamelles, a la réputation de courir les jeunes gens. Gare au garçon qui se perd la nuit dans la forêt ! La roussalka pourra très bien quitter sa rivière et venir guetter sa proie sur la branche d’un arbre, si possible au clair de lune. Le moujik, donneur de surnoms, depuis toujours d’ailleurs a pris ses précautions : roussalka ne veut pas dire aquatique ( ce serait vodianaïa ), mais qui est "la russe", tout simplement. Les russes l’ont trouvée, dans la rivère comme dans la forêt, quand ils sont arrivés. La roussalka, c’est leur ancêtre. Les russes se donnent à eux-mêmes le surnom de russes pour dire qu’ils sont les descendants de la roussalka, propriétaire des lieux auxquels ont droit les envahisseurs, par voie de filiation. Les offrandes à la roussalka ne sont pas rares. Les dérives sexuelles du culte de la roussalka sont tentantes, et dangereuses. Charmante avec ses longs cheveux ébouriffés ( le folklore plaisante, en demandant à la roussalka de se coiffer !, la déesse russe prodigue d’irrésistibles caresses, appelées chatouilles, capables de produire avec les hommes de notre espèce un enfant qui n’est pas sans ressemblance avec ce que serait un mongolien doublé d’un albinos.

Un domovoï russe niche sous le four
( dessin : René Laurenceau )

L’homme doit se méfier de la femme sauvage dans la nature, mais la femme doit se méfier de l’homme sauvage quand il vient dans nos maisons. Le cas de figure s’appelle en russe domovoï, ou l’homme dans la maison, l’homme sauvage à domicile, dom signifiant maison dans la langue ancestrale indo-européenne. Le solitaire chassé de son groupe vient loger sous le poêle en hiver, pour ne pas avoir froid, sinon le solitaire est obligé de se creuser un trou dans la terre pour hiberner. Le poêle russe, bien qu’en briques réfractaires, ne doit pas toucher le plancher de l’izba. Pour éviter l’incendie, le poêle est surélevé. Le domovoï, qui n’est pas grand, peut se loger sous le poêle. Parce qu’il se loge près du feu, le domovoï, est associé au feu par les folkloristes russes dans leur classement par éléments, mais aussi parce que dans la pénombre les pupilles du domovoï, brillent comme des braises. Le domovoï, est un nocturne, en ce sens que ses pupilles rouges transforment en clarté les lueurs de la pénombre. Il dort le jour et se lève le soir pour manger. Le domovoï, n’est pas seulement gênant par son odeur et par la rusticité de ses moeurs. Si la soupe au chou n’est pas bonne, ou si quelqu’un vient le déranger pendant son repas solitaire, le domovoï, peut mettre le feu à l’izba de ses maitres et partir mener l’aventure ailleurs.

La coexistence des russes avec les hommes et les femmes sauvages n’a pas toujours été pacifique. De même, les domovoïs, grands mangeurs nocturnes de rats, n’ont pas toujours fait bon ménage avec les chats domestiques russes.

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